Fibromyalgie et neuro-sciences de la douleur : 6 séances de 2 heures en 1 semaine


 

Il faut croire que pour des douleurs chroniques et généralisées, le traitement est forcément plus lourd que pour la persistance des années après de douleurs après un traumatisme du petit doigt. Ce n’est pas la première fois que la persistance et l’insistance du message apparait nécessaire aux bons résultats de la kinésithérapie.

Simplement, si des pratiques validées comme celle-ci voient le jour, il va être compliqué de rester figés dans notre nomenclature générale des actes professionnels.

Population-cible

Patientes de plus de 18 ans souffrant de fibromyalgie.

Procédures suivies

Au cours des séances, les dernières connaissances concernant la neurophysiologie de la douleur ont été expliquées, en suivant des directives préétablies et en s’appuyant sur une présentation PowerPoint. Un mois après la sixième séance, une session de révision a été réalisée.

Au cours de ces séances, des concepts tels que douleur-lésion, nécrose-apoptose, sensation-perception, nociception-douleur, proprioception, cartographie cérébrale, matrice neurale, copie d’efférence, mémoire de la douleur, placebo-nocebo, hypervigilance, sensibilisation centrale, neuroplasticité, systèmes de compensation, croyances et apprentissage de la mémoire, basés sur les concepts de David Butler et Lorimer Moseley, ont été abordés.

Parallèlement, dans toutes ces séances, les kinésithérapeutes ont expliqué comment réaliser des exercices visant la conscience et l’attention corporelles par une exposition graduelle au mouvement. En particulier, la cinquième séance était exclusivement consacrée aux exercices. 

L’objectif était de promouvoir les mouvements du corps par la respiration consciente, avec différents exercices impliquant les sensations tactiles (proprioception), la flexibilité et la force. 

Des jeux ont été utilisés pour générer des mouvements spontanés, favorisant la coordination et l’équilibre, afin de renforcer les concepts théoriques. 

Chaque séance d’exercices était divisée en trois parties :

  1. Des exercices d’échauffement pour favoriser la mobilité articulaire, la respiration consciente et l’auto-massage pour améliorer la proprioception et la conscience corporelle.
  2. Des exercices de mobilité, de coordination, de force et d’équilibre, accompagnés de jeux ou de musique. Les jeux d’enfants ou les jeux de ballon favorisent le mouvement spontané et le contact entre les patients.
  3. Un retour au calme ou techniques de relaxation.

À chaque séance, les patients recevaient un résumé de la séance et des lectures étayant ce qu’ils avaient appris. Une grande attention a été portée au langage utilisé dans les explications, afin d’éviter qu’il n’agisse comme un nocebo et d’éviter le catastrophisme.

Posologie 

6 séances de 2 heures hebdomadaires plus une séance de révision (1 mois plus tard).

Indicateurs 

Plusieurs questionnaires (avant et 1 an après l’intervention) pour évaluer l’impact de la pathologie dans leur vie quotidienne, le catastrophisme, l’anxiété et la dépression, la sévérité et l’impact de la douleur dans les performances personnelles quotidiennes et la capacité fonctionnelle.

Validité 

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