La proprioception cervicale est limitée


close up photo of dart pins on dartboard
Photo de Hasan Albari sur Pexels.com

Généralités 

La rotation cervicale inférieure est anatomiquement liée à l’inclinaison latérale homolatérale de par la conformation des articulaires postérieures. Une rotation controlatérale est possible grâce au rachis cervical supérieur. Cliniquement une rotation pure, sans inclinaison latérale parasite est l’indication d’un mouvement de qualité.

Les rotateurs profonds du cou produisent de la rotation selon un axe vertical. Ce sont les grand droit postérieur, oblique supérieur et inférieur de la tête, les splénius.

Les rotateurs superficiels comprennent le SCM, les scalènes, les trapèzes supérieurs, l’élévateur de la scapula. Ces muscles sont rotateurs mais participent aussi fortement à l’inclinaison latérale. En conséquence, leur prédominance parmi les rotateurs va, selon Sahrmann [33], compromettre la rotation pure selon un axe vertical.

Observations & signes cliniques 

Analyse de la rotation globale du cou 

 Cette analyse est destinée à vérifier la capacité du sujet à réaliser des mouvements purs de rotation.

1°- Patient assis, lui demander de réaliser une rotation complète vers la droite et la gauche, sans consignes supplémentaires.

Des mouvements parasites peuvent se voir, en plus de la douleur. L’irruption d’une extension lors du mouvement de rotation peut être l’indication d’une prédominance du SCM qui étend le rachis cervical supérieur. La présence d’une flexion et/ou d’une translation antérieure concommitante peut être aussi l’indication d’une prédominance du SCM ou des scalènes antérieur et moyen.

2°- Reprendre les mouvements actifs en lui donnant la consigne d’une rotation cervicale pure, autour d’un axe vertical matérialisé par un doigt sur le vertex, dans une position érigée du tronc, sans participation des épaules et du tronc. Le patient assis, mains sur les cuisses, scapula en position neutre, reçoit l’instruction : «tournez votre tête et votre cou le plus loin possible de chaque côté en maintenant votre visage dans un plan vertical et le regard horizontal»

Il doit réaliser une rotation de l’ordre de 70 à 80° de chaque côté, sans mouvement dans un autre plan que le plan horizontal.

Cette rotation pure peut limiter les douleurs engendrées par ces mouvements altérés.

3°- Demander le même mouvement en soutenant les avant-bras du patient pour réduire les tensions neurales et/ou trapèziennes : même chez des sujets jeunes et sains, une augmentation de l’ordre de 10° de la rotation cervicale se retrouve lorsque leurs avant-bras sont posés sur des accoudoirs comparativement au même  mouvement de rotation réalisé en position de repos scapulaire sans appui anté-brachial [2]. 

Valeurs 

Le test est positif lorsque le patient ne peut pas faire ce mouvement sans mouvements dans un autre plan (inclinaison latérale, flexion ou extension), ce qui est plus fréquent chez les patients cervicalgiques.

cropped-boussole-6.pngFiabilité 

La fiabilité inter-examinateurs est très bonne [39]. 

Mesures 

La réduction de la vitesse des déplacements, les erreurs de positionnement articulaire sont fréquemment retrouvées chez le cervicalgique [Hesby 2019]. Les appareils « électroniques » comme The Fly (voir en infra) sont plus fiables et valides que les évaluations classiques pour évaluer les schémas de mouvement perturbés. 

Test de poursuite oculaire en torsion cervicale (Smooth Pursuit Neck Torsion Test) 

Il s’agit de rechercher des perturbations des capacités de poursuite oculaire, contemporaines de la cervicalgie notamment celle attribuée à un fléau cervical. 

Procédure 

Le patient est assis sur un tabouret dans un coin de pièce. Un triangle équilatéral, avec des côtés de 1 m de long, est marqué sur le sol. Le tabouret est placé au sommet du triangle. Deux bâtons sont enfichés dans des socles en polystyrène sur les autres sommets du triangle. Les deux bâtons ont des marqueurs de couleur (pinces à linge) qui peuvent être ajustés au niveau des yeux des participants. 

Un appareil photo est positionné sur un trépied exactement au centre du triangle et peut être réglé au niveau des yeux. 

Cinq tests sont effectués en position assise. 

Le patient est invité à effectuer des déplacements de la têt et du cou aussi précisément et aussi rapidement que possible pendant les tests.

