Biofeedback & dysfonction mictionnelle


 

La dysfonction mictionnelle désigne une miction anormalement lente, intermittente et/ou une vidange incomplète de la vessie. 

Cele peut être lié à une obstruction vésicale et/ou à la sous-activité du détrusor. 

L’International Society of Continence définit la DM comme un débit intermittent et/ou fluctuant dû à des contractions intermittentes involontaires des muscles striés péri-urétraux ou des muscles releveurs pendant la miction chez des individus neurologiquement normaux. 

La contraction simultanée du sphincter et du détrusor en présence d’une affection neurologique est définie comme une dyssynergie du sphincter du détrusor. Le manque de coordination entre le détrusor et le sphincter est similaire dans les deux troubles ; cependant, les étiologies sont différentes, et ces deux termes ne peuvent être utilisés comme synonymes.

Divers symptômes peuvent se manifester dans la DM, notamment des incontinence à l’effort ou par impériosité, des sensations de vidange incomplète. 

Cela peut provoquer des infections récurrentes des voies urinaires voire une rétention urinaire aiguë ou chronique. 

Le biofeedback 

Les groupes musculaires ciblés par l’entraînement des muscles du plancher pelvien (PFMT) sont le levator ani, le sphincter anal externe et le sphincter strié de l’urètre. 

Les exercices visent à augmenter le tonus musculaire et à synchroniser les contractions. L’objectif du biofeedback est d’accroître l’information en temps réel sur l’activité des muscles du plancher pelvien et de développer un meilleur contrôle volontaire de ces muscles et du sphincter urétral externe pendant la miction. 

Ce n’est pas une thérapie en soi mais un complément à la PFMT pour mesurer la réponse de la contraction des muscles du plancher pelvien.

Procédure 

Les patientes sont en décubitus, les genoux légèrement fléchis et la tête légèrement relevée. 

Des sondes EMG de surface sont placées aux positions trois et neuf heures sur le périnée, une sonde neutre supplémentaire est placée sur la rotule.

Il est demandé aux patientes de contracter uniquement les muscles du plancher pelvien, et non les muscles abdominaux. 

On leur demande également de suivre la contraction et la relaxation de leurs muscles du plancher pelvien sur un moniteur et de s’assurer qu’elles contractent le bon groupe musculaire. 

Ainsi, les patientes apprennent à identifier les muscles de leur plancher pelvien et à les utiliser de manière sélective sans avoir recours aux muscles abdominaux. 

En supplément, les patientes ont reçu un programme standard de PFMT non supervisé pour une pratique à domicile, dans lequel l’intensité de l’exercice de 12 semaines augmentait progressivement et systématiquement.

Posologie 

Trois séances par semaine (60 minutes au total, chaque séance durant en moyenne 20 minutes) pendant 12 semaines. 

Indicateurs 

La fréquence mictionnelle sur 24 heures, le volume mictionnel moyen, le débit urinaire maximal (Qmax), le débit urinaire moyen (Qave), le volume urinaire résiduel post-mictionnel (PVR) et des scores symptomatiques validés de l’inventaire de la détresse urogénitale (UDI-6) ont été enregistrés avant et après 12 semaines de traitement.

Validité

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