L’échographie d’épaule pour quoi faire ?


snow winter glass frozen
Photo de burak kostak sur Pexels.com

L’échographie dans le cadre des scapulalgies est une technique d’imagerie relativement peu coûteuse et accessible, mais est-elle utile au kinésithérapeute ? 

Cette étude de cohorte prospective a inclus des patients scapulalgiques consultant un physiothérapeute néerlandais en première intention.

Elle a étudié l’impact de l’utilisation de l’échographie sur la prise en charge, le bilan diagnostique, les modalités de traitement et la récupération.

Méthodes 

Les 389 patients scapulalgiques ont été évalués au départ et suivis pendant 6, 12 et 26 semaines. Le bilan diagnostique, y compris l’utilisation d’échographie, et les stratégies de traitement ont été notés par les thérapeutes à 3, 6 et 12 semaines.

Résultats

La plupart des patients (41%) ont reçu un diagnostic de syndrome de conflit / douleur sous-acromial après un examen physique ou échographique. Ce dernier a été utilisé chez 31% des participants. La tendinopathie était l’anomalie la plus retrouvée dans cette sous-population. 

Les patients ayant bénéficié d’échographie ont été traités plus fréquemment par des exercices actifs. 

Les patients n’en ayant pas bénéficié étaient plus susceptibles de recevoir des massages, un traitement des points-gâchettes ou des techniques de mobilisation. 

Les analyses de régression logistique n’ont pas montré d’association significative entre la présence d’une échographie et la récupération après 26 semaines. 

Conclusion 

Utiliser l’échographie ne semble pas influencer le diagnostic ni le pronostic, mais influence le choix de la modalité de traitement. A noter que ces conclusions se limitent à des données d’observation et qu’il faudrait une étude contrôlée randomisée de bonne qualité pour avoir un avis plus tranché. 

Commentaires 

Je peine à trouver la logique de ces conclusions. Pourquoi rechercher des lésions anatomiques pour n’en rien faire ?

Je suppose que les physios adeptes d’échographie sont plus formés à l’EBP et donc plus enclins à pratiquer des exercices actifs que du bricolage passif ?

En tout cas, ils ne sont pas plus vieux que ceux ne pratiquant pas l’échographie, ce n’est donc pas un gap générationnel.

Seules différences entre les physio-écho et les physio-non écho : l’échographie est encore un joujou de mecs (35 sur 38 la pratiquant sont des hommes). Encore le syndrome de l’ingénieur biomécanicien, qui doit toucher plus les hommes que les femmes ?


Références bibliographiques 

X24687812Karel YHJM, Miranda A, Thoomes-de Graaf M, Scholten-Peeters GG, Ottenheijm RP, Koes BW, Verhagen AP. Does the outcome of diagnostic ultrasound influence the treatment modalities and recovery in patients with shoulder pain in physiotherapy practice? Results from a prospective cohort study. Musculoskelet Sci Pract. 2019 Jun;41:28-35. doi: 10.1016/j.msksp.2019.03.003.

Articles en rapport avec le sujet

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s