20- Différents tableaux cliniques de lombalgie

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Les tableaux cliniques suivants traitent de la conduite à tenir face à une névralgie, une arthrites lombaire, un canal lombaire étroit, une polyalgie, un lumbago.

Les névralgies 

Une alternative à la chirurgie 

La prise en charge chirurgicale, les infiltrations de corticoïdes, modifient peu ou pas l’évolution naturelle de la sciatique. Huit semaines de kinésithérapie adaptée aux souffrances du patient est une alternative à ces thérapies agressives, avec un avantage significatif sur le long-terme, même pour des douleurs jusqu’à 7/10 à l’EVA [2]. Les patients, informés du bon pronostic de cette affection, doivent réaliser des exercices qui utilisent la préférence directionnelle selon la méthode MDT (fig.1), ce qui permet une amélioration significative par rapport à une kinésithérapie usuelle [20], avec ou sans radiculalgies [89, 55, 11] pour moins de séances réalisées [32].

Cette méthode se réclamait originellement du modèle compressif disco-radiculaire.

Sciatique hyperalgique 

Réduction des tensions neurales

Une position de confort non-douloureuse, est recherchée. Anatomiquement, les tensions du nerf sciatique sont fortement diminuées lorsque le patient est couché sur le dos, la tête bien à plat (fléchir la tête à l’aide d’un traversin met en tension la moelle épinière et tire sur les racines), le corps bien aligné, avec :

  • Du côté de la sciatique, la hanche en abduction et rotation latérale, le genou fléchi, le pied en extension
  • Du côté opposé à la sciatique, la hanche fléchie, le genou en extension, le pied posé sur des coussins (la mise en tension du nerf sciatique du côté sain réduit la mise en tension du nerf sciatique du côté douloureux).

Auto-palpation de la contraction des muscles lombaires 

En décharge puis en quadrupédie, le patient est invité à observer la contraction forte et non douloureuse de différents muscles ; il peut dissocier les mouvements des membres inférieurs et du rachis. 

Retour progressif à l’activité 

Le patient est invité à faire de courtes marches, limiter les positions assises et les flexions antérieures douloureuses, s’allonger dans la journée dans la position antalgique déterminée avec son kinésithérapeute, avant que les douleurs ne reviennent. 

La présence d’une attitude antalgique en translation (shift) 

La correction de cette attitude en baïonnette lombale se fait en la réduisant en décharge, puis en charge, en fonction des douleurs.

Sciatique ne limitant pas les activités de la vie quotidienne 

La prise en charge doit permettre de centraliser les symptômes, à l’aide d’exercices réalisés dans des directions spécifiques, ou à l’aide de positions confortables. Informer le patient que les douleurs sont susceptibles de varier dans leur intensité et localisation, qu’une même position peut être non douloureuse à un moment et le devenir à un autre, ne serait-ce que parce qu’elle est maintenue trop longtemps. 

Mouvements auto-passifs allant dans le sens de la centralisation 

L’extension lombaire est emblématique de la prise en charge MDT, en procubitus comme ultérieurement en station debout. Cela ne correspond pas obligatoirement aux besoins du patient, puisque moins d’une sciatique sur deux est centralisée de la sorte. L’adaptation du praticien en fonction des observations cliniques nécessite d’être convenablement formé à cette méthode.

Exercices actifs 

Semblables aux Big-threes proposés par McGill, ils sont entrepris lorsque les douleurs ont disparu et ne doivent pas les réveiller. Ils comportent un travail dynamique des membres sur un rachis stable et statique.

L’abord neuro-dynamique 

Le traitement neurodynamique des névralgies sciatiques ou fémorales fait l’objet d’un consensus [45]. Peu d’études [82] l’ont validé à ce jour. Il est basé sur les souffrances neurales avec ou sans conflit foraminal.

Butler [13] prend en compte aussi les souffrances neuro-méningées sans irradiations périphériques lorsqu’il existe une part neurale à la souffrance lombaire. Ainsi, un patient qui peut moduler sa douleur lombaire par la flexion de tête pourrait bénéficier d’une prescription d’exercices mobilisant moelle et méninges rachidiennes.