Chaque test est enregistré sur vidéo pendant 10 secondes. Aucun temps de repos n’est autorisé entre les tests, sauf pour permettre un temps d’instruction court pour le test suivant. Les lunettes et les lentilles de contact sont portés comme d’habitude.

1- Mouvements oculaires à droite et à gauche tout en maintenant la tête dans la position neutre :

En position assise redressée, les marqueurs ajustés au niveau des yeux. Le sujet doit maintenir sa tête en position neutre tout en déplaçant ses yeux latéralement d’un marqueur à l’autre le plus rapidement possible pendant 10 secondes. 

2- Stabilité du regard

Les sujets ont été invités à maintenir un regard stable sur l’appareil photo tout en déplaçant leur tête vers la gauche et vers la droite aussi loin et aussi vite que possible pendant 10 secondes. 

3- Mouvements séquentiels de la tête et des yeux

« Déplacez vos yeux vers le marqueur droit tout en maintenant votre tête immobile, puis tournez la tête vers le même marqueur, en gardant le regard fixe, ensuite, déplacez vos yeux vers le marqueur gauche tout en gardant votre tête sur le côté droit, puis tournez votre tête vers le marqueur gauche, faites-le aussi précisément et aussi vite que possible, continuez pendant 10 secondes ». 

4 & 5 – Mouvements de la tête avec une rotation relative du cou de 45 ° vers la droite / gauche :

Le test des mouvements oculaires décrit précédemment, a été répété avec une rotation relative du cou de 45 ° vers la gauche et la droite.

Les sujets sont assis sur le tabouret à 45° vers la gauche et tournent la tête vers l’appareil photo, soit une rotation relative de 45°. Idem en assise à 45° vers la droite.

Une classification en trois grades, qualitative ordonnée, de la qualité de la poursuite peut être réalisée. 

cropped-boussole-6.pngFiabilité 

Les kappas pondérés indiquent la plupart du temps une bonne concordance entre examinateurs (k > 0,7) [7]. 

Validité 

Comparé à Se Sp RV+ RV- Références bibliographiques
Données chez le sujet sain 0,78 0,86 5,57 0,26 Della Casa 2014
Électro-oculographie 0,63 0,89 5,73 0,42 Daly 2018

La position en rotation du cou est facilitatrice pour ce test chez les patients cervicalgiques et ne le serait pas chez les patients vestibulaires [40].

Mesure de la proprioception cervicale au stylo laser

Objectifs

L’expérience de Revel [32] est utilisée pour en faire un test proprioceptif cervical. 

Procédure 

Un pointeur laser est placé sur la tête d’un patient, fixé allumé sur un casque de vélo. Il est en face d’une cible murale à 90 cm. Le patient doit :

  • Positionner le faisceau laser au centre de la cible, 
  • Fermer les yeux 
  • Faire, yeux fermés, une rotation cervicale, plutôt lentement, pour ne pas solliciter le système vestibulaire
  • Se replacer dans la position supposée de départ yeux fermés. 

Le praticien mesure la distance entre le centre de la cible et le centre supposé. Il faut au moins 6 essais pour la mesurer précisément.

cropped-boussole-6.pngFiabilité 

La fiabilité est bonne [8] 

Valeurs 

Il semble difficile de donner une valeur moyenne représentative des différentes études, d’autant que le nombre de répétitions influe sur le résultat (effet d’apprentissage). 

cropped-boussole-6.pngValidité 

En général, ce test ne discrimine pas les cervicalgies non-traumatiques des cervicalgies attribuées à un fléau cervical, mais les cervicalgiques de toutes étiologies pourraient globalement présenter de moins bonnes performances que les sujets contrôles [8]. 

Selon Savignat [35], les sujets sains sont capables de repositionner leur regard dans un cercle de l’ordre de 3,5 cm, mais les sujets cervicalgiques se situent autour d’un cercle de 6 cm de rayon. Un seuil de 4,5 cm pourrait être discriminant entre les deux populations. 

Le test à pointeur laser est bien corrélé avec une mesure utilisant les ultra-sons [8].

Le Fly Test 

C’est une variante du test de Revel proposée par la société NeckCare, exemple de plusieurs études utilisant des capteurs 3D Fastrak™ à la place du pointeur laser [17]. 

