Pourquoi on peut s’en passer
Cette thérapie est sensée réaliser une décompression discale et réputée pouvoir aider la partie expulsée des disques intervertébraux postérieurs à se centraliser.
Elle induit également une traction lombaire et met en tension les ligaments longitudinaux antérieurs et postérieurs.
Le drop est un dispositif escamotant brusquement une partie de la table de chiropractique, dès lors qu’une pression exercée par le praticien sur un segment rachidien atteint une intensité préalablement réglée.
Population-cible
Patientes de l’ordre de 35 ± 10 ans présentant une hernie discale intervertébrale en L5-S1 et une lombalgie chronique. Sans antécédents chirurgicaux, inflammation, infection retrouvées.
Matériel
Table Zenith-Cox pour la flexion (Zenith-100, USA) et Zenith 440, USA pour le drop.
Indicateurs de suivi
– Oswestry Disability Index.
– Mesure de l’angle de Ferguson (pente sacrée ?) sur une radiographie de profil par un radiologue en aveugle des groupes mesurés (un angle plus petit est réputé procurer une stabilité accrue).
Procédure de traction distraction
Dans la technique de flexion-distraction, le thérapeute contacte le processus épineux lombaire de chaque patient avec l’éminence thénar d’une main. Il maintient la poignée distale de la table Cox avec son autre main et abaisse la section pelvienne distale de la table de l’ordre de 5 cm.
Ce faisant, il applique des mouvements de flexion-décompression cinq fois pendant quatre à cinq secondes à chaque fois afin d’appliquer une décompression pendant 20 secondes au total.
Une séance consistait en cinq répétitions et trois séries étaient appliquées à chaque patient.
Après avoir appliqué la technique de flexion-distraction, le thérapeute a répété dix fois la technique du foramen magnum (?), en appliquant des mouvements de flexion-distraction en abaissant l’extrémité de la table tout en soutenant l’arrière de la tête du patient.
Procédure pour le drop pelvien
Cela semble correspondre à des poussées brèves et sèches sur le bassin, dans une direction donnée.
Selon le texte, le patient était couché sur le dos, le thérapeute contacte l’épine iliaque postérieure supérieure de l’ilium avec le thénar de sa main dominante pour la correction et la tubérosité ischiatique opposée avec son autre main pour aider à la correction.
Dans cette position, le thérapeute fixait la direction du drop pelvien en direction antéro-inférieure, et il effectuait des corrections trois à quatre fois dans les directions postéro-antérieure et antérieure-inférieure ??? (technique Derifield positive).
Selon la vidéo, la technique est en procubitus.
Similaire au groupe expérimental. Traité par traction rachidienne par séances de 20 minutes.
Posologie
Trois séances par semaine pendant une période de huit semaines.
Intérêt thérapeutique
Les auteurs indiquent dans le résumé une possible diminution statistiquement significative des troubles rachidiens et de l’angle de Ferguson, mais dans leur discussion, sur un suivi de 8 semaines, ils considèrent que les deux groupes présentent une amélioration statistiquement significative à l’Oswestry Disability Index et n’évoquent plus les modifications de l’angle de Ferguson…
Commentaire ActuKiné
Rien n’indique dans cette étude que ces techniques soient plus efficaces que des tractions lombaires sur table, dont l’effet thérapeutique reste aussi à démontrer…
D’où l’intérêt d’un troisième groupe, similaire aux deux premiers, qui attend juste au téléphone qu’on l’appelle ou reste couché pendant la même durée que les traitements « actifs »…
Sinon, les adeptes du sperme de gazelle frigide continueront encore longtemps à prétendre qu’il est nettement plus efficace que la récitation des sourates balinaises au chant du coq pour traiter le rhume des foins.
Référence bibliographique
Oh H, Lee S, Lee K, Jeong M. The effects of flexion-distraction and drop techniques on disorders and Ferguson’s angle in female patients with lumbar intervertebral disc herniation. J Phys Ther Sci. 2018 Apr;30(4):536-539. doi: 10.1589/jpts.30.536.
