Tests neuro-dynamiques et vasculaires du membre supérieur


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Généralités

Le patient décrit volontiers des souffrances axio-périphériques du membre supérieur étiquetées comme syndrome de la traversée thoraco-brachiale, névralgie cervico-brachiale, cervico-brachialgie, syndrome du défilé des scalènes, … Elles sont basées sur deux hypothèses, vasculaire et/ou neurale. 

Principes des traitements 

Dans l’hypothèse vasculaire, le principe classique vise à ouvrir les différents défilés passivement ou activement, en étirant les muscles dits «fermeurs», en faisant travailler les muscles «ouvreurs». Dans l’hypothèse neurale, le jeu neural sera considéré comme d’autant moins entravé que l’interface ostéo-articulaire sera libre. 

In fine, quelle que soit l’hypothèse, la proximité des structures neurales et vasculaires conduit à une prise en charge similaire de l’interface [9]. 

L’hypothèse vasculaire 

Le syndrome du défilé thoraco-cervico-brachial est une entité pathologique mal définie, avec des symptômes attribués à une origine artérielle, veineuse et/ou neurologique, survenant plus fréquemment chez des femmes jeunes.

Peet [13] “inventeur” du syndrome et de sa rééducation (protocole de Peet), s’est basé sur des considérations anatomiques pour en déduire des hypothèses physio-pathologiques, aujourd’hui discutées [8]. 

Hypothèses anatomo-pathologiques 

Elles sont basées sur des convictions de compression d’éléments vasculo-nerveux dans des défilés anatomiques étroits.

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Zones potentiellement conflictuelles décrites 

Il s’agit de la charnière cervico-thoracique, du défilé des scalènes, de l’espace sous-claviculaire, de l’espace rétro-pectoral.

Structures potentiellement touchées 

Le paquet vasculo-nerveux (PVN) brachial, l’artère sous-clavière, l’artère axillaire. 

Structures potentiellement responsables 

La charnière cervico-thoracique, les scalènes antérieur et moyen, la 1° côte, la clavicule, les muscles sous-clavier, petit pectoral, abaisseurs du membre supérieur. 

L’hypothèse neurale 

Un nerf est innervé par le nerf du nerf (nervi nervorum), est vascularisé par une artère (vasa nervorum), elle même innervée par un nerf sympathique (nervi vasa nervorum). Cette innervation nociceptive et végétative est susceptible de rendre douloureux un nerf indolore à l’état naturel, par une compression mécanique trop importante ou trop longtemps maintenue. Elle provoquerait une stase veineuse en amont, un oedème, une hypoxie en aval. L’irritation mécanique pourrait activer des nocicepteurs qui à leur tour activeraient les nervi vasa nervorum, libérant des substances algogènes, dilatant les vaisseaux sanguins, provoquant une inflammation du tissu nerveux et induisant une mécanosensibilité. 

cropped-boussole-6.pngLes nerfs deviennent mécano-sensibles lorsque la force appliquée y est importante, lorsque l’étirement induit une ischémie et/ou une sollicitation des récepteurs nociceptifs [16, 17]. 

Principes des tests neurodynamiques 

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