Techniques lombaires en assis


La position assise n’est pas la position préférentielle de traitement des patients souffrant d’un syndrome douloureux en flexion. Beaucoup de techniques décrites ici font appel à des normalisations articulaires, contracté-relâché, manipulations vertébrales, selon le paradigme aujourd’hui bien mis à mal d’un défaut de mobilité segmentaire responsable des douleurs.
Il reste que ces prises de mains sont utiles pour lever les sidérations musculaires profondes qui accompagnent la lombalgie : faire du contracté-relâché contre faible résistance, solliciter activement ou créer un brusque étirement musculaire lors d’un thrust lombaire sont de probables moyens pour lever la sidération d’un multifide.

Mobilisation avec mouvement à la sangle en flexion sujet assis 

Basée sur le concept de Mulligan, elle consiste à réaliser un appui passif soutenu sur le segment douloureux lorsque le patient réalise un mouvement actif dans le secteur douloureux.

Procédure 

Le patient est assis en bord de table, les pieds posés sur un marchepied. Une sangle solidarise les bassins du praticien et du patient. Le patient réalise une flexion active en arrêtant son geste à la survenue de la douleur. Le praticien, à l’aide du bord ulnaire de sa main appliqué sur le processus épineux, applique une force parallèle aux zygapophyses dans le sens de la flexion. Cette pression est maintenue y compris lors du retour actif en position neutre.

boussoleValidité 

Sur des lombalgiques aigus ou chroniques sans irradiations sciatalgiques, douloureux en flexion et dont ces douleurs sont centralisées par l’application de la technique, trois séries de 6 répétitions au cours d’une seule séance permettent, comparativement à une manoeuvre placebo, d’avoir un effet thérapeutique favorable sur le court-terme sur la douleur, la fonction [32]. Les amplitudes du patient lombalgique sont aussi améliorées. Elle ne le sont pas lorsque la même technique est réalisée sur des sujets sains [54]. 

Variante en contracté-relâché 

Elle ne correspond pas au concept Mulligan mais, à l’aide du même sanglage, le kinésithérapeute peut solliciter manuellement les spinaux superficiels et profonds en course externe et gagner ensuite passivement en flexion. Plus l’appui sera latéralisé, plus seront sollicités les spinaux superficiels, et autres extenseurs rachidiens de même physiologie (grand dorsal, dentelé postérieur et inférieur, carré des lombes faisceau costo-transversaire).

Variante active 

Dans la même position, avec les mêmes appuis manuels et le même sanglage, mais à la recherche d’une extension indolore et/ou plus ample, la modulation de la résistance du kinésithérapeute permet un travail actif des spinaux dynamique ou statique.

Mobilisation à califourchon en bout de table en divergence 

5

Elle est inspirée des techniques de Mitchell sur la région lombaire et thoracique inférieure. Fred Mitchell Senior utilisait la contraction dynamique des agonistes autant que les techniques de contracté-relâché sur les antagonistes pour obtenir un gain d’amplitude [51].

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