Journal Officiel des Kinésithérapeutes


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9 avril 2019 : Réponse de la ministre à des questions posées l’année passée, sur l’évolution de la profession, l’arrivée d’autres professions sur notre domaine de compétence, la première intention, …

7329. − 10 avril 2018. − Mme Annie Genevard* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation de la profession de masseur-kinésithérapeute. L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes rassemble aujourd’hui 88 000 professionnels de santé exerçant dans des établissements de soins, en cabinet, en entreprise ou sur les terrains de sport. Ces professionnels de santé sont de plus en plus sollicités, notamment avec les actions de prévention, la lutte contre le tabagisme et le dépistage des pathologies respiratoires. La formation initiale a déjà été réformée et la profession attend désormais de nouvelles mesures et notamment la création d’un master en kinésithérapie en conformité avec le nombre de points obtenus selon le système européen ECTS, soit 300 crédits. Cette mesure permettrait l’accès au doctorat. L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes souhaite en outre la création d’une filière universitaire avec un corps d’enseignants universitaire : enseignants-chercheurs hospitalo-universitaires. C’est la condition indispensable pour développer la recherche et l’innovation, domaines où la France accuse un important retard. Par ailleurs, la profession demande également un droit de prescription élargi et que les patients puissent avoir un accès direct au masseur-kinésithérapeute dans le cadre des pathologies soumises à des référentiels existants (les coûts étant de fait contrôlés) et pour toutes les affections de longue durée qui nécessitent par nature de la kinésithérapie : AVC, Parkinson, BPCO, polyarthrite, etc. Ces mesures permettraient de réaliser de substantielles économies et de libérer du temps de consultation pour les médecins généralistes. Enfin, l’ensemble de la profession s’inquiète des effets du décret no 2017-1570 du 2 novembre 2017 relatif à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé qui fait suite à l’ordonnance no 2017-50 publiée le 20 janvier 2017. L’article 4 de celle-ci donne la possibilité à un professionnel de santé étranger de bénéficier d’un accès partiel à une profession réglementée qu’il souhaiterait pratiquer en France, même s’il ne dispose pas de la totalité des qualifications requises pour l’exercer pleinement. Ces masseurs- kinésithérapeutes ayant un diplôme européen ne détenant pas le niveau complet de formation, pourraient tout de même être autorisés à réaliser une partie des actes réservés à la profession. Cette situation rend l’accès à ce métier très inégalitaire puisque les étudiants français doivent notamment passer par l’année de préparation en médecine, avant d’entrer dans une école. Pour une parfaite information des patients, il pourrait être nécessaire de rendre obligatoire, sur la plaque des médecins, la mention du pays où ils ont obtenu leur qualification. Aussi, elle lui demande de lui préciser les mesures qu’elle entend mettre en œuvre afin de rentre plus moderne et plus autonome cette profession indispensable et de garantir la santé publique et la sécurité des patients. 

