3- Muscles & lombalgie. Généralités


Les muscles du plan antéro-latéral 

Le psoas 

Fléchisseur de cuisse il est responsable de fortes compressions discales par ses insertions : environ 100 kg de charge compressive s’exercent sur le rachis lombaire lors d’abdominaux en enroulement à partir du décubitus (curls-up) [58]. 

La longueur relative de ses sarcomères lui permet d’être un fléchisseur de hanche important dans les derniers degrés, et suggère que la force maximale du muscle puisse être réalisée en position assise ou en flexion rachidienne [70].

Bogduk [9] propose que le psoas des quadrupèdes rigidifie leur colonne lombaire en rectitude pour éviter qu’une antéversion du bassin survienne lors de la flexion provoquée par le muscle iliaque. 

La ligne de force du psoas des bipèdes (fig.5), en tractant la colonne lombaire en direction ventro-caudale, pourrait théoriquement majorer sa lordose, fléchir le rachis inférieur, étendre le rachis supérieur. Cependant, son petit bras de levier ne permet que la compression et la rigidification lombaire [66]. 

1
Ligne de force du psoas

À cause du même petit bras de levier, son rôle rotatoire est discuté. Des asymétries dans les amplitudes de rotation coxo-fémorale se retrouvent chez le lombalgique [30], parfois attribuées à ses tensions.

Le carré des lombes 

Il doit être considéré comme un stabilisateur lombaire, du fait de son entrelacement latéral irrégulier et complexe. Il fixe la 12° côte lors de la respiration et amarre les processus transverses à la crête iliaque et à la cage thoracique. L’inclinaison latérale est son action principale, mais son faible bras de levier et la faible taille de ses fibres n’en font pas l’inclinateur principal. Il est extenseur potentiel, mais représente moins de 10% de la force d’extension.

Bogduk décrit 3 couches [9] : 

  • Une couche postérieure (IT) dotée de faisceaux ilio-costaux et ilio-transversaires, sans insertion sur L5.
  • Une couche intermédiaire (CT) allant du processus transverse de L3 à la partie médiale de la 12° côte.
  • Une couche antérieure ilio-costale (IC), dotée de faisceaux parallèles.
2
Les trois couches du carré des lombes

Une connaissance difficile de la physiologie du psoas et du carré des lombes 

La profondeur et l’anatomie complexe du psoas et du carré des lombes ont toujours rendu difficile l’évaluation de leur activité musculaire.

Situés au centre de la région lombo-abdominale, ils peuvent inverser leur physiologie selon leurs plans et en fonction de la présence ou non d’une lombalgie. Ainsi, le plan costoïdal du psoas pourrait s’activer lors d’une extension, le plan corporéal, lors d’une flexion, chez un sujet assis aux spinaux faibles [63].

Les muscles spinaux lombaires 

Trois groupes présentent une physiologie différente [9] :

3
Partage des tâches entre spinaux superficiels et multifide pour maintenir la lordose et contrôler les mouvements angulaires et linéaires des vertèbres lombaires (multifide à gauche, longissimus à droite)
  1. Les muscles inter-segmentaires courts (inter-épineux, inter-transversaires)
  2. Les muscles poly-segmentaires avec insertions lombaires (multifide et faisceaux profonds des spinaux superficiels)
  3. Les muscles poly-segmentaires sans insertions lombaires liant le thorax au bassin (faisceaux superficiels des spinaux superficiels)

Les inter-transversaires 

Médiaux et latéraux, ce sont de vrais muscles spinaux puisque leur innervation est postérieure, mais ils sont trop petits pour avoir une action mécanique. Leur densité très importante en fuseaux neuro-musculaires suggère un rôle proprioceptif.

Le multifide 

Une architecture complexe 

Il est court et robuste, de forte section. C’est le plus important et le plus profond des muscles spinaux. Les deux multifides lombaires dessinent un triangle à base inférieure [53]. Chaque processus épineux est arrimé aux quatre segments sous-jacents (fig.8). Tous les faisceaux stabilisant un même processus épineux ont la même innervation [58]. 

4
Organisation en chevrons du multifide dans le plan frontal

Ses fibres, pratiquement verticales, s’insèrent perpendiculairement au processus épineux. Nombreuses, elles sont contenues dans un petit volume, ce qui permet de produire des forces importantes dans de petites amplitudes [33].

