Observations & signes cliniques lombaires, sujet debout


L’abord de la région lombaire en kinésithérapie est dominé par la lombalgie. Culturellement, il reste convenu qu’un défaut de mobilité actif et/ou passif pourrait être responsable de la douleur lombaire.

Quelle structure est responsable de la limitation et/ou de la douleur ?

Pour paraphraser Bogduk, toute structure innervée est susceptible d’être rendue douloureuse par le cerveau du patient. Cela sous-entend qu’à part la partie la plus interne du disque intervertébral, toute structure anatomique lombaire est susceptible de faire parvenir aux centres supérieurs des informations concernant un danger potentiel. 

En conséquence

Même si le clinicien peut considérer qu’une douleur est plutôt liée à une structure passive ou à une structure contractile, il lui sera impossible dans l’immense majorité des cas de l’affirmer à coup sûr. 

Affirmer au patient avec force et conviction qu’une structure anatomique lombaire est responsable de la douleur (hernie discale, bassin «déplacé», «déchirure» musculaire, …) a un effet péjoratif sur le pronostic s’il ne s’agit pas de le convaincre de bouger davantage (ventre rebondi, muscles atones, …).

Dans quel secteur de mobilité travailler ?

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Si pour la plupart des régions, le sens de la limitation apparait évident (flessum de hanche, limitation en flexion de cheville, …), il en est autrement pour le rachis lombaire. Ses déficits peuvent être liés à une articulation non mobile dans le secteur déficitaire, à une douleur survenant dans ce secteur déficitaire et entraînant une contracture de défense des antagonistes au mouvement, à la sidération d’un muscle profond agoniste du mouvement limité, à une inhibition d’origine centrale, à un cumul de plusieurs de ces causes. Le rachis lombaire peut aussi être non-douloureux mais présenter un déficit de mobilité susceptible de retentir sur des articulations sus et/ou sous-jacentes dont la douleur amène le patient à consulter.

Concernant la lombalgie, la plupart des auteurs ou méthodes se rejoignent aujourd’hui de façon schématique sur des déficits sectorisés, en flexion ou extension lombaire. Ces déficits peuvent se situer uniquement dans le plan sagittal ou plus habituellement s’accompagner de déficits dans les autres plans (inclinaison latérale, rotation) qui seront considérés comme accessoires par rapport au plan sagittal.

En conséquence, ce chapitre et les suivants sont classés selon la position d’examen (debout, assis, décubitus, procubitus, quadrupédie), chaque évaluation étant destinée à orienter le kinésithérapeute vers un traitement destiné à favoriser une flexion (divergence) ou une extension (convergence) lombaires libres et sans douleurs. 

Selon les patients ou en fonction de l’évolution d’un même patient, chacun de ces deux secteurs peut nécessiter une prise en charge, même si beaucoup de patients répondent très favorablement à un travail basé in fine sur l’extension et la lordose, ce qui est en adéquation avec le mécanisme lésionnel retenu par beaucoup : l’abus de positions cyphosées lors des activités de la vie quotidienne.

En conséquence 

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