
Les récidives d’entorse de la cheville présentent souvent des symptômes résiduels pour lesquels des exercices proprioceptifs et / ou de renforcement sont classiquement proposés. L’efficacité de la mobilisation pour influencer les structures neurales susceptibles de péréniser les symptômes de par leur distribution anatomique (nerfs tibial, fibulaire) reste à prouver.
Cette étude espagnole était une étude contrôlée randomisée en simple aveugle.
Méthode :
Cinquante-six patients avec des entorses récurrentes de la cheville et la pratique sportive régulière ont été assignés aléatoirement à un groupe expérimental ou a un groupe contrôle.
- Le groupe contrôle a effectué 4 semaines d’exercices proprioceptifs / de renforcement.
- Le groupe expérimental a effectué 4 semaines des mêmes exercices combinés à de la thérapie manuelle (mobilisations passives & neurodynamiques).
Indicateurs :
La douleur, l’instabilité de la cheville fonctionnelle, le seuil de douleur à la pression, la force musculaire de la cheville et l’amplitude active des mouvements ont été évalués avant, juste après et un mois après les interventions.
Résultats :
Les deux groupes se sont améliorés au fil du temps, avec un avantage significatif pour le groupe expérimental au niveau douleur, force musculaire, amplitudes articulaires, immédiatement après les interventions et un mois plus tard.
Oldies but goldies, quelques études passent les années sans que leurs conclusions soient trop remises en cause… Ou pas. Je profite des vacances pour ce retour vers le (peut être) futur. Note rédigée originellement dans ActuKiné le Mercredi 28 Décembre 2016
Références bibliographiques :
Plaza-Manzano G et al. Manual therapy in joint and nerve structures combined with exercises in the treatment of recurrent ankle sprains: A randomized, controlled trial. Man Ther. 2016 Dec;26:141-149. doi: 10.1016/j.math.2016.08.006
