12- Se douter d’une arthrite


PSRGénéralités 

Les spondylarthropathies sont des rhumatismes inflammatoires dont la classification reste encore à préciser.

La pelvi-spondylite rhumatismale (PSR), ex-spondylarthrite ankylosante, est le plus fréquent d’entre eux.

Elle se caractérise par une atteinte sélective des articulations axiales (sacro-iliaques, inter-vertébrales et costo-vertébrales) et inconstamment des grosses articulations notamment du membre inférieur. 

Elle survient chez l’adulte jeune. Son diagnostic précoce reste difficile et basé sur des critères cliniques, mais son pronostic peut être aujourd’hui favorable : un patient débutant la maladie après l’âge de 16 ans, répondant bien au traitement anti-inflammatoire, sans atteinte coxo-fémorale ni périphérique, sans élévation de la vitesse de sédimentation (VS) au delà de 30 mm à la 1° heure, sans raideur rachidienne importante, aura probablement une maladie bénigne à long terme [Revel 2002].

Signes cliniques

La présence de condensations sacro-iliaques bilatérales à bords flous sur une radiographie de face du bassin prescrite dans une lombalgie matinale, conduit le médecin à rechercher la présence de l’antigène HLA B27. 

Il peut retrouver des signes inflammatoires (augmentation de la VS), ce qui ne correspond pas à une lombalgie non-spécifique.

Critères diagnostics de la PSR d’après Revel (un patient présentant une somme de 6 points ou plus est déclaré porteur de PSR) [Revel 2002].

CRITÈRES
douleurs nocturnes lombaires ou dorsales et/ou raideur matinale lombaire ou dorsale 1
oligoarthrite asymétrique 2
douleurs fessieres sans précision 1
douleurs fessières à bascule 2
doigt ou orteil en saucisse 2
talalgie  2
iritis 2
urétrite non gonococcique moins d’un mois avant l’apparition de l’arthrite 1
diarrhée moins d’un mois avant l’apparition de l’arthrite 1
présence ou antécédent de psoriasis ou balanite 1
sacro-iliite radiologique 3
présence de l’HLAB27 et/ou antécédents familiaux de PSR, entérocolopathies, psoriasis 2
amélioration en 48 heures des douleurs par les AINS et/ou rechute rapide des douleurs à leur arrêt 2

La présence de douleurs lombaires en barre, avec un enraidissement matinal cédant bien aux anti-inflammatoires, un patient venant prendre un avis pour des talagies bilatérales, une rougeur de l’oeil chez un lombalgique, doivent alerter le kinésithérapeute sur cette possibilité.

Recherche d’une souffrance sacro-iliaque  

Si les évaluations positionnelles ou de la mobilité de la sacro-iliaque sont à abandonner, la recherche d’une douleur bilatérale provoquée cliniquement lors de plusieurs tests reste encore pertinente. 

Ainsi, le caractère positif des tests bilatéraux (écartement / rapprochement des EIAS, test de Gaenslen) et/ou unilatéraux (test de Patrick, compression unilatérale en décubitus, douleur homolatérale lors du saut unipodal) sont plutôt en faveur de ce diagnostic, en complément des autres signes cliniques.

Suivi d’une PSR avérée 

A un stade plus tardif, le suivi de la taille comme de l’inclinométrie des amplitudes rachidiennes sont de bons compléments des scores proposés (indice de Dougados, traduction du Bath Ankylosing Spondylitis Functionnal Index). 

Lire le PDF sur la kinésithérapie de la PSR


Référence bibliographique

Revel M et al. Rééducation dans la pelvispondylite rhumatismale. Encycl Méd Chir (Editions Scientifiques et Médicales Elsevier SAS, Paris), Kinésithérapie-Médecine physique-Réadaptation, 26-291-A-10, 2002

 

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