− 24 avril 2018. − M. Dino Cinieri* appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des masseurs-kinésithérapeutes. L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes rassemble aujourd’hui 88 000 professionnels de santé exerçant dans des établissements de soins, en cabinet, en entreprise ou sur les terrains de sport. Ces professionnels de santé sont de plus en plus sollicités, notamment avec les actions de prévention, la lutte contre le tabagisme et le dépistage des pathologies respiratoires. La formation initiale a déjà été réformée et la profession attend désormais de nouvelles mesures et notamment la création d’un master en kinésithérapie en conformité avec le nombre de points obtenus selon le système européen ECTS, soit 300 crédits. Cette mesure permettrait l’accès au doctorat. L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes souhaite en outre la création d’une filière universitaire avec un corps d’enseignants universitaire: enseignants-chercheurs hospitalo- universitaires. C’est la condition indispensable pour développer la recherche et l’innovation, domaines où la France accuse un important retard. Par ailleurs, la profession demande également un droit de prescription élargi et que les patients puissent avoir un accès direct au masseur-kinésithérapeute dans le cadre des pathologies soumises à des référentiels existants (les coûts étant de fait contrôlés) et pour toutes les affections de longue durée qui nécessitent par nature de la kinésithérapie : AVC, Parkinson, BPCO, polyarthrite, etc. Ces mesures permettraient de réaliser de substantielles économies et de libérer du temps de consultation pour les médecins généralistes. Enfin, l’ensemble de la profession s’inquiète des conséquences du décret no 2017-1570 du 2 novembre 2017 relatif à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé qui fait suite à l’ordonnance no 2017- 50 publiée le 20 janvier 2017. En effet, son article 4 donne la possibilité à un professionnel de santé étranger de bénéficier d’un accès partiel à une profession réglementée qu’il souhaiterait pratiquer en France, même s’il ne dispose pas de la totalité des qualifications requises pour l’exercer pleinement. Ainsi, des masseurs- kinésithérapeutes ayant un diplôme européen mais ne détenant pas le niveau complet de formation, pourraient tout de même être autorisés à réaliser une partie des actes réservés à la profession. Cette situation rend l’accès à ce métier très inégalitaire puisque les étudiants français doivent notamment passer par l’année de préparation en médecine, avant d’entrer dans une école. Pour une parfaite information des patients, il pourrait être nécessaire de rendre obligatoire, sur la plaque des médecins, la mention du pays où ils ont obtenu leur qualification. Il lui demande par conséquent de lui préciser les mesures qu’elle entend mettre en œuvre afin de rentre plus moderne et plus autonome cette profession indispensable et de garantir la santé publique et la sécurité des patients. 

Réponse

La formation initiale qui conduit au diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute a fait l’objet d’une démarche de réingénierie pilotée par les ministères chargés de la santé et de l’enseignement supérieur et de la recherche, dans le cadre de l’inscription de cette formation dans le processus Licence-Master-Doctorat suite aux accords de Bologne. Depuis la rentrée 2015, la formation initiale des masseurs-kinésithérapeutes se déploie sur quatre années de formation spécifique en institut de formation, permettant à chaque diplômé d’Etat de bénéficier de 240 crédits ECTS au titre de ces quatre années de formation. Les modalités d’admission en formation ont également été modifiées en juin 2015 en concertation avec la profession : l’accès aux études se fait désormais sur la base d’une première année universitaire validée (PACES, STAPS ou première année de licence dans le domaine sciences, technologies, santé). Tout étudiant peut capitaliser les 60 crédits ECTS correspondant à cette première année préalable, dans le cadre d’un projet de poursuite d’études. Les réflexions se poursuivent aujourd’hui afin d’améliorer l’intégration des formations paramédicales dans l’université. Une mission de concertation, confiée à M. Stéphane Le Bouler, a pour objectif de préciser les étapes de cette « universitarisation » et ainsi développer l’activité de recherche notamment en sciences de la réadaptation. Attentif aux souhaits exprimés par les professionnels et les étudiants, ainsi qu’aux exigences de qualité et de sécurité des soins, le Gouvernement souhaite que ces travaux puissent aboutir à une formation répondant aux attentes de l’ensemble des acteurs concernés et aux besoins de santé de la population. Par ailleurs, s’agissant de l’accès direct du patient au masseur-kinésithérapeute il n’a de sens, pour le système de santé, que lorsqu’il améliore l’accès aux soins. Or, la répartition des responsabilités et la complémentarité des interventions entre le médecin et le masseur-kinésithérapeute doit permettre une prise en charge fluide des patients, sans qu’il soit nécessaire d’inscrire dans le code de la santé publique une possibilité pour les masseurs-kinésithérapeutes de se soustraire en toute occasion à toute prescription médicale. Il est, de plus, déjà possible pour un masseur-kinésithérapeute d’accomplir en cas d’urgence, et en l’absence de prescription médicale, les premiers actes de soins nécessaires en masso-kinésithérapie. Dans le cadre rénové prévu par un amendement au projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé, les protocoles de coopération pourront permettre aux professionnels de santé de se saisir de l’opportunité de mettre en place des nouvelles modalités de coopération innovantes. Cette démarche respectera les exigences essentielles de qualité et de sécurité des protocoles de coopération, définies après avis de la Haute autorité de santé. Les masseurs-kinésithérapeutes seront concernés par ces perspectives. Enfin, une particulière vigilance entoure les conditions de déploiement de l’accès partiel au sein de notre système de santé, comme le Gouvernement l’a affirmé lors des débats parlementaires intervenus lors de la discussion de la loi de ratification de l’ordonnance 2017-50 du 19 janvier 2017. La directive européenne 2013/55 UE relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles a prévu 3 conditions génériques et précises qui doivent nécessairement être remplies et qui sont scrupuleusement contrôlées : 1° le professionnel doit être pleinement qualifié pour exercer dans son Etat d’origine l’activité pour laquelle il sollicite un accès partiel, 2° les différences entre l’activité professionnelle exercée et la profession qui pourrait correspondre en France sont si importantes que l’application de mesures de compensation de formation reviendrait à faire suivre au demandeur un cycle complet d’enseignement, 3° l’activité sollicitée en accès partiel peut objectivement être séparée d’autres activités relevant de la profession « correspondante » en France. Si l’une de ces trois conditions n’est pas remplie, l’autorisation d’exercice partiel ne pourra être délivrée. Cette étape constitue donc une première garantie dans l’examen des demandes. Le processus d’examen des dossiers des demandeurs fait appel à l’expression d’un avis par chaque commission compétente ainsi que par l’ordre compétent pour les professions à ordre. Ce second avis, non prévu par la directive européenne, a été rajouté par le Gouvernement afin de renforcer le processus d’analyse des dossiers. Le décret 2017-1520 du 2 novembre 2017 est venu préciser les conditions et modalités de mise en œuvre de la procédure d’instruction, afin d’éclairer et guider les parties prenantes dans la manière dont les dossiers doivent être examinés au cas par cas : le périmètre de l’exercice partiel sollicité, les titres de formation détenus, l’expérience professionnelle acquise et la formation suivie tout au long de la vie par le demandeur. Dans le souci d’éviter des interprétations divergentes, un guichet unique a été mis en place pour l’examen des demandes d’accès partiel. Enfin, l’arrêté du 8 décembre 2017 a défini de manière précise le cadre de l’avis rendu, de façon à faire apparaître la nature des actes confiés et le titre d’exercice. Une évaluation et un suivi sont par ailleurs prévus afin de vérifier les conditions d’exercice de l’accès partiel. 

