18- Rééduquer les spinaux ou les abdominaux ?

Multifide & lombalgie

La frontière entre les traitements actifs et passifs devient de plus en plus ténue. Ainsi une sidération du multifide peut être à la fois traitée efficacement par des traitements actifs (biofeedback, renforcement musculaire) comme passifs (manipulation vertébrale).

Comme pour la région cervicale, les muscles profonds pourraient avoir pour rôle de stabiliser la région lombaire et de contrôler les glissements, les muscles longs étant dédiés aux gestes phasiques. La difficulté technique pour analyser les muscles profonds empêche d’être plus affirmatif. 

4
Organisation en chevrons du multifide dans le plan frontal

L’ex-muscle transversaire épineux stabilise le rachis lombaire à proximité de sa zone neutre, zone qui présente souvent des instabilités chez le lombalgique. Les altérations du multifide (atrophie, infiltrations graisseuses) sont aussi fortement corrélées à la lombalgie. 

Variations de section du multifide

La symétrie de section des multifides chez les sujets sains [106] suggère que les asymétries de taille puissent être pathologiques. Ainsi, une amyotrophie sélective est très fortement liée à la lombalgie. Cette corrélation significative se retrouve aussi dans les lombo-sciatalgies. 

Cette atrophie pourrait être provoquée par une atteinte du rameau rachidien dorsal, susceptible d’irriter les structures qu’il innerve, à savoir le multifide et l’articulaire postérieure correspondante [39]

Selon Hides [56], une expérimentation animale [57] montre une amyotrophie unilatérale du multifide entre L4 & S1 après section de la branche médiale du rameau dorsal de L3 de porcs.

Elle retrouve cette amyotrophie asymétrique chez le lombalgique aigu et l’estime plus marquée du côté douloureux. 

Sans titre
Volume du muscle multifide dans le plan transversal mesuré à l’échographie aux niveaux L2-L5 chez des sujets asymptomatiques et des patients lombalgiques chroniques (les barres représentent l’intervalle de confiance). D’après Hides [56]

Le caractère systématique et unilatéral de cette localisation n’est pas retrouvé par d’autres auteurs, notamment dans les lombo-sciatalgies [5, 46]. Il y a certes une diminution de section relative, pas toujours facile à vérifier de par l’imprécision des mesures IRM, une dégénérescence graisseuse dans les 6 premières semaines, mais il est abusif de considérer le lien entre côté douloureux et sidération du muscle comme constant. 

SPELKENS Rudy Multifide gras
Multifide d’un manutentionnaire de pneus agricoles en invalidité…

Variations anatomiques du multifide

Expérimentalement [25], il est possible de créer une douleur liée à la souffrance du multifide. L’injection d’une solution hypersaline en regard de L5 dans le corps musculaire du multifide de sujets sains se traduit par une douleur locale au lieu de l’injection et des douleurs à distance, en bande, sur la cuisse, qui peuvent être antérieures comme postérieures. 

En pratique 

Un patient souffrant du multifide est donc susceptible de décrire un trajet semblable à une névralgie fémorale ou sciatique proximales, sans irradiation dans la jambe.

L’échographie, mesure clinique et outil de traitement 

1
Échographie du multifide gauche lors du lever du membre supérieur droit lesté

Le rapport entre la section du muscle au repos et en contraction apparait être une mesure valide [63] et son évolution semble accompagner l’amélioration de la lombalgie après manipulation vertébrale [40, 64]. Il s’agit d’une amélioration spécifique au multifide, puisqu’elle ne se retrouve pas sur les spinaux superficiels ni sur le transverse de l’abdomen [34, 37]. 

L’échographie comme outil de biofeedback du multifide 

Sans titre
C’est simple : le patient regarde à travers la têtière évidée de la table un miroir qui reflète sur un moniteur la copie de l’image vidéo de l’échographe montrant la contraction in vivo du multifide G. Si vous n’avez pas ce matériel au cabinet, au moins, ayez au moins l’obligeance d’indiquer au patient l’adresse d’un confrère plus sérieux.

Les capacités à contracter électivement le multifide apparaissent plus efficaces lorsque le sujet sain visualise en temps réel l’augmentation de sa section sous échographie [101]. Le sujet garde entre deux séances ces capacités, ce qui n’est pas le cas lors d’un biofeedback manuel ou verbal [61]. Une atrophie des multifides de l’athlète lombalgique peut ainsi être réversible comparativement à une population témoin, malgré le haut niveau d’entrainement commun [101]. 

En conclusion 

L’amyotrophie du multifide est un facteur prépondérant dans la lombalgie, pouvant être au coeur de la problématique lombaire, comme le quadriceps l’est pour le genou, le deltoïde pour l’épaule. 

Elle pourrait survenir immédiatement après un premier épisode lombalgique et se péréniser malgré une activité physique intense, se quantifier de façon fiable et valide à l’aide d’une échographie. 

Elle touche préférentiellement les deux derniers étages lombaires.

Elle peut être réversible au moins partiellement :

  • Grâce à la manipulation vertébrale lombale réalisée précocément, 
  • À l’aide d’un biofeedback échographique dans une lombalgie chronique,
  • Grâce au travail actif des extenseurs ; un maintien statique répété (10 semaines d’exercices) est susceptible d’induire une augmentation de section du multifide.

