Plaidoyer pour (enfin) automatiser l’évaluation du patient 


EVA & GRoC

Imagine-t’on un généraliste, à chaque fois qu’il a besoin d’un examen biologique, être obligé de le faire lui-même et consacrer le temps de la consultation à remplir le rôle de l’infirmière et du laboratoire d’analyse ? Evidemment non.

Il retrouve, par courrier ou sur son logiciel professionnel les données dont il a besoin lorsqu’il est face au patient.

Pourquoi en serait-il autrement pour nous ?

Quels sont les valeurs objectives utiles au kinésithérapeute ?

A côté des questionnaires généralistes et passe-partout, du style EVA, GRoC et pain-drawing, une floppée d’auto-questionnaires ont été validés, pour chaque pathologie (comme les Quick Dash, Start Back Screening Tool, Eifel, NDI, …), pour certains depuis des décennies. Pourquoi ré-inventer la roue ?

Bon, ne regardez pas le bout de vos pompes, vous n’êtes pas le seul à ne pas les remplir, mais ça tombe bien : ce sont des AUTO-questionnaires.

Objectifs, vous avez dit objectifs ?

Est-ce que ces questionnaires sont objectifs ou subjectifs ? Ils font appel à la subjectivité du patient mais ils représentent les seuls indicateurs sur lesquels se basent les études pour se prononcer sur la pertinence ou non d’une technique ou prise en charge. Donc, il m’apparaît licite de se baser sur eux.

Ben t’as qu’à les faire remplir aux patients…

Oui, bien sûr, mais avec les outils d’aujourd’hui, pas à la plume Sergent-Major avec des pleins et des déliés sur un cahier à petits carreaux. Même à 80 ans, ils ont un smartphone dans la poche et en plus, ils s’en servent.

J’ai besoin : 

  • Que mon logiciel professionnel envoie systématiquement un SMS à chaque patient quelques heures ou la veille du rendez-vous, ne serait-ce que pour lui rappeler,
  • Qu’il y joigne un lien vers une appli dans lequel le patient remplira sa «feuille de température» avec l’EVA, le GRoC, le pain drawing actualisés et toutes les X séances le score qui va bien pour mesurer l’étendue de son problème.
  • De pouvoir consulter ces données sur le logiciel en cliquant sur la fiche du patient.

Trop demander ? Ils pourraient gérer les arcanes des mutuelles, les lubies des penseurs de la CNAM et pas çà ?

Je n’ai pas besoin :

  • Qu’on me confonde avec un exécutant, dont le job consiste à passer des heures à cliquer sur un écran, comme un employé de grande surface dont le rôle consiste à faire l’inventaire des barils de lessive, à vérifier si les rayons sont bien remplis pour rendre compte à son chef de rayon médecin ou à la direction du magasin CNAM.

C’est un deal entre le patient et moi : c’est d’ailleurs pour ça que je choisi et achète le logiciel qui me convient.

Et si les patients ne le font pas ?

S’ils ne font pas non plus leur lit, ne se lavent pas les dents, ne donnent pas à manger à leurs gosses, … , c’est de leur responsabilité. Pour leur santé, ce serait différent ? Ils viendraient se faire réparer chez le mécanicien en lui laissant leur véhicule pour la demi-heure et ce dernier serait le seul à avoir la valise informatique permettant d’évaluer la bonne santé de leur véhicule ? Il y a des kinés qui pensent encore que cela fonctionne comme çà ?

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