Une physiologie discutée 

Le multifide augmente la lordose lombale et provoque une rotation sagittale postérieure, sans translation postérieure de la vertèbre. Cette rotation permet la bascule progressive vers le haut des surfaces supérieures des corps vertébraux, pour soutenir l’élévation du thorax. 

Son rôle de rotateur controlatéral est discutable, le bras de levier étant trop petit, mais il participe à la rotation en annulant la composante de flexion des abdominaux obliques, seuls véritables rotateurs du rachis, pour produire une rotation pure.

A l’image d’autres muscles dans d’autres régions du corps (coude, genou) quelques fibres issues du plan profond s’insèrent sur la capsule postérieure des processus articulaires postérieurs, évitant son coincement lors d’une extension impromptue. 

Il a été longtemps considéré comme tonique en profondeur, phasique en superficie, mais cela repose sur des preuves limitées [26]. 

Globalement, tous les spinaux sont actifs phasiquement dans l’extension, dans la marche lors du contact du talon ipsi comme controlatéral, lors du maintien d’une charge manuelle controlatérale, mais il n’y a pas de preuves supportant la co-contraction du multifide et du transverse lors du rentré de ventre ou de gestes fonctionnels ; on ne sait donc pas si un gainage en co-contraction doit être réalisé chez le lombalgique. Il est donc peu vraisemblable que des exercices statiques isolés restorent complètement la fonction normale du muscle, mais il est possible que cela permette de compenser une instabilité ostéo-ligamentaire [37, 54].

Les portions lombaires des spinaux superficiels 

Elles présentent des insertions lombaires.

Le longissimus 

C’est le plus médian des spinaux superficiels. Il présente un tendon commun d’insertion sur l’EIPS et 5 faisceaux se terminant sur le tubercule accessoire et de la face dorso-médiale du processus transverse de chaque vertèbre lombale. Le faisceau de L1 recouvre celui de L2, celui de L2 recouvre celui de L3 et ainsi de suite. Ils sont orientés vers le haut et l’avant, avec la particularité d’une orientation basse plutôt horizontale, d’une orientation haute plutôt verticale.

L’ilio-costal 

Il a la même disposition que la portion lombale du longissimus, tout en étant plus latéral. Il s’insère sur la crête iliaque, latéralement à l’EIPS. Son trajet est en 4 faisceaux superposés, en direction de L1 à L4 (le plus profond). La bande postérieure du ligament ilio-lombaire représente le vestige du dernier faisceau se rendant en L5. Il est entièrement musculaire à la naissance, devenant ligamentaire vers l’âge de 30 ans.

L’orientation est analogue à celle du longissimus, soit plutôt verticale pour les faisceaux crâniaux, plutôt horizontale pour les faisceaux caudaux.

Physiologie 

Ces deux portions étendent et tractent vers le dorsal les vertèbres lombaires. Leur extension est moins efficace que celle du multifide, puisque leur bras de levier est plus court, mais ils luttent efficacement contre la translation antérieure des vertèbres lombaires lors de la flexion, de façon plus importante en lombaire inférieur par leur orientation.

Leur action de rotation homolatérale dans le plan horizontal est minimale puisque leur grand axe se confond avec l’axe de rotation axiale. Leur participation lors du mouvement de rotation consiste essentiellement à lutter avec le multifide contre la composante de flexion des obliques abdominaux, seuls véritables rotateurs. 

Les spinaux lombaux sans attaches lombales 

Anatomie 

Ce sont des muscles postérieurs plus superficiels que les précédents, passant en pont au dessus du rachis lombaire pour se terminer sur le rachis thoracique.

Leur section lombaire est essentiellement tendineuse. Ils sont charnus en partie supérieure, ce qui se remarque chez les sujets entrainés (haltérophiles) par une hypertrophie bilatérale. Ils présentent le plus grand bras de levier de tous les spinaux.

Les portions thoraciques du longissimus et de l’ilio-costal gerbent vers le haut et le dehors, partent de l’aponévrose sacrée et se terminent sur les côtes et processus transverses de T1 à T12. 