La relative précision des réponses neurales lors d’une mise en tension est ressentie aisément par le patient qui reconnait sa douleur et peut être informé sur la façon de la faire varier. Ainsi, le kinésithérapeute administre et devient prescripteur d’exercices neuro-dynamiques modulés de semaine en semaine en fonction de la réponse du patient.  L’apprentissage du geste nécessite une répétition et une information personnalisée. Filmer le patient avec son propre smartphone en commentant les gestes permet le rappel de la prescription. Utiliser des gestes connus de tous permet la mémorisation : par exemple, faire de la balançoire réalise un glissement neural bilatéral distal lors de l’avancée jambes tendues pieds fléchis en extension de rachis, proximal lors du recul rachis fléchi jambes fléchies et pieds étendus.

Shacklock [98] propose une approche prudente et progressive en restant infra-douloureux, consistant, dans un premier temps, avec une interface non compressive (ouverture des foramens) à :

1°- posturer le nerf libre de tension

2°- réaliser des glissements neuraux (sliding technics)

3°- réaliser des mise en tension neurales (tensioning technics),

pour dans un deuxième temps réaliser les mêmes techniques en majorant la contrainte de l’interface (fermeture des foramens) en se laissant guider par la douleur.

D’autres auteurs [43, 21, 82] conseillent une approche plus aggressive, par mise en tension sciatique bilatérale à la limite de la survenue de la douleur, en charge, dès lors que le patient montre un slump-test positif dans une lombalgie chronique ou aiguë (l’étirement conjoint du tronc sciatique non douloureux a un effet antalgique sur le côté douloureux).

Cette prise en charge, à raison de 2 séances par semaine sur 3 semaines, majore notablement et rapidement les effets positifs d’un traitement manuel (mobilisation passive postéro-antérieure) couplé à des exercices de renforcement musculaire. La centralisation des symptômes n’étant pas recherchée, il est probable que ces patients ne proviennent pas du même sous-groupe que ceux éligibles à une prise en charge de type MDT. 

Les polyalgies

A distance des diagnostics médicaux variés (spasmophilie, fibromyalgie) qui étiquettent des patients dont la souffrance est centrale, il est depuis 15 ans proposé que le kinésithérapeute adopte une attitude positive face à ces patients en détresse, souvent déconsidérés («psys»), dont la souffrance est réelle et chronique. Elle va à contre-courant du modèle usuel qui les médicalise et les déconditionne.

L’information du patient sur sa douleur 

Le modèle biomédical ne suffit pas à expliquer la douleur chronique musculo-squelettique. Les thérapeutes doivent être conscients de l’impact de leurs propres attitudes et croyances sur celles du patient, puisqu’elles influencent l’évolution [85].

Informer les patients des processus conduisant à la douleur [80] est le point central du traitement de nombreux troubles musculo-squelettiques en kinésithérapie, bien que son emploi isolé soit d’un impact modeste sur la lombalgie chronique [79]. 

Le discours du kinésithérapeute 

Ce qui ne doit pas être fait 

  • Utiliser des stratégies visant à induire un catastrophisme, à encourager l’inactivité, à se centrer uniquement sur la disparition de la douleur, 
  • Décrire des causes anatomo-pathologiques à la lombalgie.

Ce qui doit être fait 

Rassurer le patient sur la solidité structurelle de son rachis, qui est convaincu de la nécessité de protéger son dos pour se prémunir des «faux-mouvements» [29],

L’informer sur :

  • les facteurs neuro-physiologiques explicant la perception douloureuse, 
  • le pronostic globalement favorable bien que souvent récidivant de la lombalgie,
  • l’utilité des stratégies actives pour diminuer les comportements anxieux et catastrophistes, 
  • la nécessité du retour rapide aux activités antérieures même en présence de douleur et l’importance d’augmenter les niveaux d’activités [45]. 

Comment informer le patient ?

Le tableau clinique doit être caractérisé et dominé par l’hyper-sensibilisation d’origine centrale (HSC). Des croyances, perceptions inadaptées concernant la douleur et la maladie doivent être présentes, chez un patient coopérant.

