Dry needling du tibial postérieur : comment le piquer sans risque neuro-vasculaire ? Deux approches sont proposées


Le tibial postérieur est situé dans la loge postérieure profonde du membre inférieur avec l’artère et la veine tibiales postérieures et le nerf tibial. Il est tendineux dans le tiers distal de la jambe. En charge, il lutte contre l’abaissement en pronation de l’arche médiale. 

Il a été proposé de le traiter par dry needling pour réduire sa douleur, voire pour réduire la spasticité d’un pied équin chez un patient souffrant des conséquence d’un AVC, à l’image des injections de toxine botulique.

La proximité des structures vasculo-nerveuses implique la prudence.

Deux études sur le sujet.

I- Comment le piquer sans risque neuro-vasculaire ?

Cette étude [1] a évalué la pose de l’aiguille sous échographie sur 20 individus en bonne santé. 

Une aiguille de 5 à 6 cm a été insérée entre 30 et 50 % de la longueur du tibia mesurée à partir de l’articulation tibio-fémorale médiale. 

L’aiguille a été insérée en direction médiale et latérale, le patient étant couché sur le côté droit. Le placement de l’aiguille dans le muscle TP a été vérifié par échographie, et la distance la plus courte entre l’aiguille et l’artère tibiale postérieure et le nerf tibial a été mesurée. La profondeur entre la peau et le bord superficiel du muscle TP a également été mesurée.

Résultats : 

L’échographie a confirmé que l’aiguille a été insérée dans le corps musculaire chez les 20 individus et qu’il n’a pénétré les structures neuro-vasculaires chez aucun d’entre eux. 

La distance moyenne entre l’aiguille et le nerf tibial et l’artère tibiale postérieure était de 10,0 + 4,7 mm et 10,2 + 4,7 mm respectivement. Le bord superficiel du muscle TP par rapport à la peau était à une profondeur moyenne de 25,8 + 4,9 mm.

Conclusion : 

Cette étude du placement de l’aiguille sous échographie confirme la possibilité de placer une aiguille dans le muscle TP en évitant les structures neuro-vasculaires du compartiment postérieur profond lorsqu’elle est placée de médial à latéral à 30-50% de la longueur du tibia.

II- Est-ce la bonne approche ?

2 commentaires

  1. Merci Jean Louis.
    la technique a été enseignée longtemps mais le probleme est qu a plusieurs reprise, je n’ai ^pas de statistique la dessus, il peut y avoir une amyotrophie du tibial postérieur qui ramène le paquet vasculo-nerveux exactement la ou l’on pique donc, la règle de prudence s’impose et on ne pique pas sans controle echographique le tibial postérieur.

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