Physiologie des portions thoraciques des spinaux superficiels 

Elles réalisent une inclinaison latérale du rachis et ont un effet lordosant. Elles agissent indirectement sur la région lombaire, comme la corde sur l’arc de la lordose. Elles n’ont pas d’effet majeur lors de la rotation homolatérale. Seul l’ilio-costal peut ramener le rachis thoracique en position neutre lorsqu’il est en fin de srotation controlatérale.

Le grand dorsal 

Hamac naturel lors de la station assise, c’est un extenseur, inclinateur latéral et rotateur homolatéral puissant, puisqu’il dispose d’un grand bras de levier. Assez étonnament, il est rarement décrit dans les études sur la lombalgie.

Les muscles abdominaux

Les grands droits 

5

Le grand droit est le principal fléchisseur du tronc ; il est le plus actif lors des exercices en flexion (curl-ups & sit-ups). Le «six-packs-muscle» des anglo-saxons est partitionné en sections de même innervation. Un long muscle pourrait prendre du volume en se raccourcissant et ainsi comprimer les viscères. Les sections permettent une flexion sans augmentation de volume global du muscle. Les tendons inter-musculaires et l’aponévrose des droits renforcent la ceinture abdominale lors des contractions des obliques, évitent les déchirures lors du travail de ces muscles. 

Le transverse de l’abdomen 

Cette sangle abdominale naturelle augmente la pression intra-abdominale. Il peut «aspirer» la paroi abdominale lors de sa contraction et est antagoniste du diaphragme. Transverse et oblique interne sont synergiques et très similaires dans l’orientation de leurs fibres. 

Les muscles obliques 

Essentiellement rotateurs du rachis, ils sont aussi fléchisseurs et agissent comme des haubans stabilisant le rachis. 

Implications des muscles dans la lombalgie 

Ce qui est fortement remis en question 

Les déchirures musculaires s’observent pour les muscles des membres, mais il est difficile de les mettre en évidence au rachis. D’une manière générale, le muscle est une structure très vascularisée, donc très aisément réparable.

Les spasmes musculaires évoquent des muscles chroniquement actifs et douloureux, à la suite d’anomalies posturales ou de douleurs articulaires, mais les preuves électromyographiques (EµG) manquent : or, lorsqu’un muscle est spasmé, il doit avoir une activité musculaire. 

Les déséquilibres musculaires, anomalies d’équilibre entre muscles posturaux et muscles phasiques sont le postulat de Janda, qui a décrit des attitudes croisées, en cervical comme en lombaire. Une «hypertonie» antéro-postérieure (spinaux et fléchisseurs de hanche) coexisterait avec une «hypotonie» antéro-postérieure (faiblesse abdominale et fessière), chez certains lombalgiques. Ceci est sans fondements précis mais est retrouvé en clinique, et non réfuté a priori [58].

Les preuves histologiques et biochimiques en faveur des points-gâchettes lombaires sont insuffisantes et peu probantes.

Ce que l’on sait 

– Les muscles sont sources de lombalgie et de douleurs projetées (les injections de solutions salines hypertoniques dans le muscle entrainent des douleurs, de situation variables selon les individus, chez des sujets sains). 

Il peut y avoir un recrutement tardif de muscles rachidiens lors d’évènements soudains, des troubles dans le recrutement des agonistes et des antagonistes lors de la marche, des asymétries dans les contractions musculaires, des perturbations dans le rapport de force entre fléchisseurs/extenseurs, une inhibition des extenseurs, une atrophie asymétrique des multifides, un changement du type de fibres, une électromyographie anormale des spinaux (fig.9).

6
Activité paraspinale protectrice lors de la flexion antérieure d’un sujet lombalgique

Le rôle particulier du multifide 

Aujourd’hui, il apparaît comme l’un des principaux facteurs accompagnant la lombalgie. La diminution de sa section, ses infiltrations graisseuses se retrouvent chez les patients lombalgiques chroniques [16]

SPELKENS Rudy Multifide gras
Multifide d’un manutentionnaire de pneus agricoles en invalidité…

La branche médiale du rameau dorsal provenant de la partie inférieure d’une vertèbre innerve toutes les fibres musculaires s’attachant sur son processus épineux. Le muscle qui mobilise un étage vertébral est innervé par le nerf correspondant à cet étage. 

