Followknee, la PTG bretonne connectée


Rédigé par le Jeudi 25 Janvier 2018




Followknee, la PTG bretonne connectée
Un projet de prothèse de genou connectée, développé au sein du CHRU de Brest et coordonné par l’Inserm, regroupe des partenaires universitaires, des instituts de recherche et des entreprises innovantes. Il vient d’être lancé.

La prothèse de genou sera constituée d’un dispositif intégrant des capteurs miniatures capables de déceler une infection ou tout défaut mécanique. Ces capteurs pourront également aider а guider le patient lors de sa rééducation. Ces capteurs vont suivre le fonctionnement mécanique, vérifier la flexion du genou et détecter le plus tôt possible des signes d’infection par la mesure de la température et du pH.

Selon caducée.fr, le nombre de prothèses de genou va augmenter de façon drastique,  avec une progression de 600 % d’ici 2030. Ceci est imputé à l’épidémie d’obésité et à l’usure prématurée des genoux en résultant.

Les patients seront de plus en plus jeunes et donc de plus en plus actifs. L’idée est de leur permettre de récupérer des données sur leur PTG via leur smartphone, à transmettre à leur kinésithérapeute lors de la rééducation et а leurs chirurgiens, explique le Pr Éric Stindel, porteur du projet. Le budget total du projet FollowKnee est de 24 M€.
L’objectif est d’arriver, au bout de cinq ans, à un produit commercialisable avec une évaluation clinique des résultats.

Selon le Télégramme de Brest, l’innovation de ce projet réside aussi dans la technique de fabrication de cette prothèse, grâce à une imprimante 3D et aux images d’un scanner. Ce sera le travail de la société SLS, en Ille-et-Vilaine, spécialisée dans les implants dentaires, qui va se diversifier dans la prothèse orthopédique à partir d’un alliage de métal et de céramique. Le troisième partenaire industriel est Immersion, une société bordelaise leader français de la réalité augmentée, qui va créer des outils d’aide à la pose de cette prothèse. Les autres partenaires du projet sont l’Institut de recherche technologique (IRT Bcom), qui a un site brestois, et le CHRU, qui a financé le montage du projet.

Ces prothèses seront implantées sur 220 patients, 30 d’entre elles disposant de capteurs. C’est bien le diable si une étude ne porte pas sur l’analyse in vivo de celles-ci. A suivre donc…

Lire sur le site du caducée

Voir le Télégramme de Brest

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