Un quart d’heure de kiné par jour juste après AVC. Pourquoi si peu ?


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Photo de Gustavo Fring sur Pexels.com

Les auteurs de cette étude ont essayé de comprendre pourquoi la plupart des patients venant d’être victimes d’un accident vasculaire cérébral reçevaient si peu de prise en charge rééducative. 

Méthodes : 

Les données concernant les adultes admis à l’hôpital pour un accident vasculaire cérébral pendant au moins 72 heures (juillet 2013-juillet 2015) ont été extraites du programme britannique d’audit national des accidents vasculaires cérébraux (Sentinel Stroke National Audit Programme). 

Des statistiques descriptives et des analyses multivariées ont permis d’explorer les facteurs qui influencent la quantité de thérapie reçue tout en tenant compte des facteurs de confusion.

Résultats : 

Sur les 94 905 patients de la cohorte étudiée (âge moyen : 76 ± 13,2 ans), 78% ont subi un accident vasculaire cérébral de gravité légère ou modérée. 

En tout, 92 % ont eu des soins de physiothérapie, 87 % d’ergothérapie, 57 % d’orthophonie, mais seulement 5 % ont été considérés comme ayant besoin d’un  psychologue. 

La durée moyenne de la thérapie variait entre 2 minutes (psychologie) et 14 minutes (physiothérapie) par jour d’hospitalisation. 

Les caractéristiques non modifiables (telles que la gravité de l’accident vasculaire cérébral) dominaient la variation de la durée de la thérapie. 

Les facteurs organisationnels modifiables, aussi importants soient-ils, sont le jour et l’heure d’admission, la composition de l’équipe pluri-disciplinaire prenant en charge les patients AVC, les évaluations thérapeutiques effectuées en temps utile, les niveaux de dotation en personnel thérapeutique et infirmier (personnel qualifié et de soutien) et la présence de services de sortie le week-end ou en début de séjour.

Conclusion : 

La quantité de thérapie pour les accidents vasculaires cérébraux est associée à des caractéristiques non modifiables liées au patient et à des facteurs organisationnels modifiables, dans la mesure où une thérapie plus importante était associée à des niveaux de dotation plus élevés en thérapie et en personnel infirmier, à des services de réadaptation spécialisés dans les accidents vasculaires cérébraux, à des évaluations thérapeutiques opportunes et à la présence de services de sortie le week-end ou plus tôt.


Références bibliographiques 

grandebretagneaustralieMatthew Gittins, Andy Vail, Audrey Bowen, David Lugo-Palacios, Lizz Paley, Benjamin Bray, Brenda Gannon, Sarah Tyson. Factors Influencing the Amount of Therapy Received During Inpatient Stroke Care: An Analysis of Data From the UK Sentinel Stroke National Audit Programme. Clin Rehabil. 2020 Jul;34(7):981-991. doi: 10.1177/0269215520927454. 

(Article en accès libre) 

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