Cette innervation pourrait signifier que la douleur émanant d’une articulaire postérieure provoque une inhibition réflexe du multifide au même étage ? explique sa dégénérescence graisseuse lorsque l’inhibition est maintenue ?

Structures neurales & centrales 

Les centres supérieurs doivent être informés immédiatement d’une atteinte potentielle de l’intégrité de la commande de leur appareil locomoteur.

La dure-mère 

La dure-mère se confond avec le ligament vertébral postérieur. Elle est sensible aux stimulations mécaniques et chimiques et peut entrainer une lombalgie projetée dans la zone fessière. Les substances inflammatoires contenues dans le matériel discal peuvent l’irriter. Des fibroses ou adhérences dure-mériennes sont retrouvées, mais leur conséquences néfastes ne sont pas établies. 

La substance grise du cortex pré-frontal 

La perte de substance grise est contemporaine de la douleur chronique. Il y a quelques preuves en faveur de la réversibilité de ce déficit lors du traitement. Il est vraisemblable que cette diminution ne soit pas uniquement le fait de la lombalgie mais celui de la douleur chronique en général. Ainsi, les patients lombalgiques chroniques pourraient perdre autant de volume de matière grise du néocortex qu’en 10 à 20 ans de vieillissement normal [61].


Références bibliographiques sur l’abord préliminaire de la lombalgie

  1. Apeldoorn AT et al. The Influence of Centralization and Directional Preference on Spinal Control in Patients With Nonspecific Low Back Pain. J Orthop Sports Phys Ther 2016;46(4):258-269
  2. Awner T. Influence de la position de l’assise sur le complexe lombo-pelvi-fémoral de l’enfant. Annales de Kinésithérapie 1990 tome 17 n° 1-2. 37-42.
  3. Battie MC et al. The Twin Spine Study: contributions to a changing view of disc degeneration. Spine J. 2009;9:47-59
  4. Beattie PF et al. Current Understanding of Lumbar Intervertebral Disc Degeneration: A Review With Emphasis Upon Etiology, Pathophysiology, and Lumbar Magnetic Resonance Imaging Findings. J Orthop Sports Phys Ther. 2008;38(6):329-340
  5. Beattie PF et al. The Immediate Reduction in Low Back Pain Intensity Following Lumbar Joint Mobilization and Prone Press-ups Is Associated With Increased Diffusion of Water in the L5-S1 Intervertebral Disc. J Orthop Sports Phys Ther. May 2010. Volume 40, No. 5
  6. Beaudreuil J, Orcel P. La discopathie de type Modic 1. Revue du Rhumatisme 76 (2009) 4–6
  7. Berthoz A. Le sens du mouvement. Ed Odile Jacob-Sciences. 1997
  8. Boden SD et al. Abnormal magnetic-resonance scans of the lumbar spine in asymptomatic subjects. A prospective investigation. J Bone Joint Surg Am. 1990 Mar;72(3):403-8.
  9. Bogduk N. Anatomie clinique du rachis lombal et sacré. Elsevier Masson. 2005
  10. Boos N et al. Natural history of individuals with asymptomatic disc abnormalities in magnetic resonance imaging: predictors of low back pain-related medical consultation and work incapacity. Spine (Phila Pa 1976). 2000;25:1484-1492.
  11. Bouisset S. Maton B. : muscles, posture et mouvement. Hermann éditeurs. 1996
  12. Bruyere O et al. ‘Translation validation of a new back pain screening questionnaire (the STarT Back Screening Tool) in French’ Archives of Public Health.The official journal of the Belgian Public Health Association 2012 70:12
  13. Bruyère O et al. Validity and Reliability of the French version of the STarT Back Screening Tool for patients with low back pain. Spine (Phila Pa 1976). 2013 Oct 9.
  14. Bussey M. Yanai T. A non invasive technique for assessing innominate bone motion. Clinical Biomechanics 19 (2004) 85-90
  15. Cai C et al. A clinical prediction rule for classifying patients with low back pain who demonstrate short-term improvement with mechanical lumbar traction. Eur Spine J. 2009;18:554–561
  16. Chan ST et al. Dynamic changes of elasticity, cross-sectional area, and fat infiltration of multifidus at different postures in men with chronic low back pain. Spine J. 2011 Dec 23.
