
Au cours de la dernière décennie, il est devenu plus largement admis que l’animal puisse agir comme une thérapie et avoir une multitude d’effets positifs sur l’homme. Dans cet article, les données de 69 études originales sur l’interaction homme-animal (HAI) ont été analysées.
Parmi les effets les mieux connus de cette interaction avec ou sans processus pathologique associé, sont retrouvés l’amélioration de l’attention envers autrui et du comportement social, de l’humeur, la diminution du stress, de la fréquence cardiaque, du taux de cortisol, de la pression artérielle.
Il existe des preuves limitées d’effets positifs de l’HAI sur l’amélioration du fonctionnement du système immunitaire, la gestion de la douleur, l’augmentation de la confiance envers d’autres personnes, la diminution de l’agressivité, l’amélioration des facultés d’apprentissage.
Les auteurs proposent que l’ocytocine puisse jouer un rôle clé dans la majorité de ces effets psychologiques et psychophysiologiques.
Peut être est-ce pour celà que les kinésithérapeutes s’adonnent à longueur de journée au massage de leurs congénères dans le sens du poil : ce métier est une thérapie…
Note rédigée originellement sur ActuKiné le Jeudi 16 Août 2012
Références bibliographiques :
Beetz A, Uvnäs-Moberg K, Julius H, Kotrschal K. Psychosocial and Psychophysiological Effects of Human-Animal Interactions: The Possible Role of Oxytocin. Front Psychol. 2012;3:234. Epub 2012 Jul 9.