Consulter le document officiel 

18 Mars 2019 : Sous la présidence d’une kinésithérapeute, vice-présidente de l’Assemblée Nationale, les députés interpellent Me Buzyn, demandant un amendement pour permettre la pérénisation de la filière PACES pour les kinésithérapeutes.

Réponse de la ministre :

La suppression de la PACES, telle qu’elle est proposée dans le projet de loi, suscite des inquiétudes chez les étudiants qui souhaitent accéder à la formation de masseur-kinésithérapeute. Cette préoccupation concerne d’ailleurs aussi d’autres professions paramédicales pour lesquelles la validation d’une année universitaire telle que la PACES faisait partie des modalités d’accès à la formation.

L’accès à la formation de masseur-kinésithérapeute peut actuellement se faire par plusieurs voies, toujours après la validation d’une année au moins dans l’enseignement supérieur: soit après la PACES, soit après la première année de licence en STAPS ou en STSS. Je veux rassurer tous les étudiants qui souhaitent s’inscrire en formation de masseur-kinésithérapeute: pour eux, rien ne changera. Comme aujourd’hui, ils auront à valider préalablement une année universitaire pour pouvoir accéder à un institut de formation, que cette année universitaire soit effectuée dans le cadre de la première année d’un parcours proposé par une UFR de santé ou dans le cadre d’une première année de licence en STAPS ou en STSS. Il suffira d’adapter le texte définissant les conditions d’accès aux formations de masseur- kinésithérapeute.

Si je comprends donc le questionnement, qui est légitime, je suis défavorable aux amendements, car il n’est pas nécessaire d’inscrire de telles dispositions dans la loi : leur mise en œuvre est déjà prévue.