Procédure 

Le patient est face à l’écran de l’ordinateur, un capteur de mouvement de sa tête sanglé sur le vertex. Deux curseurs bleu et noir sont visibles sur l’écran de l’ordinateur. Le bleu décrit les mouvements de la tête grâce à ceux du capteur, le noir trace sur l’écran le chemin imposé par le logiciel. Seuls ces curseurs sont visibles sur l’écran et non leur trajectoire, de façon à ne pas permettre au sujet de prédire la direction du mouvement futur. 

Les sujets sont invités à suivre le plus précisément possible le chemin tracé par le curseur noir. La durée du trajet est ralentie en présence de courbes, accélérée dans les lignes droites. Un mouvement est réalisé préalablement deux fois de suite, pour que le sujet se familiarise avec la prise de mesure. Ensuite, chacun des trois mouvements est réalisé, dans un ordre aléatoire et répété trois fois selon trois classes de difficultés, avec 10 secondes de repos entre chaque épreuve. 

La précision dans l’amplitude (AA), la direction (DA) et l’absence de saccades lors du mouvement (jerk index – JI) sont notées. 

cropped-boussole-6.pngFiabilité & validité

Le Fly Test est un outil d’une bonne fiabilité, capable de détecter les déficiences du contrôle de la région cervicale chez des patients cervicalgiques comparativement aux sujets sains [17]. 

Il y a un effet significatif de l’âge, mais non du genre. Les valeurs AA apparaissent plus élevées chez les sujets très âgés, témoignant d’une moins grande précision. La DA apparait elle aussi moins importante chez ces sujets, comme chez les sujets de 55 à 64 ans. Les gestes saccadés augmentent avec l’âge mais n’apparaissent pas globalement différents. Les valeurs ne sont pas corrélées à la taille, au poids, à l’IMC [26]. 

Les valeurs apparaissent différentes entre les sujets sains et les patients souffrant de cervicalgie attribuée à un fléau cervical suite à une collision automobile. Dans cette dernière population, il apparaissait que les sujets ayant les plus faibles résultats au début de l’étude voyaient une amélioration de leur performances, sur un an [25]. 

Évaluation de la proprioception cervicale à la webcam

C’est en gros le test de Revel couplé au Fly-test.

1

Population-cible 

20 sujets cervicalgiques non-spécifiques (dont des cervicalgies attribuées à un fléau cervical), dont 13 femmes. Ils ne devaient pas avoir bénéficié de thérapie manuelle dans les trois jours précédents, ni de médicaments susceptibles d’affecter leur proprioception, comme le Tramadol ou le Naproxen.

Matériel 

Un stylo laser monté sur un serre-tête. Une cible placée à 100 cm. Une webcam (Microsoft LifeCam Studio 1080p HD Sensor) filmant les mouvements du faisceau laser.

Procédure 

Les tests sont réalisés dans un ordre aléatoire. Le sujet est assis sur une chaise (avec dossier) positionnée à 1 mètre d’un mur vertical auquel les motifs de test étaient fixés. Les motifs ont été imprimés sur du papier A3 où une bande noire de 5 mm (lemniscate) et une bande verte de 10 mm (triangles) représentaient le motif central. Le motif en 8 avait une hauteur de 13 cm et une largeur de 34,5 cm, avec une longueur totale de la zone interne de 94 cm. Le motif en triangles mesurait 13 cm de haut et 23,4 cm de large, avec des lignes horizontales de 23,4 cm de long, des lignes diagonales de 26,6 cm de long et une longueur totale de la zone interne de 100 cm. 

Les deux modèles avaient cinq lignes supplémentaires plus minces tous les 5 mm des deux côtés de la ligne principale pour distinguer cinq zones de déviation. 

Avec un pointeur laser fixé sur son front, le sujet doit suivre les bandes de chaque motif: «aussi précisément que possible» ou «aussi précisément et rapidement que possible» et dans les deux sens (horaire et anti-horaire) en commençant à partir du centre de chaque motif. 

Chaque tâche est réalisée une fois. 

Pour tous les tests, le tracé laser du motif a été enregistrée à l’aide d’une webcam placée à 0,5 m devant le patient (voir photo dans l’article). 

Les fichiers vidéo sont enregistrés. Le test est considéré comme terminé lorsque le sujet est revenu à la position de départ centrale.

