Quelques rares études avancent l’intérêt de traiter le ventre dans les lombalgies, essentiellement selon la méthode de Barral & Mercier [1].
A ce jour, les preuves sont partielles, peu fréquentes et souvent de mauvaise qualité quant à l’intérêt de la mobilisation passive des viscères abdominaux dans une lombalgie.
Elle pourrait augmenter l’amplitude de flexion lombaire [22], modifier le seuil de douleur à la pression sur la musculature paraspinale [33], mais elle n’offre pas d’avantage thérapeutique sur le court-terme en comparaison d’une prise en charge standardisée [27].
On est loin du romantisme qui entoure la région, mais…

… quel que soit l’intérêt de l’aborder, le préalable obligé est de connaître la situation des principaux organes, à commencer par la situation de l’aorte abdominale.
Palpation de l’aorte abdominale

Sur un sujet en décubitus, la main posée à plat sur la région péri-ombilicale peut ressentir les pulsations de l’aorte abdominale, qui peuvent être visibles à jour frisant.
Son diamètre ne doit pas dépasser les 3 cm. La sensation d’une masse pulsatile plus large, même en tenant compte des tissus interposés entre la pulpe des doigts longeant l’axe médian du corps de part et d’autre des pulsations, peut être complétée par l’auscultation au stéthoscope.
Seuls des bruits digestifs doivent être perceptibles si l’auscultation n’est pas appuyée ; un souffle peut réveler un anévrysme.
Une confirmation médicale est indispensable [26].
Abdomen & thorax dans le plan frontal
Repérage du pylore
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