Pour répondre à certains propos, nous ne manquons absolument pas de masseurs-kinésithérapeutes sur le territoire national. On en compte près de 100000, et leur nombre augmente assez rapidement, ne serait-ce que parce que beaucoup d’entre eux viennent de pays membres de l’Union européenne.

(..)

En réalité, la démographie des masseurs-kinésithérapeutes est très dynamique. Ce dont nous manquons aujourd’hui, ce sont de masseurs-kinésithéra- peutes dans les hôpitaux et pour les soins de suite et de réadaptation, c’est-à-dire hors secteur libéral. Seulement 10 % des masseurs-kinésithérapeutes choisissent des établis- sements de santé pour exercer. Notre problème est donc de rendre attractif l’exercice en établissement, non d’augmenter le « numerus clausus » ou le nombre d’étudiants formés. Pour cela, nous proposerons ultérieurement un amendement visant à permettre aux masseurs-kinésithérapeutes un exercice mixte, à l’hôpital et en libéral. Nous avons aussi instauré, il y a quelque temps, une prime à l’activité en établissement hospitalier.

Lire dans le texte, page 2621

 

Accès direct, travailler au Québec : les réponses de Me Buzyn.

2 Avril 2019 : Accès direct aux kinésithérapeutes en cas de traumatisme léger

10866. − 17 juillet 2018. − M. Loïc Kervran attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santésur la possibilité de permettre un accès direct des patients aux kinésithérapeutes en cas de traumatisme léger type entorses. En effet, les urgences ont tendance à être particulièrement sollicitées et se retrouvent parfois en difficulté pour répondre de manière optimale à l’afflux massif de patients alors que ce type de traumatismes ne nécessite pas, dans la majorité des cas, de recours à la radiographie. Il souhaite savoir s’il est envisageable de permettre à un patient de se rendre en premier lieu chez un kinésithérapeute qui, selon la gravité du traumatisme, prendra en charge lui-même le patient ou alors l’enverra vers les urgences.

Réponse. − La stratégie « Ma santé 2022 », annoncée le 18 septembre 2018 par le Président de la République, propose une modification en profondeur du système de santé pour mieux répondre aux besoins de soins en proximité et en repensant les métiers et la formation des professionnels de santé. L’accès direct n’a de sens pour le système de santé que lorsqu’il améliore l’accès aux soins. Or, la répartition des responsabilités et la complémentarité des interventions entre le médecin et le masseur kinésithérapeute doit permettre une prise en charge fluide des patients, sans qu’il soit nécessaire d’inscrire dans le code de la santé publique une possibilité pour les masseurs-kinésithérapeutes de se soustraire en toute occasion à toute prescription médicale. Il est, par ailleurs, déjà possible pour un masseur-kinésithérapeute d’accomplir en cas d’urgence, et en l’absence de prescription médicale, les premiers actes de soins nécessaires en masso-kinésithérapie. Un compte rendu des actes réalisés dans ces conditions est alors remis au médecin suite à l’intervention. Enfin, dans le cadre rénové prévu dans un amendement soutenu par le Gouvernement au projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé, les protocoles de coopération pourront permettre aux professionnels de santé de se saisir de l’opportunité de mettre en place de nouvelles modalités de coopération innovantes. Cette démarche respectera les exigences essentielles de qualité et de sécurité des protocoles de coopération, définies après avis de la Haute autorité de santé. Les masseurs-kinésithérapeutes seront concernés par ces perspectives. Telles sont les orientations autour desquelles le Gouvernement souhaite structurer son action en matière d’accès aux professionnels de santé, et en particulier pour les masseurs kinésithérapeutes.