Mesures

Le temps et la fréquence des erreurs (dépassement des marges d’erreur permises) et leur amplitude ont été notés.

cropped-boussole-6.pngFiabilité 

Les fichiers vidéo ont été évalués indépendamment par deux évaluateurs (R1 et R2) au ralenti à 1/8 de la vitesse normale. Les vidéos de trois sujets sélectionnés au hasard ont été réévaluées quatre semaines plus tard par chaque évaluateur, sans connaître les résultats initiaux, afin de déterminer la fiabilité intra-évaluateur. Un entrainement préalable des évaluateurs a été réalisé. 

La fiabilité intra-évaluateur et inter-évaluateur était importante, voire quasiment parfaite (ICC entre 0,76-1,00), ainsi que la faisabilité.

Référence bibliographique 

Werner IM, Ernst MJ, Treleaven J, Crawford RJ. Intra and interrater reliability and clinical feasibility of a simple measure of cervical movement sense in patients with neck pain. BMC Musculoskelet Disord. 2018 Oct 5;19(1):358. doi: 10.1186/s12891-018-2287-0.

Évaluation de la proprioception cervicale au CROM 

Procédure 

Le sujet est assis dans une position érigée sur un tabouret sans dossier, les pieds au sol, coiffé d’un CROM device. La position de référence, tête en rotation neutre, est choisie par le patient. Le CROM est réglé sur 0° dans cette position, puis le sujet est invité à fermer les yeux, mémoriser la position de départ, réaliser une rotation de l’ordre de 30° et replacer sa tête dans la position estimée de départ, sans qu’il y ait de vitesse imposée.

Le différentiel entre la position de départ et d’arrivée illustre la qualité proprioceptive du cou du sujet.

Le même test est réalisé en une minute un maximum de trois fois dans chaque secteur de rotation, pour éviter la survenue de douleurs liées à la répétition du geste. 

cropped-boussole-6.pngFiabilité 

La fiabilité est bonne [42].

Validité 

La corrélation avec la mesure de la proprioception cervicale au stylo laser est très variable en fonction des données, de moyenne a excellente. La précision du repositionnement de tête diffère significativement entre sujets sains et patients, mais la différence est très faible, de l’ordre du degré (erreur de repositionnement en moyenne de 2,7°, un peu moins de 2° chez les sujets sains). Elle doit varier avec le nombre des répétitions du test. 

Techniques

Mobilisation active dynamique des rotateurs agonistes à la rotation cervicale supérieure

3

Procédure 

Patient en décubitus, tête reposant sur l’abdomen du kinésithérapeute placé en bout de table. En présence d’un défaut de rotation gauche (distance menton-acromion asymétrique, plus grande à gauche qu’à droite), demander au sujet une rotation active dnamique concentrique en direction du secteur limité. 

2

Veiller à ce que le patient réalise un mouvement actif dans toute l’amplitude en adaptant la résistance, avec un maximum de flexion cervicale inférieure, menton glissant à la face antérieure du thorax.

Diagonales de sollicitation dynamique des agonistes de la convergence et de la divergence cervicale

Voir les paragraphes consacrés à ces techniques dans le traitement actif de la flexion et de l’extension cervicale.

Travail proprioceptif cervical sur cible

Il s’agit d’utiliser le dispositif de mesure de la proprioception cervicale au stylo laser et d’en faire une technique rééducative, le patient assis casqué avec un stylo laser visant le centre d’une cible au mur devant être capable de retrouver précisément ce centre les yeux fermés après avoir effectué une rotation gauche ou droite. 

Les cervicalgiques chroniques ont de moins bons résultats que les sujets sains ;  Après entraînement, les performances s’améliorent, les douleurs s’amendent, traduisant l’importance du travail de la boucle oculo-cervicale dans les cervicalgies [31]. 

Le laser est d’une utilisation difficile en pratique courante (risque d’aveuglement avec le faisceau laser).

Travail proprioceptif avec une webcam

Basé sur un logiciel en accès libre (Xlabsgaze ®, https://xlabsgaze.com/showcase/), compatible avec n’importe quelle webcam, il est désormais possible d’utiliser la reconnaissance faciale pour diriger des objets figurant sur l’écran (vaisseau spatial, fourmis, ballons, …) à l’aide du mouvement du visage. 

La validité de ce dispositif pour déterminer les capacités proprioceptives reste encore à démontrer [46], mais le patient peut utiliser chez lui ou au cabinet ce dispositif à des fins rééducatives. 

