Examen ostéopathique myofascial thoracique supérieur 


Les ostéopathes incorporent souvent la palpation des aponévroses pour leur permettre d’identifier ce qu’ils identifient comme un dysfonctionnement somatique myofascial à l’entrée thoracique supérieure. Une instruction standardisée est proposée dans cette étude, afin d’optimiser les chances d’obtenir une concordance entre deux examinateurs. 

Population-cible

Sujets jeunes et sains, entre 18 et 30 ans.

Praticiens 

Deux étudiants en ostéopathie.

Procédure 

Le sujet est en décubitus, pieds joints, bras le long du corps. Il lui est demandé de faire un pont pelvien en levant les genoux et les hanches complètement de la table, puis de revenir en décubitus. Le praticien, à la tête du sujet, place ses deux mains sur les épaules du sujet, les pouces sur le processus transverse de T1 et la 1° côte, les index en dessous des sterno-costo-claviculaires, les autres doigts sur le muscle grand pectoral au niveau de la deuxième côte.

Tout en gardant ses coudes à environ 135 ° et en ne les laissant pas reposer sur la table, le praticien réalise une compression destinée à palper profondément la peau et les tissus sous-cutanés jusqu’à estimer ressentir l’aponévrose recouvrant la masse musculaire. 

Il évalue la facilité de mobilité des tissus reposant sous ses mains dans trois directions pré-définies, en rotation, en translation, dans le plan sagittal.

Il nomme le dysfonctionnement somatique fascial selon la direction de facilité (sens dans lesquels les tissus semblent plus aisément se laisser déplacer). 

Fiabilité

Le plan de l’étude utilisait un protocole recommandé par la Fédération Internationale de Médecine Manuelle, avec pour objectifs d’atteindre plus de 80% de concordance inter-examinateurs et d’une valeur de kappa supérieure à 0,6 pour chaque direction examinée.

Les valeurs des Kappa avoisinent ces exigences de départ selon les plans, 0,65 en rotation, 0,59 en translation et 0,70 dans le plan sagittal, ce qui correspond à une bonne concordance.

Commentaires 

Rationnellement, on peut se demander à quoi peuvent bien correspondre ces mouvements  et si on ne tient pas compte d’explications fantaisistes, chaque examinateur dispose de deux réponses dans chaque plan (rotation gauche / rotation droite, translation gauche/ translation droite, direction antérieure/ direction postérieure).

A mon avis, la position standardisée des mains, la latéralisation volontiers plus droite que gauche des examinateurs peut suffire à faire basculer les concordances au delà du simple «pile ou face»…

La validité n’est pas recherchée dans cette étude et ne peut pas l’être, faute de trouver un examen de référence. On pourrait par exemple utiliser le capteur qui permet de déterminer le mouvement d’un guéridon lorsque Napoléon Ier frappe trois coups pour répondre à l’appel du médium, sans contact manuel ? Il ne reste plus qu’à le concevoir 🙂

RedRoomGueridon
Image Wikipedia

Référence bibliographique

Hutchinson D, Hines S, Vijayaraghavan N, Sammond A, Metzler-Wilson K, Kuchera ML. Interexaminer reliability study of a standardized myofascial diagnostic technique of the superior thoracic inlet. J Bodyw Mov Ther. 2017 Jul;21(3):658-663. doi: 10.1016/j.jbmt.2017.05.004.

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