Il est essentiel pour le clinicien de donner des explications rationnelles au patient et de l’informer des suites habituelles du traitement ou de la pathologie. Il est primordial pour  les patients d’en comprendre le mécanisme. Il s’agit de modifier leurs connaissances et de reconceptualiser la douleur. Cela sous-entend un travail de fond basé sur le pari que des réponses appropriées seront apportées face à une douleur apparaissant comme un phénomène peu ou pas dangereux. Il faut convaincre le patient que l’HSC, plus que la lésion locale des tissus, est responsable des symptômes. 

Bien sûr, il ne faut PAS lui donner de documentation, explication concernant l’arthrose, la hernie discale, le mécanisme de survenue d’un lumbago : confier un livret expliquant les altérations discales et l’arthrose est une erreur thérapeutique puisqu’il conforte le patient dans l’idée d’une souffrance organique perpétuelle.

La démarche est complexe. Il faut utiliser des métaphores, coopérer avec le patient pour trouver une solution pour son cerveau, comme s’il s’agissait d’une tierce personne, ne pas brusquer ni heurter les convictions affirmées par le patient.

Lorsque le patient semble adhérer au message proposé, lui donner des exemples somatiques, psycho-sociaux et comportementaux observés par ailleurs.

Cela doit être suivi par la manière dont les informations données peuvent être utilisées dans la vie courante, les stratégies d’adaptation à la douleur, la prise en charge par le patient de son problème, le patient devant prendre la main et non s’en remettre à un thérapeute.

Le patient ne doit plus s’inquiéter des étiologies et nature de son problème, avoir réduit son stress, augmenté son activité physique, diminué son hyper-vigilance. Cela doit conduire à un plan d’action clair sur «comment gérer un système nerveux souffrant de HSC» [84].

Utilisation de phrases et «idées-choc» 

Elles sont inspirées de ce qui est avancé par Butler et Moseley [14].

  • La douleur est une sensation désagréable destinée à protéger l’intégrité du corps quand le cerveau l’estime en danger. La douleur dépend de multiples facteurs, mais le cerveau décide, dans 100% des cas, si cela fait mal ou non. Toutes les expériences douloureuses sont la réponse normale à ce que le cerveau considère être une menace.
  • L’intensité de la douleur n’est pas proportionnelle à l’importance des lésions tissulaires : la douleur n’est pas une mesure de l’état des tissus.
  • La nociception est une information constante qui se termine parfois par des douleurs. Elle n’est pas forcément nécessaire, ni suffisante pour les provoquer.
  • Le cerveau est informé de la possibilité d’un danger et non d’une douleur.
  • Le cerveau peut jouer sa propre musique, indépendamment de la réalité du danger. Les systèmes destinés à protéger peuvent nuire si leur activité persiste.
  • Couper la tête est la seule façon assurée de supprimer la douleur. No Brain, No Pain.
  • Inflammation et oedème sont des tentatives de réparation bénéfiques.
  • Le temps de réparation est prédictible selon les tissus. Muscles et peau se réparent très vite puisqu’ils sont très vascularisés. Le disque se répare très mal.
  • Les articulations se nourrissent du mouvement. Motion is Lotion.
  • Après réparation, la persistance des douleurs est sous la dépendance du cerveau. 
  • Les tissus ne sont pas en cause dans une douleur chronique, mais les pensées et croyances peuvent être une partie du problème.
  • La meilleure arme du cerveau pour protéger l’individu est de lui faire mal.
  • La moelle épinière est un lieu de transit où sont modulés les messages douloureux. Le canal vertébral est entouré de capteurs très sensibles : il n’est pas idiot que le cerveau soit informé le plus rapidement possible de toute menace concernant le câblage des commandes de son appareil locomoteur.
  • Même si l’on pouvait amputer sans risque la région lombaire, il y aurait encore des lombalgiques. Le membre fantôme est une illustration du corps virtuel qu’utilise le cerveau.
  • L’activité graduelle ne peut pas être nocive. Les douleurs survenant alors ne sont que des tentatives cérébrales de sur-protection; le corps n’est pas menacé.
  • Know Pain or No Gain

Suivi au fur et à mesure des séances 

Changer la perception de la pathologie change la motivation du patient à accomplir sa rééducation, mais des «piqures de rappel» sont nécessaires lorsqu’un discours déviant est tenu à nouveau par le patient. Ainsi, le patient peut se raccrocher à une douleur nouvelle survenant dans une autre région, décrire des nouvelles difficultés pour la même région. Le travail est à faire sur le long terme, mais kinésithérapeute et patient auront convenu que le fond du problème se situe dans cette hypersensibilisation d’origine centrale.

