
L’objectif de cette étude rétrospective toulousaine était d’évaluer l’efficacité de la thérapie physique sous hypnothérapie pour traiter cette affection.
Vingt patients atteints de SRDC au poignet et à la main ont été évalués : 13 femmes et 7 hommes ayant une moyenne d’âge de 56 ans (34-75 ans).
Treize patients étaient en phase inflammatoire et 7 en phase dystrophique.
Les principaux paramètres étaient la douleur (VAS, l’utilisation d’analgésiques), la raideur de la main et des doigts et la force de préhension (prise et pinces).
Les paramètres secondaires étaient les scores fonctionnels (QuickDASH, PWRE), la satisfaction du patient, le retour au travail et les effets secondaires.
Une infirmière formée à l’hypnose à pris en charge l’ensemble des patients, conjointement à un kinésithérapeute formé à la kinésithérapie. Une séance de 45 à 60 minutes de ce traitement était délivrée chaque semaine ou quinzaine.
Trois séances par semaines de prise en charge standardisée (bains écossais, augmentation graduelle de l’amplitude en dessous du seuil douloureux) complétaient le traitement.
Les résultats
Ils ont été satisfaisants dans tous les cas après 5,4 séances en moyenne.
- L’EVA a diminué de 4 points, la douleur selon le score PWRE (?) de 4,1 points et l’utilisation d’analgésiques a été limitée au paracétamol sur demande.
- La raideur des doigts et du poignet a diminué et le QuickDASH a diminué de 34 points, la fonction PRWE de 3,8 points, prise et pinces se sont fait avec plus de force.
- Le retour au travail était possible dans 80% des cas.
- Tous les patients étaient satisfaits ou très satisfaits du traitement. La thérapie physique sous hypnose semble être un traitement efficace pour le CRPS-1 au poignet et à la main, quelle que soit l’étiologie.
Commentaire
Étude aux résultats presque trop beaux pour être vrais, et qui ne doivent pas être considérés comme véridiques (rappelons qu’elle n’est ni contrôlée, ni randomisée et de plus rétrospective). Ce pourrait être une étude de cas multiples de fin d’études en kinésithérapie, sans niveaux de preuves.
J’en ai fait une note pour signaler que ces pratiques en marge de la kinésithérapie existent et que, dans le cas ou leur intérêt vienne à se confirmer, nous pourrions nous en inspirer pour aborder ces patients souvent déroutants, surtout lorsque le discours du kinésithérapeute ou du médecin est inadapté.
Référence bibliographique
Lebon J, Rongières M, Apredoaei C, Delclaux S, Mansat P. Physical therapy under hypnosis for the treatment of patients with type 1 complex regional pain syndrome of the hand and wrist: Retrospective study of 20 cases. Hand Surg Rehabil. 2017 Jun;36(3):215-221. doi: 10.1016/j.hansur.2016.12.008.
[Résumé disponible en ligne]url:http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28465194
