Le cuboïde

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Et ça sert à quelque chose de mobiliser le cuboïde ? Euh….
Oldies but goldies, quelques notes passent les années sans que leurs conclusions soient trop remises en cause… Ou pas. Je profite de l’été pour ce retour vers le (peut être) futur. Note rédigée originellement dans ActuKiné le Mardi 25 Juin 2013

Un petit florilège de techniques utilisables. Des classiques, des anecdotiques, des à essayer.

Noter qu’il s’agit de techniques avancées post-DE ; avec le nouveau référentiel des études, l’étudiant devenant maître de son propre parcours pédagogique, il y a peu de chances qu’il puisse tout seul réinventer la roue.

Évaluation et traitement par Ann Hoke :

Une description très précise du mouvement du cuboïde et de l’analyse lésionnelle par cette enseignante en thérapie manuelle orthopédique. Ann Hoke précise que le verrouillage (closed-packed position) supérieur de l’os se fait avec, lors du mouvement terminal une rotation médiale de l’os selon son grand axe (sa face supérieure vient regarder vers l’axe médian du corps).

Les techniques de thrust laissent un peu sur la faim le lecteur pour le «repositionnement du cuboïde inférieur» (toujours ce problème de mise en tension antérieure de la cheville), mais semblent plus crédibles pour le traitement du cuboïde «supérieur».

Les mouvements du cuboïde selon Kapandji :

Le cuboïde sert de console d’appui aux cunéiformes, notamment au 3°. Ses mouvements sont très limités vers le haut, de part la saillie de la grande apophyse du calcanéum, véritable rostre qui fait butée à la partie supérieure de l’interligne et la tension du puissant ligament calcanéo-cuboïdien plantaire, qui limite rapidement le bâillement inférieur de l’interligne. Par contre, vers le bas, le cuboïde glisse facilement sur la convexité de la facette calcanéenne, seule l’arrête la tension du faisceau externe du ligament de Chopart.

Il existe donc deux positions extrêmes :

  1. Une position de stabilité dans laquelle le cuboïde est placé en fin de glissement latéral et supérieur par rapport au calcanéus, sous l’action de l’appui.
  2. Une position d’instabilité dans laquelle le cuboïde est placé en fin de glissement médial et inférieur par rapport au calcanéus

Cela signifie que calcanéus, cuboïde, talus et naviculaire présentent donc une position instable commune (l’inversion) et une position stable commune (l’éversion).

Les mouvements entre naviculaire et cuboïde :

  • Lors du creusement de la voûte, la partie centrale du pied monte, la rotation « interne » du naviculaire s’accompagne d’une rotation « externe » du cuboïde, avec ouverture du ligament bifurqué (le Y de Chopart).
  • Lors de l’aplatissement de la voûte, la partie centrale du pied descend, la rotation « externe » du naviculaire s’accompagne d’une rotation « interne » du cuboïde, avec fermeture du ligament bifurqué.

La technique du fouet, par Jean-Michel Brismée :

Démonstration d’une technique bien classique, qui semble réalisée en deça de la vitesse habituelle (voir cette autre vidéo qui explique pour quelle raison ne pas le faire sur une entorse de cheville fraîche…)

Si vous êtes surpris de tout d’un coup bien comprendre l’américain avec l’accent texan, c’est que vous ne vous documentez pas assez (pub).

Le cuboîde traité par Ted Jedynak, podologue :

Après la démonstration précise des points d’appui pour les mobilisaitons passives et thrusts, trois techniques :

1) Une mobilisation passive douce en procubitus

Pour l’apprentissage de la mobilisation passive.

2) La technique du serpent noir (!), une variante du fouet

Notez la nécessité de réaliser une circumduction du pied et la majoration en fin de mouvement de l’inversion

3) Une technique en décubitus :

Elle apparait plus sécurisante que les précédentes. Il s’agit ici de provoquer un creusement de la voûte médiale par appui renforcé sur la face dorsale de l’os sous traction.

  1. Le pouce est placé sur la face dorsale du cuboïde, la main se refermant sur le médio-pied avec la pulpe des doigts en contact avec le milieu de la voûte plantaire.
  2. L’autre main vient renforcer la premiè
  3. La jambe du patient est écartée du plan de la table
  4. Le pied du patient et les mains du praticien sont enserrées entre les genoux du praticien
  5. Le thrust réalise une traction brusque du médio-pied, après mise en compression

 

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