Arrête de regarder ton smartphone, tu vas avoir la même bosse que le chien ! Même pas vrai…


people holding their phones
Échantillon d’homo smartophonicus en train de se tirer sur la protubérance. Photo de fauxels sur Pexels.com

Il y a des études qu’on hésite à mettre sous le coude pour le Premier Avril. Mais il y a déjà si peu d’études françaises… Je vous met le résumé en traduction, mais, heureux petits veinards, sachez que le texte est en accès libre.

Objectifs de l’étude

L’élargissement de la protubérance occipitale externe a récemment été signalé comme augmentant chez les jeunes adultes, avec un lien présumé avec des facteurs posturaux tels que l’utilisation de smartphones.

Cette étude vise à analyser finement les changements dans la prévalence et la taille de l’élargissement de cette protubérance au cours des millénaires, et tout au long de l’ère des smartphones (2011 – 2019). 

Matériels et méthodes

Des examens de tomographie informatisée anonymisée de la tête de patients âgés de 18 à 30 ans en 2011 (n = 205) ou 2019 (n = 240), ont été passés en revue pour évaluer le type de protubérance et mesurer son volume en cas d’élargissement. Des analyses scannographiques supplémentaires ont été effectuées sur deux crânes anciens, celui d’un jeune homme du XVIe siècle et d’une jeune femme momie égyptienne. 

Résultats 

Il n’y a pas eu d’évolution significative de la prévalence de l’élargissement de la protubérance entre 2011 (92/205, 44,9 %) et 2019 (106/240 ; 44,2 %) (p = 0,92). 

Il n’y a pas eu d’évolution significative dans la distribution des volumes des protubérances occipitales externes élargies (p = 0,14) ou des types de protubérance occipitale externe (p = 0,92) entre 2011 et 2019. 

Dans le même temps, les taux de possession de smartphones au cours des millénaires sont passés de 35 % à 98 % (non, non, ce n’est pas de moi, DeepL traduit le texte comme ça).

Par rapport aux volumes de 2019, la momie égyptienne a affiché un élargissement de la protubérance occipitale externe correspondant au 85° percentile pour les jeunes femmes, et le crâne du XVI° siècle au 73° percentile pour les jeunes hommes. 

En conclusion, à l’échelle de la population, la prévalence et le volume de l’élargissement de la protubérance occipitale externe au cours des millénaires restent stables entre 2011 et 2019, ce qui rend peu probable l’impact des facteurs environnementaux modernes à croissance rapide sur les changements de la protubérance occipitale externe. L’élargissement de la protubérance occipitale externe était déjà présent dans les crânes anciens de jeunes individus, avec des mesures dans les fourchettes supérieures actuelles.

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Mais si, vous savez, la bosse qu’il a lorsque vous le caressez à l’arrière du crâne...:) Photo de Jean Alves sur Pexels.com
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Illustration sur le cheval issue du Barone. Anatomie comparée tome 2. Arthrologie et myologie. Ed Vigot

Commentaires 

Quand même, si c’est pas « publish or perish » cette étude…

Comparer un échantillon actuel avec deux pauvres cadavres momifiés et en tirer des conclusions sur les bosses crâniennes du XXI° siècle, c’est pas un peu capillo-tracté ?


Références bibliographiques 

franceThibaut Jacques, Alexandre Jaouen, Grégory Kuchcinski, Sammy Badr, Xavier Demondion, Anne Cotten. Enlarged External Occipital Protuberance in Young French Individuals’ Head CT: Stability in Prevalence, Size and Type Between 2011 and 2019. Sci Rep. 2020 Apr 16;10(1):6518. doi: 10.1038/s41598-020-63554-y.

Article en accès libre

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