L’extension passive du genou est limitée. Traitements articulaires


Généralités sur le traitement manuel de l’extension du genou

Les patients présentant un déficit d’extension passive doivent bénéficier de thérapie manuelle en plus des exercices. 

BoussolePour certains auteurs, elle est efficace même sur le long-terme, même en utilisation isolée, pour une dizaine de séances dans l’année [1].

Pour d’autres, une seule mobilisation passive de type Maitland pourrait avoir un effet immédiat sur la douleur sur des patientes souffrant de gonarthrose, mais ses effets ne sont pas durables dans le temps [Pozsgai 2022]

Elle reste préférable à des postures instrumentales chez les sujets grabataires [33].

Elle améliore significativement les capacités fonctionnelles et le périmètre de marche sur le court et le moyen terme des patients gonarthrosiques, allant sur le long terme jusqu’à diminuer le recours à la chirurgie [8]. Les améliorations ressenties par le patient sont notoirement améliorées comparativement au traitement non manuel, et d’un coût comparable à la visco-supplémentation, pour une efficacité supérieure [22].

Modalités 

Selon le résumé de cette étude [Abdel-Aal 2022] comparant des tractions mécaniques chez 120 patients gonarthrosiques dans trois positions de flexion du genou à une kinésithérapie sans tractions articulaires, 3 séances de tractions par semaine pendant 4 semaines apparaissent plus efficaces sur la douleur et les déficits (EVA, Womac) lorsqu’elles sont réalisées à 90° ou 20° de flexion. Il reste concevable que les tractions en extension soient sans intérêt puisque le genou est verrouillé dans cette position. 

Principes classiques

Lorsque la technique s’adresse à l’articulation, il s’agit de mobiliser une surface concave (tibia) sur une surface convexe (fémur). 

1

Il est communément admis que le glissement soit dans le sens du mouvement, en l’occurrence un glissement postéro-antérieur du tibia sous le fémur (quand la solidité du ligament croisé antérieur le permet). 

Lorsque la technique s’adresse aux éléments postérieurs à l’articulation (coques condyliennes), un porte-à-faux est nécessaire, favorisant la postériorisation du tibia et du fémur quand la solidité de l’articulation le permet. 

De fait…


Plusieurs études validant une prise en charge manuelle utilisent des mobilisations passives qui ne respectent pas ces principes de glissements [34, 1].

Il est probable que, comme pour d’autres régions (épaule, rachis lombaire, …), le respect scrupuleux de la biomécanique ne soit pas le garant de la réussite du traitement. 

Mobilisations passives

Mobilisation passive globale en décubitus avec respect des glissements

Elle est plutôt destinée à des mobilisations passives d’entretien pour des patients ne pouvant pas mouvoir activement leurs membres. 

Procédure 

Le patient est en décubitus, le kinésithérapeute latéral à lui soutien la jambe par une prise thoraco-brachiale. Lors de la flexion de la hanche et du genou, la main crâniale vient contacter la tubérosité tibiale antérieure pour induire un glissement ventral et une rotation médiale. 

Lors de l’extension relative de la hanche et complète du genou, la main crâniale se déplace à la face antérieure de l’extrémité inférieure de la cuisse pour induire un glissement dorsal, la main caudale tracte la face postérieure de l’extrémité supérieure du tibia vers le ventral et induit une rotation latérale de jambe.

Manœuvre de pompage du genou

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