2 Avril 2019 : Reconnaissance du diplôme de kinésithérapeute entre le Québec et la France

11160. − 24 juillet 2018. − M. Laurent Garcia attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santésur la reconnaissance du diplôme de kinésithérapeute entre le Québec et la France. L’ordre des masseurs- kinésithérapeutes français et l’ordre professionnel de la physiothérapie du Québec ont signé, le 6 octobre 2011, un arrangement en vue de la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles (ARM), selon la procédure commune prévue à l’Entente France-Québec, afin de faciliter les échanges bilatéraux entre les thérapeutes en réadaptation physique (TRP) québécois et les masseurs-kinésithérapeutes français. Il semblerait que depuis la réorganisation du programme des études de kinésithérapie en France en 2015, l’ARM ne soit plus applicable en l’état. Il lui demande donc de bien vouloir lui apporter des précisions sur ce sujet afin de répondre aux légitimes inquiétudes des étudiants français en cours d’études au Québec qui souhaitent à l’issue de leur cursus effectuer les démarches pour obtenir une reconnaissance de leur diplôme en France. Une telle incertitude risque de freiner par ailleurs les éventuels candidats tentés de partir étudier cette discipline au Québec.

Réponse. − L’arrangement de reconnaissance mutuelle (ARM) concernant les masseurs-kinésithérapeutes conclu entre la France et le Québec a été signé en 2011. Un avenant a été ajouté en 2014. A la suite de la réingénierie du diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute en France, organisé entre une année d’études communes aux études de santé (PACES), suivie de quatre ans d’études de masso-kinésithérapie, conférant aux étudiants un niveau de master 1 pour un volume horaire de 1980 heures pour l’enseignement théorique et pratique et de 1470 heures de stages, des discussions se sont tenues entre les autorités québécoises et françaises en vue de réviser les termes de l’arrangement de reconnaissance mutuelle pour ajuster les mesures de compensation en fonction des modifications apportées au programme français. A cet effet, un projet d’avenant a été rédigé en 2016, en vue d’ajuster les mesures de compensation compte tenu du nouveau programme d’études français. Cependant, des désaccords subsistent entre les parties et les discussions entourant l’actualisation de l’ARM ont été suspendues. L’ARM n’a donc toujours pas été mis à jour, pour la partie concernant les différences substantielles entre les formations française et québécoise. Cependant, en janvier 2019 lors du rendez-vous annuel sur l’ARM qui a réuni les autorités françaises et les autorités québécoises, il a été acté que le texte de cet ARM devait être réactualisé afin de permettre à nouveau la reconnaissance des qualifications des professionnels français et québécois, en partant du principe que l’accès à la profession au Québec ne devait pas être affecté selon que les diplômes aient été obtenus avant et après la réingénierie du diplôme français.

Lire Le Journal Officiel

19 mars 2019. Formation masso-kinésithérapie, PACES et loi santé

17982. − 19 mars 2019. − M. Adrien Morenas attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur une disposition de l’actuel projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé qui prévoit une réforme de la première année commune aux études de santé dite PACES. En effet, jusqu’à présent, les étudiants intégrant un institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) y accédaient par le biais de la PACES. Il s’agit d’un processus de recrutement qui est en place depuis 1987 et reconnu par un arrêté du 16 juin 2015. Profession qui réalise plus de 2 millions d’actes quotidiens auprès des patients : les masseurs- kinésithérapeutes sont un rouage clé du système de santé. Avec la fusion de la PACES, quel nouvel avenir sera mis en place pour ces derniers ? Alors qu’il est impératif de former davantage de professionnels de santé pour garantir l’accès aux soins partout sur le territoire, il serait nécessaire et pertinent d’intégrer la masso-kinésithérapie à la réforme des études de santé pour renforcer l’interdisciplinarité et développer une véritable filière universitaire comme c’est déjà le cas dans le présent projet de loi pour les autres professions de la PACES. Pourquoi vouloir changer un système qui marche et qui a fait ses preuves ? Il souhaite donc savoir quel est l’avenir réservé aux masseurs-kinésithérapeutes dans le cadre du projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé.