Outils complémentaires 

Inviter le patient à suivre un diaporama sur Internet (RetrainPain) [95], en laisser tourner un en boucle dans la salle d’attente, y laisser des polycopiés reproduisant le message basé sur le livre Explain Pain [14] indiquant la physiologie de la douleur, la différence entre une douleur chronique et une douleur aiguë, la création de la douleur aiguë par le cerveau à partir des informations périphériques, le passage à la chronicisation de cette douleur du fait de la plasticité du système nerveux, de son pouvoir de modulation, de sa sensibilisation, des facteurs susceptibles de la majorer.

Le canal lombaire étroit 

Ce sont des patients lombalgiques de plus de 50 ans présentant aussi des douleurs aux membres inférieurs, des signes de compressions radiculaires à l’IRM. Ils préférent la station assise à la station debout et à la marche. Le traitement recommandé fait appel à des exercices en flexion et encourage le patient à marcher régulièrement [45].

Certains patients subissent des interventions chirurgicales, mais il apparaît qu’un programme standardisé de kinésithérapie a la même efficacité [30], sans effets secondaires. 

Flynn a proposé de compléter la prise en charge classique (conseil pour une marche quotidienne dont le périmètre est progressivement augmenté en fonction de l’apparition des souffrances, exercices en flexion en décharge, auto-étirements des fléchisseurs de hanche) par un traitement de thérapie manuelle (mobilisation passive des hanches en flexion, extension et traction, mobilisation passive thoracique, manipulation vertébrale lombaire). 12 séances sont proposées pour un résultat maintenu sur le long-terme [45].

Murphy [81] montre des effets cliniquement significatifs (amélioration moyenne de 5,1 points au score Roland Morris) à l’aide de mobilisations passives sur table articulée (technique de Cox), techniques neurodynamiques de mise en tension et glissement neuraux sciatiques, assouplissement en quadrupédie (dos de chat / dos de chien). La posologie est de 2 à 3 fois par semaine pour trois semaines, suivies en fonction de l’évolution d’une prise en charge moins fréquente.

Une arthrite 

La pelvi-spondylite rhumatismale (PSR) représente l’arthrite rachidienne la plus diagnostiquée, dont la prise en charge active inverse l’attitude antalgique. 

Cette dernière évoque la position foetale que le patient prend spontanément en décharge lors des poussées nocturnes. 

Elle est traditionnellement suivie d’une raideur irréductible de forme similaire (position du skieur), l’inflammation douloureuse des enthèses se transformant en une raideur irréductible, mais non douloureuse. Cette évolution se retrouve de moins en moins fréquemment grâce à la prise régulière d’AINS et des nouveaux traitements médicamenteux. De fait, ces patients se retrouvent dans un schéma comparable aux autres lombalgiques, avec une contre-indication relative lors de leurs poussées inflammatoires, un terrain plus défavorable pour le pronostic.

Les conseils de posture inversant l’attitude restent la pierre angulaire de leur prise en charge. La kinésithérapie et les exercices physiques sont une aide pour les patients souffrant de PSR, préférentiellement supervisés par un kinésithérapeute, en combinant des exercices en balnéothérapie suivis d’un prise en charge collective [28]. La compliance du patient, la persévérance du kinésithérapeute sont indispensables pour transformer un apprentissage limité dans le temps des exercices en une rare habitude pluri-hebdomadaire autonome. 

