Plagiocéphalie : casque ou kinésithérapie/ostéopathie ?


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Photo de Will Mu sur Pexels.com

Objectif : 

Comparer la thérapie par casque crânien et la physiothérapie pour le traitement de la plagiocéphalie positionnelle chez les nourrissons en termes d’amélioration de la récupération fonctionnelle. 

Méthodes : 

Étude de cohorte prospective portant sur 48 nourrissons âgés de 5 à 10 mois présentant des malformations crâniennes. 

L’indice d’asymétrie de la voûte crânienne et l’échelle de Brunet-Lezine (?) ont été calculés au début de l’étude et après 40 séances de traitement.

Posologie

40 séances de kinésithérapie-ostéopathie, une heure par séance, 2 fois par semaine sur 5 mois.

Procédure

Au cours des 10 premières minutes de chaque séance de physiothérapie, des exercices impliquant les muscles du cou et du haut du corps du nourrisson ont été effectués, préparant le nourrisson à un développement moteur plus poussé, afin de minimiser les troubles musculo-squelettiques, y compris la plagiocéphalie fonctionnelle.

La deuxième partie de la séance visait à réduire la déformation du crâne grâce à une combinaison de quatre techniques de manipulation différentes : thérapie cranio-sacrée, exercices passifs, méthode Bobath et traitement postural.

Résultats : 

La première évaluation des nourrissons a montré un retard dans les domaines du développement global avec un quotient de développement global (posture, coordination, sociabilité et langage) de 80,15. 

Des améliorations du développement aient été observées dans les deux groupes sur l’échelle de Brunet-Lezine après le traitement, mais sans différences significatives entre les deux groupes. 

L’indice d’asymétrie de la voûte crânienne a été réduit à 4,07% lors de l’évaluation finale dans le groupe casque crânien et à 5,85% dans le groupe physiothérapie ce qui ne correspond pas à une différence significative entre les deux prises en charge. 

Commentaires 

40 séances d’une heure, c’est bien pour se donner toutes les chances de démontrer un avantage à la thérapie manuelle, sinon cela me semble irréalisable en pratique, il faudrait n’avoir que ça à faire, ou soigner des fils de roi du pétrole.

Les évaluations ne sont pas en aveugle ce qui pose un biais majeur. Ce n’est pas comme si on faisait une étude INSERM ou marseillaise sur les médicaments contre le Covid, là, c’est quand même foutrement plus sérieux 🙂


Références bibliographiques 

espagneJosefa González-Santos, Jerónimo J González-Bernal, Raquel De-la-Fuente Anuncibay, Raúl Soto-Cámara, Esther Cubo, José M Aguilar-Parra, Rubén Trigueros, Remedios López-Liria. Infant Cranial Deformity: Cranial Helmet Therapy or Physiotherapy? Int J Environ Res Public Health. 2020 Apr 10;17(7):2612. doi: 10.3390/ijerph17072612.

(Article en accès libre) 

3 commentaires

  1. En pratique c’est totalement possible de faire des séances d’une heure et elles ne sont que de deux par semaine, ce qui reste encore correct.
    Après une heure c’est relativement long pour le bébé, je doute qu’il soit toujours dans de bonnes conditions de traitement.

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