Tests des nerfs du membre inférieur


Note consacrée aux tests désormais classiques des branches du nerf sciatique et du nerf fémoral. Beaucoup de travaux concernant la fiabilité et la validité de ces tests ont vu le jour ces dernières années. 

La dernière revue systématique [Nee 2022] publiée juge nécessaire de faire de la différentiation structurelle, de ne pas trop se baser sur les amplitudes obtenues pour juger de l’évolution ou de la sévérité de la sciatique, et d’oublier le Lasègue croisé (voir en infra).

I- Le nerf sciatique 

La marche sur les talons, les orteils

1

L’appréciation de la force musculaire, notamment des muscles de la jambe et du pied devrait être systématique, devant toute douleur lombaire. Une parésie est un élément péjoratif à prendre en compte pour les techniques, même si elle est de fréquence exceptionnelle. Il faut tester à la limite entre la contraction statique et excentrique, donc se placer dans une position favorable, en charge si possible. 

Procédure 

Le patient est debout, lui demander une marche sur les talons et sur les orteils, qui doit être symétrique.

Le Slump-Test 

2

Le patient vient souvent de lui même avec le diagnostic d’une sciatique. Il décrit une souffrance postérieure, allant de la fesse à la cuisse, ou à la jambe, ou jusqu’au pied. Ce peut être, lors d’une irradiation douloureuse à la fesse, une souffrance liée à la branche postérieure d’un nerf rachidien, mais aussi une souffrance provenant de n’importe quelle zone (sacro-iliaque, articulaires postérieures, muscles spinaux, …).

Objectifs

Il faut faire un diagnostic différentiel entre une souffrance d’origine neurale, une souffrance musculo-squelettique, voire la combinaison des deux.

Les tests neuro-dynamiques servent à faire la part des choses entre les origines musculo-squelettique et neurales des souffrances du membre inférieur. Ils sont basés sur la continuité de l’appareil neural, de l’encéphale au pied. Ils doivent permettent d’affirmer cliniquement la présence d’une atteinte neurale en reproduisant les symptômes ayant motivé la venue du patient.

Procédure 

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2 commentaires

  1. Merci Jean-Louis pour ce super travail de synthèse de ces cruralgies du MI, et pour les autres billets ! qui sont de véritables cours complet, ça remet de l’oxygène dans la tête, bon, chuis fan !

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