Se bouger pour éviter la lombalgie ? Pas si simple


people wearing running shoes
Photo de RUN 4 FFWPU sur Pexels.com

L’objectif de cette revue systématique était d’étudier le caractère pronostique de l’activité physique au cours de la lombalgie.

Douze études ont été considérées comme éligibles pour cette revue systématique. Parmi celles-ci, six incluaient des patients atteints de lombalgie chronique, quatre études ne précisaient pas la durée des symptômes des patients, une étude incluait des patients présentant une lombalgie aiguë et une étude incluait des patients présentant une lombalgie subaiguë. 

Les études incluses étaient hétérogènes en termes d’évaluation de l’activité physique, de résultats, de durée du suivi et de méthodes statistiques. Par conséquent, la mise en commun des résultats n’a pas été réalisée. 

Résultats 

Les auteurs ont trouvé des preuves limitées en défaveur d’un rôle pronostique de l’activité physique au cours de la lombalgie.

Conclusion 

Malgré des recherches récentes dans ce domaine, cette revue systématique considère qu’il existe des preuves de faible qualité selon lesquelles l’activité physique pourrait ne pas être un facteur pronostique pour prévoir la douleur et l’invalidité chez les patients atteints de lombalgie.  

Commentaire 

Il faut aller dans la discussion de l’article pour en savoir plus. 

L’injonction «bougez-vous si vous ne voulez pas avoir mal au dos !» ne semble pas suffire. La plupart des études n’indiquent pas qu’être plus actif soit associé avec le fait d’avoir moins de douleurs dans la lombalgie chronique. 

Les auteurs indiquent classiquement qu’il faudrait des études de meilleure qualité pour se prononcer plus sérieusement, que la mesure de l’activité physique n’est pas homogène selon les études ce qui empêche de faire une méta-analyse, que les articles en espagnol et en azerbaïjanais n’ont pas été pris en compte, …. Mais de facto, on n’est pas dans l’évidence d’envoyer tout le monde en salle de sport (techniques déjà pensées en 2000 avec la restauration fonctionnelle du rachis, pour les résultats que l’on sait avec le coût que l’on devine).

C’est peut être quand même une question d’activité. Mais cérébrale alors. Celle du patient et du kiné ?


Références bibliographiques 

ejp.2019.23.issue-7.coverOliveira CB, Pinheiro MB, Teixeira RJ, Franco MR, Silva FG, Hisamatsu TM, Ferreira PH, Pinto RZ. Physical activity as a prognostic factor of pain intensity and disability in patients with low back pain: A systematic review. Eur J Pain. 2019 Aug;23(7):1251-1263. doi: 10.1002/ejp.1395.

Article en accès libre

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