Repérages & palpations des éléments lombo-pelviens antérieurs 


Première note consacrée à la technologie dite « de base » appliquée à la région lombo-pelvienne.

On va commencer par palper tout ça, sans trop y accorder d’importance quant à la position respective d’un élément par rapport à un autre, mais au moins en sachant ce qui est repérable, ce qui est palpable, et où les trouver.

Le minimum requis, en quelque sorte.

Repérage de L3 

L3 est dans le même plan transversal que l’ombilic, sujet debout comme couché.

Palpation des épines iliaques antérieures et supérieures (EIAS) 

1

Le patient est en décubitus membres inférieurs allongés, le praticien lui fait face et lui place, pour éviter les tâtonnements hasardeux à doigts pointés, les deux mains sur la face antérieure de ses hanches : la partie la plus saillante ressentie dans les paumes des mains correspond aux EIAS qui peuvent être ensuite contactés à l’aide des pouces ; une patiente avec un bassin très antéversé couchée sur le plan dur de la table peut induire en erreur un praticien quant à la hauteur de ses EIAS.

Classiquement, les positions relatives de ces structures sont réputées informer des rotations antérieures ou postérieure de l’os coxal, la rotation antérieure considérée comme s’associant avec un membre inférieur homolatéral apparemment long en décubitus, la rotation postérieure considérée comme s’associant avec un membre inférieur homolatéral apparemment court dans la même position d’examen.

boussoleCette mobilité n’est pas illusoire : les rotations de l’os coxal permettent d’amortir la résultante du sol lors de l’appui. Cependant, debout, un membre inférieur artificiellement long provoque sur un sujet sain une rotation postérieure de l’os coxal [7]. 

De plus, les différences de longueur apparentes en décubitus ne doivent pas faire préjuger d’une différence de longueur anatomique : elles sont d’une estimation à peine plus fiable que si la désignation du membre court était tiré à pile ou face [20, 32, 30].

Palpation de la symphyse pubienne 

2

En faisant face au sujet, placer la main à plat sur sa région sous-ombilicale, le médius en direction de l’ombilic. 

Glisser la main en direction caudale, jusqu’à ce que le talon de la main vienne buter sur la symphyse. 

3

Les pouces peuvent ensuite se poser sur les branches ilio-pubiennes.

boussoleFiabilité 

La fiabilité inter-examinateurs est problématique : estimer qu’une branche pubienne est plus haute qu’une autre est de fiabilité faible à nulle [20, 14, 32, 30].

Variante 

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