Variante 

Le patient se confectionne une lorgnette à l’aide d’un journal roulé. La rééducation consiste à viser à la lorgnette un point sur le mur, tourner la tête, fermer les yeux, se repositionner à l’endroit supposé du point, ouvrir les yeux. En présence d’un déficit proprioceptif, le patient peut constater le différentiel entre sa visée de départ et le point d’arrivée.

Références bibliographiques

[1] Anderson JS, Hsu AW, Vasavada AN. Morphology, architecture, and biomechanics of human cervical multifidus. Spine. 2005;30(4):86-91.

[2] Andrade GT et al. Influence of scapular position on cervical rotation range of motion. J Orthop Sports Phys Ther. 2008 Nov;38(11):668-73.

[3] Bouisset S. Maton B. Muscles, posture et mouvement. Bases et applications de la méthode électromyographique. Hermann. Paris. 1995

[4] Chiu TT et al. Maximal isometric muscle strength of the cervical spine in healthy volunteers. Clin Rehabil. 2002 Nov;16(7):772-9.

[5] Chiu TT et al. Performance of the craniocervical flexion test in subjects with and without chronic neck pain. J Orthop Sports Phys Ther. 2005 Sep;35(9):567-71

[6] Daly L et al. Validity of clinical measures of smooth pursuit eye movement control in patients with idiopathic neck pain. Musculoskelet Sci Pract. 2017. Article en pré-publication.

[7] Della Casa E et al. Head-eye movement control tests in patients with chronic neck pain; inter-observer reliability and discriminative validity. BMC Musculoskelet Disord. 2014 Jan 14;15:16.

[8] De Vries J et al. Joint position sense error in people with neck pain: A systematic review. Man Ther. 2015 Dec;20(6):736-44.

[9] Edmondston S et al. Reliability of isometric muscle endurance tests in subjects with postural neck pain. Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics 2008;31:348-54.

[10] Edmondston S et al. Endurance and fatigue characteristics of the neck flexor and extensor muscles during isometric tests in patients with postural neck pain. Manual Therapy, Volume 16, Issue 4, August 2011, Pages 332-338

[11] Elliott JM, Courtney DM, Rademaker A, Pinto D, Sterling MM, Parrish TB. The Rapid and Progressive Degeneration of the Cervical Multifidus in Whiplash: An MRI Study of Fatty Infiltration. Spine (Phila Pa 1976). 2015 Jun

[12] Falla D et al. The Change in Deep Cervical Flexor Activity After Training Is Associated With the Degree of Pain Reduction in Patients With Chronic Neck Pain. Clin J Pain. 2011 Dec

[13] Harris KD et al. Reliability of a measurement of neck flexor muscle endurance. Phys Ther. 2005 Dec;85(12):1349-55.

Hesby BB, Hartvigsen J, Rasmussen H, Kjaer P. Electronic measures of movement impairment, repositioning, and posture in people with and without neck pain-a systematic review. Syst Rev. 2019 Aug 27;8(1):220. doi: 10.1186/s13643-019-1125-2.

Articles en rapport avec le sujet

[14] Javanshir K et al. Ultrasonography of the Cervical Muscles: A Critical Review of the Literature. JMPT. October 2010 Volume 33, Issue 8, Pages 630–637

[15] Jull G et al. Impairment in the cervical flexors: a comparison of whiplash and insidious onset neck pain patients. Man Ther. 2004 May;9(2):89-94

[16] Kahlaee AH et al. Is the clinical cervical extensor endurance test capable of differentiating the local and global muscles? Spine J. 2017 Jul;17(7):913-921

[17] Kristjansson E et al. A new clinical test for cervicocephalic kinesthetic sensibility: “The Fly”. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation 2004;85(3):490e5.sh

[18] Kumar S, Narayan Y, Amell T. Cervical strength of young adults in sagittal, coronal, and intermediate planes. Clin Biomech (Bristol, Avon).2001;16:380-388.

[19] Kumbhare DA et al. Measurement of cervical flexor endurance following whiplash. Disabil Rehabil. 2005 Jul 22;27(14):801-7

[20] Lee H et al. Neck muscle endurance, self-report, and range of motion data from subjects with treated and untreated neck pain. Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics 2005;28:25-32

[21] Manuel A et al. The Deep Neck Flexor Endurance Test: Normative Data Scores in Healthy Adults. PM&R. Volume 3, Issue 2, February 2011, Pages 105-110

[22] O’Leary S et al. Specificity in Retraining Craniocervical Flexor Muscle Performance. J Orthop Sports Phys Ther. 2007;37(1):3-9.

