Des patients reçoivent des soins de chiropraxie dans un service de neuro-réhabilitation hospitalier

Des patients reçoivent des soins de chiropraxie dans un service de neuro-réhabilitation hospitalier

Rédigé par le Dimanche 17 Juin 2018

 

Une étude descriptive

Les personnes qui bénéficient d’une rééducation après une lésion neurologique complexe nécessitent une approche multidisciplinaire, qui n’inclut généralement pas les soins chiropratiques.

Cette étude décrit le cas de patients hospitalisés recevant une réadaptation multidisciplinaire, y compris les soins chiropratiques dans le cadres de pathologies cérébrales ou cérébro-médullaire, d’accidents vasculaires cérébraux et d’autres troubles neurologiques complexes.

Conception:

Les chiropracteurs ont été intégrés à l’hôpital spécialisé Crotched Mountain (CMSH) dans le cadre de ce projet.
Les caractéristiques des patients et les données sur les soins chiropratiques ont été recueillies pour décrire les personnes recevant des soins et les interventions au cours des 15 premiers mois lorsque les services chiropratiques étaient disponibles.

Lieu :

Le CMSH est un centre de soins de réadaptation multidisciplinaire subaiguë de 62 lits, situé à Greenfield, New Hampshire, États-Unis.

Résultats:

La moyenne d’âge des 27 patients était de 42,8 ± 13 ans, s‘étendant de 20 à 64 ans.
Ce groupe comprenait 18 hommes (67%), majoritairement «caucasiens» (n = 23, 85%) étaient majoritaires.
La lésion cérébrale (n = 20) était la condition d’admission la plus courante causée par un traumatisme (n = 9), une hémorragie (n = 7), un infarctus (n = 2) et une anoxie générale (n = 2).
Trois patients ont été admis pour une lésion médullaire cervicale, un pour une spondylarthrite ankylosante, un pour une polyarthropathie traumatique et deux pour une insuffisance respiratoire avec encéphalopathie.
D’autres diagnostics communs de comorbidité pouvant compliquer le traitement et le processus de rétablissement comprenaient le myospasme (n = 13), la dépression (n = 11), l’anxiété (n = 10), la dysphagie (n = 8), la toxicomanie (n = 8) et la candidose (n = 7).

Les procédures chiropratiques employées lors des 641 visites comprenaient des thérapies myofasciales manuelles (93%), des percussions mécaniques (83%), des étirements manuels des muscles (75%) et des manipulations vertébrales et/ou périphériques (65%). Elles avaient pour objet de traiter des douleurs (n = 15, 54%), des raideurs articulaires ou régionales (n = 14, 50%), des douleurs aux extrémités (n = 13, 46%).

Les soins devaient souvent être adaptés aux limitations ou aux conditions des participants.
Ces adaptations, rarement rencontrées en ambulatoire où les soins chiropratiques sont habituellement dispensés comprennent la manutention des patients, le fait d’être confrontés à des patients en fauteuil roulant, spastiques, présentant des troubles de la parole, souffrant de quadriplégie / paraplégie, ainsi que la présence de tubes d’alimentation et de sondes urinaires.

Conclusion:

Les patients souffraient de limitations fonctionnelles significatives et de comorbidités entraînant des modifications de la prestation typique des soins chiropratiques.
Les services de chiropractie se sont concentrés sur le soulagement de la douleur et de la raideur musculo-squelettiques.

Commentaires

C’est vrai que nous parlons beaucoup de nos relations avec cette profession ces temps-ci, mais cette note ne traduit pas de ma part une empathie particulière envers les chiropraticiens, ni une quelconque défiance envers eux. Elle est juste publiée ce mois-ci.

L’étude est américaine, donc les statistiques ethniques y sont licites. Le terme de caucasien est usuellement employé pour évoquer des américains à la peau blanche. Je suppose que les afro-américains albinos n’en font pas partie, mais que les paysans du Middle-West au cou rouge étaient inclus dans l’échantillon.

Cette étude ne traite que de la faisabilité de soins chiropractiques hospitaliers. Elle ne permet pas de déterminer si ces soins sont utiles, sans intérêt, voire nuisibles au patient, si les chiropraticiens sont plus efficaces que d’autres professions travaillant habituellement dans ces services. Les chiropraticiens ont été rémunérés par la subvention allouée à l’étude.

Référence bibliographique

Vining RD, Salsbury SA, Cooley WC, Gosselin D, Corber L, Goertz CM. Patients receiving chiropractic care in a neurorehabilitation hospital: a descriptive study. J Multidiscip Healthc. 2018 May 3;11:223-231. doi: 10.2147/JMDH.S159618.

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