La «maladie» d’Osgood-Schlatter


photo of two men and one woman jumping near gray gate
De gauche à droite, sujet sain, syndrome fémoro-patellaire, Osgood-Schlatter. Photo de mentatdgt sur Pexels.com

Un adolescent sur 3 se plaint ou se plaindra du genou. 10% d’entre eux seront diagnostiqués comme ayant attrapé la maladie d’Osgood-Schlatter (OSD). Rien que le nom fait peur.

Cette étude a comparé la douleur, l’activité physique, la qualité de vie, la force et la fonction du genou entre les adolescents atteints de syndrome fémoro-patellaire ou d’OSD, par rapport à des sujets témoins non douloureux. 

Ce trouble est en rapport avec la maturation d’un noyau épiphysaire sur lequel s’insère le tendon quadricipital et la douleur se manifeste lors de la contraction du muscle et lors des sports.

Il peut durer longtemps, entre 1 et 2 ans. 90% des ados n’ont pas de douleurs séquellaires après.

Méthodes 

Des questionnaires d’auto-évaluation ont été utilisés pour décrire la douleur, l’activité physique, la fonction du genou et la qualité de vie des collégiens atteints de syndrome fémoro-patellaire  (n = 151), de OSD (n = 51) et de témoins sans douleur (n = 50) âgés entre 10 et 14 ans. 

La force des muscles de la hanche et du genou ont été mesurées à l’aide d’un dynamométre portable. Les niveaux d’activité physique ont été mesurés à l’aide d’accéléromètres portés une semaine 24h/24 au poignet (Actigraph GT3X+, Pensacola, FL).

Le tiers d’entre eux était traité en physiothérapie, parfois avec des ondes de chocs.
Les gamins se plaignaient de réduction de leur sport du fait de la douleur et «avaient peur d’abimer leur genou».

Résultats

Il s’agissait d’adolescents très actifs, accumulant à l’Actigraph plus de 120 minutes d’activité physique vigoureuse par jour (ils sont plutôt actifs ces petits danois !), sans différence entre ceux souffrant d’une OSD, d’un syndrome fémoro-patellaire ou de sujets témoins. 

Sans surprise, les adolescents souffrant d’un syndrome fémoro-patellaire ou d’une OSD ont obtenu des scores inférieurs de 23 à 57 points (P <0,001) dans les sous-échelles du Knee Osteoarthritis Outcome Score (KOOS) par rapport aux témoins, avec les scores les plus faibles dans les catégories «sport et loisirs» et «qualité de vie». 

Les adolescents souffrant d’une OSD avaient une force d’extension du genou inférieure à celle des témoins et de ceux souffrant d’un syndrome fémoro-patellaire (qui n’étaient pas plus limités en extension que les jeunes non-gonalgiques). Ceux souffrant de syndrome fémoro-patellaire étaient plus faibles en extension de hanche. Ces deux différences étaient en limite de significativité.

Que faire là dessus ?

Une revue récente évoque le fait que la faiblesse musculaire est plus la conséquence que la cause de la douleur, dans l’OSD comme lors du syndrome fémoro-patellaire.

Les auteurs ne proposent rien de bien nouveau : renforcer activement l’extension du genou et de la hanche (les stabilisateurs latéraux de hanche pour les filles), puisque le repos, les étirements ou les autres modalités passives ne risquent pas de le faire…

Faire du sport ?

Classiquement le retour au sport doit se faire quand les douleurs ont disparu mais il n’y a pas de preuves venant étayer cette pratique (d’ailleurs beaucou

Est-ce que les toubibs danois comme les français, ne conseillent que la nage sur le dos sans forcer ou sont plus volontaires ? Parce que les « miens » ont un peu trop tendance à conseiller d’arrêter de respirer quand on a mal en respirant..

Dans ce panel, 100% d’entre eux faisaient du sport avant la survenue de l’OSD, la moitié en compétition. La moitié ont réduit leur activité sportive, tous souhaitent la retrouver. Ils ont encore en moyenne 4 rendez-vous sportifs par semaine…

Commentaires 

MK1 : Ca serait encore une fois une histoire de gamin ayant peur de la contre-performance et ne voulant pas se l’avouer ni perdre la face aux yeux des autres ? 

MK2 : Oui mais quand même, il y a bien une volumineuse tubérosité très douloureuse

MK1 : Ouais, il y a des fois une volumineuse tubérosité et des fois des douleurs puisque ça doit inquiéter le cerveau du gamin, cette boule diagnostiquée par la faculté comme une maladie avec un nom qui fait peur.  Pour peu que le contexte s’y prête…. Après tout, on a bien le droit d’avoir à la fois, une grippe et une jambe de bois.


Références bibliographiques 

danemarkMichael Skovdal Rathleff. Lukasz Winiarski. Kasper Krommes. Thomas Graven-Nielsen. Per Hölmich. Jens Lykkegaard Olesen. Sinead Holden. Kristian Thorborg Pain, Sports Participation, and Physical Function in 10-14 Year Olds With Patellofemoral Pain and Osgood Schlatter: A Matched Cross-Sectional Study of 252 Adolescents. Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy, 2020 Volume:0 Issue:0 Pages:1–26 DOI: 10.2519/jospt.2020.8770

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