  17. Charlot J et al. Facteurs de risque professionnels psycho-sociaux et lombalgie. Rev Rhum [Ed FrI 1998; 65:11S-14S.
  18. Childs JD et al. A Clinical Prediction Rule To Identify Patients with Low Back Pain Most Likely To Benefit from Spinal Manipulation: A Validation Study. Annals of Internal Medecine. 2004, Vol 141, No. 12
  19. Childs JD et al. Subgrouping Patients With Low Back Pain: Evolution of a Classification Approach to Physical Therapy. J Orthop Sports Phys Ther. 2007;37(6):290-302
  20. Childs JD et al. Implications of early and guideline adherent physical therapy for low back pain on utilization and costs. BMC Health Serv Res. 2015 Apr 9;15:150
  21. Chou R et al. Diagnosis and treatment of low back pain: a joint clinical practice guideline from the American College of Physicians and the American Pain Society. Annals of internal medicine. 2007;147:478–491
  22. Clare HA et al. A systematic review of efficacy of McKenzie therapy for spinal pain. Aust J Physiother. 2004;50(4):209-16
  23. Cleland JA et al. Comparison of the effectiveness of three manual physical therapy techniques in a subgroup of patients with low back pain who satisfy a clinical prediction rule: study protocol of a randomized clinical trial. BMC Musculoskelet Disord. 2006;7:11
  24. Davis K. Heaney C. The relationship between psychosocial work characteristics and low back pain : underlying methodological issues. Clinical Biomechanics 15. p 389-406. 2000
  25. Delitto A et al. A treatment- based classification approach to low back syndrome: identifying and staging patients for conservative treatment. Phys Ther. 1995;75:470- 485
  26. Dickx N et al. Differentiation between deep and superficial fibers of the lumbar multifidus by magnetic resonance imaging. European Spine Journal. Volume 19, Number 1 (2010), 122-128
  27. Egund N. Olsson TH. Movements in the sacroiliac joints demonstrated with roentgen stereophotogrammetry. Acta Radiol [Diagn] (Stockh), 19(5):833-46 1978
  28. Ehrmann-Feldman D et al. Physician referral to physical therapy in a cohort of workers compensated for low back pain. Phys Ther. 1996;76:150-6; discussion 156-7
  29. Eleswarapu AS et al. How Effective is Physical Therapy for Common Low Back Pain Diagnoses? A Multivariate Analysis of 4597 Patients. Spine (Phila Pa 1976). 2016 Feb 15. Article en pré-publication.
  30. Ellison JB et al. Patterns of hip rotation range of motion: a comparison between healthy subjects and patients with low back pain. Phys Ther. 1990;70:537-41
  31. Expertise collective INSERM Rachialgies en milieu professionnel. p157 1995
  32. Fautrel B et al. Facteurs de risques professionnels d’origine biomécanique et physiologique et lombalgies. Rev Rhum [Ed Fr] 1998; 65:7S-10S.
  33. Freeman MD et al. The Role of the Lumbar Multifidus in Chronic Low Back Pain: A Review. PM R 2010;2:142-146
  34. Fritz JM et al. Interrater reliability of judgments of the centralization phenomenon and status change during movement testing in patients with low back pain. Arch Phys Med Rehabil 2000;81:57-61
  35. Fritz JM et al. Pragmatic application of a clinical prediction rule in primary care to identify patients with low back pain with a good prognosis following a brief spinal manipulation intervention. BMC Fam Pract. 2005;6:29
  36. George SZ et al. Investigation of elevated fear-avoidance beliefs for patients with low back pain: a secondary analysis involving patients enrolled in physical therapy clinical trials. J Orthop Sports Phys Ther. 2008 Feb;38(2):50-8
  37. George SZ et al. Low Back Pain. J Orthop Sports Phys Ther. 2012;42(4):A1-A57
  38. Giesbrecht RJS, Battié MC. A comparison of pressure pain detection thresholds in people with chronic low back pain and volunteers without pain. Physical Therapy. 2005;85: pages 1085-1092
  39. Hallegraeff JM et al. Expectations about recovery from acute non-specific low back pain predict absence from usual work due to chronic low back pain: a systematic review. Journal of Physiotherapy. 2012. 58: 165–172
