Mobilisation passive de la cheville en flexion


Sans titre

Les trouvailles de cette vieille étude de Green dans PT en 2001 n’ont pas été démenties par les études plus récentes. Tout se passe comme s’il suffisait d’une mobilisation passive en glissement postérieur du talus pour améliorer franchement l’entorse aiguë de cheville. Pas étonnant que les ostéopathes ont imaginé que le talus pouvait se déplacer en avant dans une entorse 🙂

Version classique, quasi scolaire

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Mobiliser la surface convexe du talus sous la surface concave du tibia doit classiquement se réaliser à l’aide d’un glissement dans le sens contraire du mouvement.

Procédure

Le patient est en décubitus. Placer un coussin sous le genou afin de le fléchir. Placer un coussin-cale sous l’extrémité inférieure du tibia, afin d’encourager son glissement postéro-antérieur. Contacter le col du talus avec le bord ulnaire de la main, la tête des métatarsiens avec l’autre main. Imprimer un mouvement de flexion dorsale, avec glissement postérieur de l’os talaire sous le tibia en repoussant la tête des métatarsiens.

Variante pied en bout de table, qui va bien

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Placer le pied en dehors de la table. Glisser un coussin ou une serviette roulée sous le tibia pour protéger le tendon achilléen.

Placer la plante du pied en contact avec la cuisse du kinésithérapeute. Ajuster le degré de prono-supination en fonction du ressenti du praticien. Demander au patient de relever les orteils et de fléchir activement la cheville pour compléter l’amplitude active possible, puis de se relâcher.

Contacter de la première commissure d’une main le col du talus. Renforcer l’appui avec la deuxième main. Ajuster la hauteur de la table pour le confort. Mobiliser passivement le talus sur le tibia, à vitesse lente, rythmique, dans le sens antéro-postérieur.

Utilité

BoussoleUne mobilisation passive en flexion de cheville doit être entreprise précocément chez les patients souffrant d’entorse latérale. Cela permet une amélioration significative des amplitudes et du seuil de pression à la douleur consécutives au traitement [23]. Dès la première séance le résultat est significatif, ce qui justifie les pratiques empiriques de « repositionnement de l’astragale antérieure » [10].

D’une manière générale, l’ajout de thérapie manuelle aux exercices actifs permet sur un mois une amélioration cliniquement significative sur la douleur et les activités des patients souffrant d’entorse de cheville, statistiquement significative sur 6 mois, comparativement à une prise en charge uniquement basée sur ces mêmes exercices actifs [4].


Références bibliographiques

[4] Cleland J et al. Manual Physical Therapy and Exercise Versus Supervised Home Exercise in the Management of Patients With Inversion Ankle Sprain: A Multicenter Randomized Clinical Trial. J Orthop Sports Phys Ther 2013;43(7):443-455.

[10] Green T, Refshauge K. A randomized controlled trial of a passive accessory joint mobilization on acute ankle inversion sprains. Physical therapy. Vol 81 n°4. Avril 2001

[23] Yeo HK, Wright A. Hypoalgesic effect of a passive accessory mobilisation technique in patients with lateral ankle pain. Man Ther. 2011 Aug;16(4):373-7.

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