Abdominaux & lombalgie

Peut-on trouver plus trivial que de proposer un renforcement des abdominaux dans une lombalgie chronique ? La littérature professionnelle ou profane débordent de conseils sur «la meilleure façon de faire», l’impérieuse nécessité de sangler, gainer, éduquer, solliciter les soutiens de nos panses. Pour quoi faire ? 

Sans titre
Si je me moque de la couleur des cheveux de la dame ou des abdos du monsieur, vous allez dire que je suis jaloux. N’empêche qu’elle se baigne avec son camescope.

Ces muscles sont associés à l’image que se fait le patient de sa bonne santé, reflétée chaque matin par la glace de la salle de bains, témoignage du lent travail de sape de la pesanteur et de l’âge ; il n’est pas étonnant qu’il attribue à l’enrobement de ses six-packs muscles, version anglo-saxonne de nos «tablettes de chocolat», la perte de ses qualités juvéniles. Simplement, l’homme marche d’arrière en avant et se courbe de plus en plus sur un travail usuellement antérieur ; l’évidence voudrait que seuls les muscles postérieurs soient renforcés. 

graisse abdominale
Variation anatomique de la forme des grands droits de l’abdomen.

Efficacité de la rééducation des abdominaux 

Les exercices actifs améliorent partiellement les douleurs et la fonction des lombalgiques sub-aigus et chroniques [50], jouent un rôle préventif dans la récidive et diminuent les arrêts de travail [54], mais les pratiques évaluées sont disparates et les études isolant la rééducation abdominale sont rares.

Sur deux ans, le rôle protecteur de la gymnastique abdominale dans la survenue d’une lombalgie sur de fortes cohortes de sujets asymptomatiques n’est pas mis en évidence chez des sujets présentant une faiblesse abdominale [52]. L’évaluation des abdominaux n’est pas un bon indicateur prédictif de la lombalgie [74]. 

La classique rééducation d’ajustement lombo-pelvien, centrée sur les anté-rétroversions du bassin, n’a pas encore fait la preuve de son efficacité comparativement à une tonification antéro-postérieure rudimentaire [66]. 

Plausibilité de cette rééducation 

Notion de caisson abdominal 

En 1957, il fut imaginé [4] qu’une augmentation de pression intra-abdominale puisse donner un appui au rachis lombaire, ce dernier venant s’appuyer sur un «ballon» abdominal incompressible lors de la flexion en charge. Bogduk réfute cet argument aux motifs que :

  • Lors de la flexion, le patient perdrait connaissance, la pression nécessaire obturant veines et aorte abdominales.
  • Pour obtenir cette pression, la force des abdominaux nécessaire annulerait tout le bénéfice en rapprochant le thorax du pelvis [12]. 

Une stabilité rachidienne préparant les mouvements des membres 

Historiquement, la rééducation orthopédique s’est basée sur la recherche d’une «position moyenne de correction» statique du rachis avant tout mouvement dynamique des articulations périphériques. McGill [75] reprend à son compte cette éducation posturale préalable et progressive, en la justifiant par le rôle délétère des exercices trop compressifs lorsqu’ils sont insuffisamment contrôlés [103]. 

Cependant, rien n’indique qu’une contraction bilatérale du transverse de l’abdomen anticipe et prépare le mouvement unilatéral d’un membre : lever le membre supérieur droit en étant debout n’induit qu’une contraction du transverse gauche, pas du transverse droit [78].

Les obliques, principaux rotateurs du tronc 

Un muscle superficiel avec un long bras de levier a plus d’action qu’un muscle profond juxta-articulaire. Les abdominaux obliques sont mieux placés que le multifide pour remplir ce rôle, mais présentent d’autres composantes que la rotation. Une synergie est donc nécessaire : une rotation pure n’est permise par les obliques que si les extenseurs annulent les autres composantes de flexion et d’inclinaison latérale.  

Ce qu’il faudrait faire / ne pas faire 

Éviter les exercices trop compressifs 

Tous les exercices sollicitant les muscles rachidiens ont un effet compressif sur le rachis. Les abdominaux n’échappent pas à la règle, mais leurs effets se cumulent avec ceux du psoas, en flexion compression plus ou moins accompagnée de rotation. 

Les exercices en enroulement en décubitus contre pesanteur (curl-ups) sont les plus décriés, avec une tendance à accroitre sur deux ans la récurrence des lombalgies comparativement à la pratique des gainages en latéro-cubitus, chez des recrues de l’US Army [18].

Sans titre
Vue de votre futur gymnase. Tous les patients sont en AMS 7,5 de la demi-heure. Lors de la visite de la déléguée de l’Assurance-Maladie, vous pourrez indiquer que la glace au fond de la pièce exerce un effet trompeur sur le nombre de patients.

Ils approchent [75] le seuil de compression limite que peut supporter la colonne lombaire. Les charges répétitives de ce niveau sont corrélées avec un plus fort taux de lombalgies au travail et on en ferait un exercice thérapeutique ? 

«Faire des abdos» le soir 

Pour un lombalgique, il est beaucoup plus facile de poser ses chaussettes le soir que de les mettre le matin, lorsque le rachis est à sa plus grande hauteur. La pratique des curl-ups, pour autant qu’elle est un intérêt, serait préférable le soir afin d’éviter de majorer les compressions discales [75].  


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