[23] O’Leary S et al. Muscle dysfunction in cervical spine pain: implications for assessment and management. Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy 2009;39(5):324e33.

[24] O’Leary S et al. Morphological changes in the cervical muscles of women with chronic whiplash can be modified with exercise-A pilot study. Muscle Nerve. 2015 Nov;52(5):772-9. 

[25] Oddsdottir GL, Kristjansson E. Two different courses of impaired cervical kinaesthesia following a whiplash injury. A one-year prospective study. Manual Therapy 2012;17(1):60e5

[26] Oddsdottir GL, et al., Database of movement control in the cervical spine. Reference normal of 182 asymptomatic persons. Man Ther. 2013 Jun;18(3):206-10

[27] Olson LE et al. Reliability of a clinical test for deep cervical flexor endurance. J Manipulative Physiol Ther. 2006 Feb;29(2):134-8

[28] Øverås CK, Myhrvold BL, Røsok G, Magnesen E. Musculoskeletal diagnostic ultrasound imaging for thickness measurement of four principal muscles of the cervical spine -a reliability and agreement study. Chiropr Man Therap. 2017 Jan 4;25:2. 

[29] Parazza S et al. The relationship between cervical flexor endurance, cervical extensor endurance, VAS, and disability in subjects with neck pain. Chiropr Man Therap. 2014 Mar 3;22(1):10

[30] Peolsson A et al. Effects of neck-specific exercises compared to waiting list for individuals with chronic whiplash associated disorders: a prospective randomized controlled study. Arch Phys Med Rehabil. Volume 97, Issue 2, February 2016, Pages 189–195]

[31] Poiraudeau S. Revel M. Couplage oculo-cervical et cervicalgie chronique : incidence sur le sens de position céphalique. Annales de rééducation et de médecine physique. 1998 tome 41 pages 279-82

[32] Revel M et al. Cervicocephalic kinesthetic sensibility in patients with cervical pain. Arch Phys Med Rehabil. 1991 Apr;72(5):288-91

[33] Sahrmann S. Movement System Impairment Syndromes of the Extremities, Cervical and Thoracic Spines. Elsevier 2011

[34] Salo P et al. Isometric Strength of the Cervical Flexor, Extensor, and Rotator Muscles in 220 Healthy Females Aged 20 to 59 Years. J Orthop Sports Phys Ther 2006;36(7):495-502.

[35] Savignat E. Roren A. Évaluation de la proprioception chez le patient cervicalgique : utilisation du test de repositionnement cervico-céphalique. Kinésithérapie La Revue. Vol 63. 2007 : 23-6

[36] Schomacher J et al. Localised resistance selectively activates the semispinalis cervicis muscle in patients with neck pain. Man Ther. 2012 Dec;17(6):544-8

[37] Schomacher J er al. Chronic trauma-induced neck pain impairs the neural control of the deep semispinalis cervicis muscle. Clinical Neurophysiology. July 2012Volume 123, Issue 7, Pages 1403–1408

[38] Schomacher  J, Falla D. Function and structure of the deep cervical extensor muscles in patients with neck pain. Manual Therapy 18 (2013) 360-366

[39] Segarra V et al. Inter-and intra-tester reliability of a battery of cervical movement control dysfunction tests. Man Ther. 2015 Aug;20(4):570-9

[40] Treleaven J et al. Smooth pursuit neck torsion test in whiplash-associated disorders: relationship to self-reports of neck pain and disability, dizziness and anxiety. J Rehabil Med. 2005 Jul;37(4):219-23

[41] Van Wyk L et al. A comparison of craniocervical and cervicothoracic muscle strength in healthy individuals. J Appl Biomech. 2010;26(4):400–406.

[42] Wibault J, et al., Using the cervical range of motion (CROM) device to assess head repositioning accuracy in individuals with cervical radiculopathy in comparison to neck-healthy individuals. Man Ther. 2013 Oct;18(5):403-9

[43] Basteris A, Pedler A, Sterling M. Evaluating the neck joint position sense error with a standard computer and a webcam. Man Ther. 2016 Dec;26:231-234.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s