Effets secondaires néfastes des traitements de la gonarthrose

Sans titre

L’arthrose du genou est incurable et les patients vivent généralement environ 30 ans avec la maladie. 

Les traitements médicaux les plus courants sont palliatifs et à court terme et ne tiennent pas compte des risques à long terme. 

Cette revue systématique a eu pour but d’évaluer les preuves actuelles sur leur inocuité à long terme (≥ 12 mois).

Méthodes 

Les bases de données Cochrane sur les examens systématiques, Medline et PubMed ont été systématiquement explorées de 1990 à juillet 2017, inclusivement. 

Les critères d’inclusion étaient les suivants : 

  1. Publications examinées par des pairs sur les traitements de la gonarthrose, 
  2. traitant spécifiquement de la sécurité des traitements,
  3. avec un suivi de ≥ 12 mois et 
  4. une qualité correspondant à un score de Downs & Black ≥ 13.

Résultats 

Trente-quatre études remplissaient les critères d’inclusion. Les modifications du mode de vie (exercice modéré et perte de poids), le paracétamol, la glucosamine, l’injection intra-articulaire d’acide hyaluronique et de plasma riche en plaquettes (PRP) présentent un faible risque d’effets néfastes et sont bénéfiques sur 12 mois ou plus. 

Bien que les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) soulagent la douleur, ils sont associés à un risque accru de complications médicales. 

Les injections de cortisone sont associées à une dégénérescence radiologique du cartilage au delà de12 mois. 

L’arthroscopie pour les déchirures méniscales dégénératives retrouvées dans une gonarthrose multiplie par 3 le risque de pose d’une PTG. 

La PTG améliore les résultats principaux de la gonarthrose mais présente un faible taux de complications médicales importantes.

Conclusions 

Étant donné l’innocuité et l’efficacité d’interventions axées sur le mode de vie, telles que la perte de poids et l’exercice, il convient de les recommander à tous les patients en raison du faible risque de préjudice. 

L’utilisation des AINS doit être minimisée pour éviter les complications gastro-intestinales. 

Le traitement par les opioïdes est dépourvu de preuves d’utilisation et présente un risque élevé d’effets nocifs à long terme. 

L’utilisation des injections d’acide hyaluronique et de PRP peut offrir un bénéfice symptomatique supplémentaire sans risque de préjudice. 

La PTG est associée à des complications médicales importantes mais elle est justifiée par l’efficacité du remplacement articulaire dans la maladie au stade avancé.

Futurs arguments 

«Bien sûr, vous pouvez vous faire injecter de la cortisone dans le genou, mais vous allez perdre du cartilage en 12 mois»

«Vous faire retirer le ménisque ? Si c’est votre choix, mais vous aurez trois fois plus de risque de vous faire mettre une prothèse»

«Vous faire injecter du Synvisc ? C’est encore remboursé, ça ?»


Références bibliographiques 

Sans titreCharlesworth J, Fitzpatrick J, Perera NKP, Orchard J. Osteoarthritis- a systematic review of long-term safety implications for osteoarthritis of the knee. BMC Musculoskelet Disord. 2019 Apr 9;20(1):151. doi: 10.1186/s12891-019-2525-0.

Articles en rapport avec le sujet

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s