Lien vers le texte

8 mars 2019. L’amendement proposant la création d’un corps d’aides-kinésithérapeutes a été retiré

ASSEMBLÉE NATIONALE, 8 mars 2019, SYSTÈME DE SANTÉ – (N° 1681)

AMENDEMENT

présenté par Mme Sarles, Mme Blanc, Mme Chapelier, Mme Dufeu Schubert, Mme Fontaine-Domeizel, M. Jacques, Mme Khedher, Mme Mauborgne, M. Zulesi, Mme Le Meur, Mme Piron, M. Rebeyrotte, Mme Josso, Mme Vanceunebrock-Mialon, M. Simian, Mme Genetet, Mme Bureau-Bonnard, M. Freschi, M. Buchou, M. Claireaux et M. Ardouin

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L’ARTICLE 3, insérer l’article suivant:

I. – Le titre IX du livre III de la quatrième partie du code de la santé publique est ainsi rédigé :

«Aides-soignants, auxiliaires de puériculture, ambulanciers, assistants dentaires et aides- kinésithérapeutes » ;

II. – Après l’article L. 4393-17 du code de la santé publique, il est inséré un chapitre III ter ainsi rédigé :

« Chapitre III ter : Aides-kinésithérapeutes

« Article L. 4393-18. – La profession d’aide-kinésithérapeute consiste à assister le masseur- kinésithérapeute sous sa responsabilité et son contrôle effectif dans le cadre de la coordination prévue à l’article L.4321-1 du code de la santé publique. La liste des actes que l’aide- kinésithérapeute peut se voir confier est déterminée par décret en Conseil d’État. »

« Article L. 4393-19. – Peuvent exercer la profession d’aide-kinésithérapeute les personnes titulaires du titre de formation français permettant l’exercice de cette profession. Les modalités de la formation, notamment les conditions d’accès, le référentiel des compétences ainsi que les modalités de délivrance de ce titre, sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé, après avis d’une commission comprenant des représentants de l’État et des masseurs-kinésithérapeutes, dont la composition est fixée par décret. »

Le présent amendement vise à créer dans le droit français un statut d’aide-kinésithérapeute, métier qui existe d’ores et déjà de facto dans notre pays et dont l’absence d’encadrement met à risque les patients, en particulier les plus fragiles.

En effet, malgré une démographie dynamique, on constate une pénurie inédite de masseurs kinésithérapeutes dans les établissements de santé, les établissements médico-sociaux et les établissements thermaux. L’étude réalisée en 2018 par le conseil national de l’ordre des masseurs- kinésithérapeutes indique que 3000 postes équivalent temps plein (ETP) ne sont pas pourvus dans les établissements de santé sur les 19 000 programmés.

Aussi, dans ces différents types d’institutions, des non professionnels de santé sont recrutés pour pourvoir des postes de masseurs-kinésithérapeutes vacants et effectuer – illégalement – des actes réservés aux masseurs-kinésithérapeutes pour pallier le déficit dramatique de ces derniers.

Les patients se retrouvent ainsi face à des situations complexes et risquées : refuser des soins réalisés par des non professionnels de santé et changer d’établissement dans des zones sous-dotées ou bien accepter et prendre le risque d’un mauvais diagnostic, d’un mauvais acte aux conséquences parfois extrêmement graves.

Cette situation n’est acceptable pour personne: ni les patients, ni les établissements, ni les masseurs-kinésithérapeutes.

Aussi, il est proposé de créer le statut d’aide-kinésithérapeute qui pourra réaliser certains actes de masso-kinésithérapie sous le contrôle et la direction d’un masseur-kinésithérapeute. Ce statut existe dans de nombreux États européens où la formation initiale et les missions des masseurs- kinésithérapeutes sont proches, voire moins étendues qu’en France. Un statut similaire existe également dans le droit national : le « technicien en physiothérapie » créé par le décret n° 2012-482 du 13 avril 2012 pour les titulaires du diplôme délivré par l’école des techniques thermales d’Aix- les-Bains et obtenu avant le 31 décembre 1982.

La création de cette profession permettrait de renforcer la mobilisation des masseurs- kinésithérapeutes sur des pathologies plus lourdes, d’augmenter les effectifs exerçant au sein des établissements de santé et de gagner en efficience dans les soins prodigués aux patients. Elle viendrait sécuriser une situation actuellement non maitrisée par l’État et ses services, situation aujourd’hui problématique pour les établissements médico-sociaux et les patients.

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