Mobilisations de la symphyse pubienne 

Fred Mitchell Jr considère que la subluxation de la symphyse pubienne est un préalable à tout traitement sacro-iliaque [37]. Aucune étude ne vient infirmer ou confirmer ses dires.

Une petite vidéo montrant comment Ron Maël l’évalue 🙂

Mobilisation caudale d’une branche pubienne par les adducteurs 

Objectifs

Cette manœuvre est réputée avoir un effet mobilisateur sur la symphyse pubienne [37]. Elle va dans le sens d’une rotation antérieure de l’os coxal, d’un assouplissement des fléchisseurs de hanche, d’une mobilisation passive en extension coxo-fémorale. Il s’agit en fait d’un travail des adducteurs contre résistance manuelle avec un point fixe distal, destiné à mobiliser l’os coxal en rotation antérieure. 

Procédure

DCP00529

Le patient est en décubitus, une jambe en crochet, l’autre pendante en dehors de table. Le kinésithérapeute se place du côté de la hanche pendante. Il effectue un appui à la face antérieure de l’extrémité inférieure du fémur et demande au sujet de résister à son appui, ce qui sollicite les adducteurs de hanche (qui sont fléchisseurs en position d’extension), le droit fémoral. Après relâchement, gagner vers l’extension de hanche. 

Variantes

Placer la jambe controlatérale en crochet n’est pas indispensable si l’extension lombaire n’est pas douloureuse. Le dosage de l’appui sur la cuisse peut alors être estimé par la stabilisation de l’EIAS controlatérale à la cuisse à mobiliser : celle-ci ne doit pas être entraînée lors du mouvement par l’extension de la hanche à traiter.

Il est possible de solliciter plus préférentiellement le droit fémoral en opposant une résistance à la jambe à l’aide d’un appui de la jambe du praticien.

Validité 

Aucune validité retrouvée. 

Mobilisation crâniale d’une branche pubienne par le grand fessier 

Objectifs

DCP00528.jpg

Cette manœuvre est réputée avoir un effet mobilisateur sur la symphyse pubienne [37]. Elle va dans le sens d’une rotation postérieure de l’os coxal, d’un assouplissement des fléchisseurs de hanche controlatéraux, d’une mobilisation passive en flexion coxo-fémorale. Il s’agit en fait d’un travail des extenseurs de hanche contre résistance manuelle avec un point fixe distal, destiné à mobiliser l’os coxal en rotation postérieure.

Le patient est en décubitus, jambe à traiter en crochet sur la table. Le kinésithérapeute est homolatéral à la jambe à traiter. Amener le membre inférieur du patient en flexion maximale, en maintenant le membre inférieur controlatéral en extension. 

Il est préférable de ne pas rester dans un plan strictement sagittal, ce qui entraînerait une butée précoce douloureuse du fémur sur l’os coxal mais plutôt déborder largement en flexion / abduction et rotation latérale jusqu’à élévation de la cuisse controlatérale. Demander une contraction isométrique contre-résistance, en allant vers l’extension de hanche («résistez à ma pression comme si vous vouliez poser votre pied sur la table»), puis un relâchement, puis gagner en flexion. Saisir le bord controlatéral de la table est facultatif.

Remarques

Le kinésithérapeute ne peut pas habituellement résister à une contraction majeure du grand fessier, mais la contraction de ce muscle doit être minimale (de l’ordre de 2 kgs), puisqu’elle n’est destinée qu’à aider à la mobilisation passive par le relâchement du patient. 

Ce n’est pas une hérésie de réaliser en bilatéral ces techniques, qui ont le mérite de rassurer le patient sur la solidité de cette région mobilisée dans de grandes amplitudes. Mitchell lui-même juge que ses étudiants se trompent de sens fréquemment sans que cela ne porte à conséquence [38].

Validité

Aucune validité retrouvée.

Manœuvre de décompression de la symphyse pubienne par les adducteurs (Shotgun technic)

Objectifs

Elle est destinée à produire une séparation des surfaces articulaires de la symphyse pubienne à l’aide d’une contraction des adducteurs de hanche en point fixe distal. 

Procédure

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Le patient est en décubitus, jambes en crochet, pieds joints sur la table. Le kinésithérapeute se place latéralement à lui, il stabilise les pieds de sa main ou de son genou posé sur la table. La manœuvre est décrite en deux temps. Dans un premier temps, le kinésithérapeute entoure les genoux du patient de ses bras et demande une abduction horizontale bilatérale isométrique contre-résistance, répétée trois fois. 

Dans un deuxième temps, le kinésithérapeute place son avant-bras entre les genoux du patient et demande au patient de serrer l’avant-bras en rapprochant les genoux. Cette manœuvre produit habituellement un bruit de cavitation témoignant de la séparation effective des surfaces articulaires [37].

Remarque

La justification du premier temps de la manœuvre apparaît obscure : obtenir un relâchement des adducteurs par inhibition réciproque et contraction des abducteurs horizontaux, avant de les faire se contracter fortement dans le deuxième temps. Mais ce premier temps est aussi en mesure de mobiliser le sacrum entre les os coxaux par une traction bilatérale des piriformes à l’aide d’un point fixe distal, les piriformes ne disposant pas d’attaches sur l’os coxal.

Validité 

Aucune validité retrouvée.


Références bibliographiques

[37] Mitchell Jr F. The muscle energy manual. Evaluation and treatment of the pelvis ans sacrum. Volume 3. MET Press. 2001

[38] Mitchell Jr F. The muscle energy manual. Concepts and Mechanisms, the Musculoskeletal Screen, Cervical Region Evaluation and Treatment. Volume 1. MET Press. 2005

 

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