  40. Hancock MJ et al. Can rate of recovery be predicted in patients with acute low back pain? Development of a clinical prediction rule. European Journal of Pain . Volume 13, Issue 1, Pages 1-112 (January 2009) Pages 51-55
  41. Hancock MJ et al. Discussion paper: what happened to the ‘bio’ in the bio-psycho-social model of low back pain? Eur Spine J. 2011 Dec;20(12):2105-10
  42. HAS. Lombalgie chronique de l’adulte et chirurgie. Recommandations de bonnes pratiques. Novembre 2015
  43. Haugen AJ et al. Estimates of success in patients with sciatica due to lumbar disc herniation depend upon outcome measure. Eur Spine J. 2011 Oct;20(10):1669-75
  44. Hidalgo B et al. Intertester Agreement and Validity of Identifying Lumbar Pain Provocative Movement Patterns Using Active and Passive Accessory Movement Tests. Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, Volume 37, Issue 2, February 2014, Pages 105-115
  45. Hill JC et al. Comparison of stratified primary care management for low back pain with current best practice (STarT Back): a randomised controlled trial. Lancet. 2011;378(9802):1560-71.
  46. Jensen MC et al. (1994) Magnetic resonance imaging of the lumbar spine in people without back pain. N Engl J Med 331:69–73
  47. Karayannis N et al. Physiotherapy movement based classification approaches to low back pain: comparison of subgroups through review and developer/expert survey. BMC Musculoskel Disord 2012;13:1–33
  48. Karayannis NV et al. Movement-based subgrouping in low back pain: synergy and divergence in approaches. Physiotherapy (2015)
  49. Klein P, Sommerfeld P, Meddeb G. Biomécanique des membres inférieurs. Bases et concepts, bassin, membres inférieurs. Elsevier 2008
  50. KNGF Clinical Practice Guideline for Physical Therapy in patients with low back pain. Royal Dutch Society for Physical Therapy. ISSN 1567-6137. July 2013
  51. Kongsted A et al. Patients with low back pain had distinct clinical course patterns that were typically neither complete recovery nor constant pain. A latent class analysis of longitudinal data. Spine J. 2015 May 1;15(5):885-94.
  52. Kuisma M et al. A Three-Year Follow-up of Lumbar Spine Endplate (Modic) Changes. Spine. 2006;31(15):1714-1718.
  53. Lonnemann et al. A Morphological Comparison of the Human Lumbar Multifidus by Chemical Dissection. JMMT. Volume 16. N°4. 2008
  54. MacDonald DA et al. The lumbar multifidus: does the evidence support clinical beliefs? Man Ther 2006;11(4):254–63
  55. Machado GC et al. Efficacy and safety of paracetamol for spinal pain and osteoarthritis: systematic review and meta-analysis of randomised placebo controlled trials BMJ 2015; 350 :h1225
  56. Mangione P. Senegas J. L’équilibre rachidien dans le plan sagittal. Revue de chirurgie orthopédique. 1997 tome 83. 22-32
  57. Marshall LW,  McGill S. The role of axial torque in disc herniation. Clinical Biomechanics. Volume 25, Issue 1, January 2010. Pages 6-9
  58. McGill S. Low Back Disorders. Evidence-based Prevention and Rehabilitation. Human Kinetics. 2th edition. 2008
  59. Murphy DR et al. A diagnosis-based clinical decision rule for spinal pain part 2: review of the literature. Chiropr Osteopat. 2008 Aug 11;16:7.
  60. Murphy DR et al. A theoretical model for the development of a diagnosis-based clinical decision rule for the management of patients with spinal pain. BMC musculoskeletal disorders. 2007;8:75.
  61. Nijs J et al. A Modern Neuroscience Approach to Chronic Spinal Pain: Combining Pain Neuroscience Education With Cognition-Targeted Motor Control Training. PHYS THER May 2014 94:730-738.
  62. Paillex R. Analyse biomécanique de l’articulation sacro-iliaque. Annales de Kinésithérapie t23 n°5. 1996
  63. Park RJ et al. Changes in direction-specific activity of psoas major and quadratus lumborum in people with recurring back pain differ between muscle regions and patient groups. Journal of Electromyography and Kinesiology 23 (2013) 734–740