Le kinésithérapeute devra insister sur le développement des exercices actifs en dehors des poussées, stimuler l’inscription dans un club de sport, offrir la possibilité de séances de gymnastique collective au sein du cabinet, lutter contre l’opinion répandue d’un rachis fragilisé devant bénéficier de repos régulier, ne pas se limiter à des conseils de «nage sur le dos», bien difficiles à réaliser en piscine municipale.

Un lumbago 

Touchant préférentiellement le sujet jeune, pour lequel on a pu incriminer des volumes discaux plus importants que chez le sujet plus âgé, il est vécu très douloureusement par le patient qui consulte fréquemment en service d’urgence. Il peut désorienter le praticien novice.

Éliminer les red-flags 

Il doit être pris en charge après l’assurance d’une absence de traumatisme récent ou de lombalgie spécifique, ce qui peut être confirmé par l’appel de son médecin référent : «Votre patient est actuellement sur ma table et souffre apparemment d’un lumbago. Je me propose de majorer son attitude antalgique sans manipuler sa région lombaire et de vous le confier ensuite pour qu’il bénéficie d’anti-inflammatoires. Pensez-vous que ses antécédents médicaux contre-indiquent ma pratique ?»

Ne pas tenter d’examiner le patient 

L’examen étant quasiment impossible, l’essentiel de la séance est consacrée à un traitement qui peut être standardisé. 

Principes 

  • Limiter les déplacements et les transferts, changements de positions, de façon à rendre la séance la moins douloureuse possible, éviter tout travail des fléchisseurs du rachis, prendre son temps.
  • Aider le patient à réaliser ses changements de position sans trop de douleurs (en demandant par exemple, lors du passage assis à décubitus, un travail des spinaux contre forte résistance, main derrière la tête du patient, pour inhiber les fléchisseurs du rachis).
  • Ne pas espérer guérir un patient sur le champ, mais un patient doit sortir de la séance en se considérant comme moins douloureux qu’au début.

Garder son calme 

L’attitude du praticien influence les convictions du patient. Il faut le convaincre que l’intensité de la douleur est indépendante des atteintes anatomiques, qu’elle est spontanément réversible au bout de quelques jours. Il ne faut pas nier l’existence de cette douleur, mais la comparer à celle d’un torticolis, d’une rage de dents, événements très douloureux sans conséquences sur le long terme. 

Utiliser un canevas de traitement standard 

La précision des gestes du praticien rassure le patient, renforce son sentiment d’être entre des mains expertes. Brutaliser sans douleur la région lombaire, la mobiliser dans des mouvements amples, manipuler le rachis à distance de la douleur (rachis thoracique), conforte le cerveau du patient dans l’idée que «ce n’est pas si grave».

Trucs et ficelles 

  • Manipuler la région thoracique a un effet antalgique à distance et permet de réduire les crispations du patient. Manipuler la région lombaire est plus délicat et risque par maladresse d’aggraver les douleurs. 
  • Placer un volumineux coussin sous les genoux du patient en décubitus est antalgique. À défaut, placer au moins un membre inférieur en flexion, pied sur la table.
  • L’attitude antalgique indique le sens du traitement. Le patient est en flexion et inclinaison latérale, ou uniquement en inclinaison latérale (shift lombaire). Toute réduction de cette attitude antalgique est la plupart du temps très douloureuse, alors que sa majoration est sans douleur. 
  • Posturer en fin d’amplitude l’attitude antalgique en décharge, en s’aidant de contracté-relâché des spinaux, de contractions isométriques destinées à réduire leur sidération.
2
Position de traitement d’un patient présentant un shift avec translation thoracique vers la D, ou en attitude antalgique en flexion et inclinaison latérale D
  • Ne pas s’attendre à ce que la déviation antalgique soit supprimée à la fin de la séance,
  • Informer le patient que sa résolution peut mettre plusieurs jours : de même qu’il doit s’abstenir de mâcher quelques jours du côté de la dent venant d’être traitée par le dentiste, il doit s’abstenir de mettre en compression répétée la vertèbre venant d’être traitée par le kinésithérapeute.
  • Inviter le patient à reprendre rendez-vous la semaine d’après s’il en éprouve le besoin ; lui imposer un nouveau rendez-vous laisse entendre qu’une résolution spontanée n’est pas possible.

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