Psoas et lordose lombaire ; la démonstration par la bande


 

fig.35-5La fonction du psoas major (PM) à l’égard du rachis lombaire (RL) est contestée. 

Les études électromyographiques attribuent au PM un rôle possible en tant que stabilisateur, des manuels anatomiques décrivent le PM comme fléchisseur du RL, et non comme stabilisateur.  

Selon des études anatomiques plus récentes, le PM semble ne pas agir sur la mobilité lombaire. 

Pour Bogduk, il lordoserait par sa tendance à tirer le RL en plus grande flexion de sa partie inférieure, extension de sa partie supérieure, mais, du fait des bras de levier courts de ses faisceaux, cela exigerait un effort musculaire maximal et exposerait les segments lombaires à des composantes de compression et de cisaillement dangereuses.  

Le bras de levier par rapport à l’axe de flexion extension étant faible, le moment de leurs forces est insuffisant. Par contre, lors d‘une contraction maximale du PM des forces importantes s’exercent, tractant le RL vers le bas et cisaillant sévèrement le segment L5/ S1. 

Il a été démontré qu’une bande de métal élastique placée verticalement, modélisée dans une configuration lordotique pour imiter le RL, sera mise en plus grande lordose, avec le maintien de la position verticale, si une chaîne fixée à son extrémité supérieure est tirée vers le bas dans une direction très précise. A l’inverse, toute augmentation de lordose de la bande provoquée par une poussée verticale de sa partie supérieure vers le bas, sera stabilisée en utilisant la chaîne de traction dans la même direction spécifique.  

Comme cette direction correspond à l’orientation psoas, les expériences montrent que le PM fonctionne probablement comme un stabilisateur de la lordose du RL dans une position verticale en adaptant l’état de contraction de chacun de ses faisceaux au degré momentané de lordose imposé par des facteurs extérieurs au RL, tels que la posture générale, l’activité musculaire générale et la mise en charge. 

La présence de multiples fascicules, tous de longueurs à peu près égales, et leurs insertions à tous les niveaux du RL, facilite cette fonction. 

Et chez le quadrupède ?

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Pour faire avancer le membre postérieur il faut un iliaque. Pour que le rachis lombaire ne s’effondre pas en lordose lors de ce mouvement, il faut un psoas. Photo de Daniel sur Pexels.com

Référence bibliographique : 

Penning L. Psoas muscle and lumbar spine stability: a concept uniting existing controversies. Critical review and hypothesis. Eur Spine J. 2000 Dec; 9(6): 577–585 

Article disponible en ligne  

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