  64. Peng B et al.  A randomized placebo-controlled trial of intradiscal methylene blue injection for the treatment of chronic discogenic low back pain. Pain 149: (2010) 124–129
  65. Peng B et al. Intradiscal methylene blue injection for the treatment of chronic discogenic low back pain. Eur Spine J 2007;16:33–8.
  66. Penning L. Psoas muscle and lumbar spine stability: a concept uniting existing controversies. Critical review and hypothesis. Eur Spine J. 2000 Dec; 9(6): 577–585
  67. Pool-Goudzwaard A et al. Deformation of the innominate bone and mobility of the pubic symphysis during asymmetric moment application to the pelvis. Man Ther. 2012 Feb;17(1):66-70
  68. Pool-Goudzwaard A. Hoek van Dijke G. The iliolumbar ligament : its influence on stability of the sacroiliac joint. Clinical Biomechanics 18 (2003) 99-105
  69. Powers CM et al. Effects of a Single Session of Posterior-to-Anterior Spinal Mobilization and Press-up Exercise on Pain Response and Lumbar Spine Extension in People With Nonspecific Low Back Pain. Physical Therapy Published April 2008, 88 (4) 485-493
  70. Regev GJ et al. Psoas Muscle Architectural Design, In Vivo Sarcomere Length Range, and Passive Tensile Properties Support its Role as a Lumbar Spine Stabilizer. Spine (Phila Pa 1976). 2011 Dec 15;36(26):E1666-74
  71. Rohlmann A et al. Loads on an internal spinal fusion device during physical therapy. Phys Ther 2002;82:44–52
  72. Rushton A et al. Physiotherapy rehabilitation following lumbar spinal fusion: a systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ Open. 2012 Jul 24;2(4)
  73. Savage RA et al.The relationship between the magnetic resonance imaging appearance of the lumbar spine and low back pain, age and occupation in males. Eur Spine J. 1997;6:106-114.
  74. Spijker-Huiges A et al. Steroid injections added to the usual treatment of lumbar radicular syndrome: a pragmatic randomized controlled trial in general practice. BMC Musculoskeletal Disorders 2014, 15:341
  75. Stanton TR et al. After an episode of acute low back pain, recurrence is unpredictable and not as common as previously thought. Spine (Phila Pa 1976). 2008 Dec 15;33(26):2923-8
  76. Stefanakis M et al. ISSLS Prize Winner: Mechanical Influences in Progressive Intervertebral Disc Degeneration. Spine (Phila Pa 1976). 2014 Aug 1;39(17):1365-72
  77. Valat J.P. Goupille P. Indice prédictif de l’évolution chronique des lombalgies aiguës. Elaboration par l’étude d’une cohorte de 2487 patients. Revue du rhumatisme. Tome 67 p 528-35 2000
  78. Verkerk K et al. Prognostic Factors for Recovery in Chronic Nonspecific Low Back Pain: A Systematic Review. PHYS THER September 2012 92:1093-1108
  79. Viel E. Biomécanique des articulations sacro-iliaques. Annales de Kinésithérapie tome 16 n°9. 423-30. 1989
  80. Viel E., Esnault M. Lombalgies et cervicalgies de la position assise. Conseils et exercices. Collection Bois-Larris. Masson. 1999
  81. von Heymann WJ et al. Spinal High-Velocity Low Amplitude Manipulation in Acute Nonspecific Low Back Pain : A Double-Blinded Randomized Controlled Trial in Comparison With Diclofenac and Placebo. Spine 2013. Volume 38, Number 7, pp 540–548
  82. Waddell G et al. A Fear-Avoidance Beliefs Questionnaire (FABQ) and the role of fear-avoidance beliefs in chronic low back pain and disability. Pain. 1993;52:157-68.
  83. Wai EK et al. Causal assessment of awkward occupational postures and low back pain: results of a systematic review. The Spine Journal. Volume 10, Issue 1, January 2010. Pages 89-99
  84. Wai EK et al. Causal assessment of occupational bending or twisting and low back pain: results of a systematic review. The Spine Journal. Volume 10, Issue 1, January 2010, Pages 76-88
  85. Walker J. The sacroiliac joint : a critical review. Physical therapy vol 72 n°12 1992
  86. Winter D A. Human balance and posture control during standing and walking. Gait & Posture vol 3 193-214. Décembre 1995

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s