Mobilisations / manipulations de la tête radiale


Rédigé par le Lundi 2 Juillet 2018




Manipulation de Mill

Le patient est assis, le membre supérieur à traiter en abduction à 90° en rotation médiale, de façon à ce que l’olécrane soit placé au zénith. le poignet du patient est stabilisé en flexion et pronation complète de la main distale du kinésithérapeute, l’autre main étant située sur l’olécrane.

En conservant la position du poignet, une manipulation majorant l’extension du coude est appliquée, avec impulsion.

Validité

Cyriax ne considérait pas favorablement cette technique, et mettait en garde les praticiens contre les risques sur le coude lors de l’extension forcée [1].
Elle n’est pas recommandée depuis [3].


Mobilisation passive de la tête radiale avec impulsion

Le patient est assis ou debout, le kinésithérapeute latéral à lui. Il contacte la tête radiale du pouce d’une main, emmène l’avant-bras en pronation et extension de l’autre main. La main proximale soutient le coude et lui imprime un varus.

Afin que le mouvement se limite à l’extension sans traumatisme pour le bec olécranien dans la fossette olécranienne humérale, la hanche du kinésithérapeute assure une butée à la main du patient. Les diverses composantes du mouvement sont majorées lors d’une mobilisation passive rapide, la main du patient percutant la hanche du kinésithérapeute.


Mobilisation passive de la tête radiale dans le plan sagittal

Le patient est en décubitus, coude en extension et supination reposant sur la table. Le kinésithérapeute, latéral à lui, empaume l’extrémité proximale de l’avant-bras, stabilise de la main médiale l’ulna et mobilise à l’aide d’une prise pouce-index la tête radiale dans le plan sagittal. La pression du pouce est naturellement douloureuse, par compression de la branche sensitive du nerf radial.

Validité

La mobilité attribuée à l’articulation et non à l’écrasement des parties molles environnantes est discutable, puisque l’intégrité du ligament annulaire ne permet pas d’obtenir ce type de mobilité pour des intensités compatibles avec l’examen manuel [2].

Références bibliographiques

[1] Cyriax J. Manuel de Médecine Orthopédique. Collection de rééducation fonctionnelle et de réadaptation. Masson 1988

[2] Dufour M et al. Recherche de mobilités en glissements sagittaux dans l’articulation radio-ulnaire supérieure. Kinésithérapie La Revue. Vol 37. 2005 : 35-40

[3] Vicenzino B, Cleland JA, Bisset L. Joint Manipulation in the Management of Lateral Epicondylalgia: A Clinical Commentary. J Man Manip Ther. 2007; 15(1): 50–56.

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