Mesurer sa température faciale pour juger des capacités cliniques de l’étudiant


Assesseur sur le parking de l’IFMK, un jour d’examen pratique. Photo de Gustavo Fring sur Pexels.com

Dolto avançait qu’on ne rougit qu’aux endroits qui se voient, comme pour montrer à l’interlocuteur la souffrance qu’il nous inflige. On se doutait bien que lorsqu’il bafouille, rougit, tremble, transpire, l’étudiant ne démontre pas des capacités de winner lors des questions tordues de l’examen pratique. Si les profs pouvaient avoir une mesure objective et rapide de la compétence de l’étudiant, ça ferait gagner un temps fou en fin de semestre.

L’ampleur de l’anxiété et du stress psychologique peut avoir un impact sur la performance optimale des pratiques basées sur la simulation. La présente étude examine l’association entre les différences de température de la peau et l’anxiété perçue par les étudiants en soins infirmiers de premier (n = 21) et de troisième cycle (n = 19) qui suivent une formation en réanimation cardio-pulmonaire. 

Les gradients thermiques du visage de certaines régions du visage ont été mis en corrélation avec les scores évalués par le State-Trait Anxiety Inventory (STAI) et les paramètres de qualité de la compression thoracique mesurés à l’aide de capteurs accéléromètres intégrés au mannequin. 

Un profil de température spécifique a été obtenu en fonction des variations thermiques faciales avant et après l’événement de simulation. 

Des corrélations statistiquement significatives ont été trouvées entre les scores de l’échelle STAI et les enregistrements de température faciale dans les zones frontale, périorbitaire, maxillaire, du cou. 

Ces résultats préliminaires suggèrent que des niveaux d’anxiété plus élevés entraînent une performance clinique moins bonne et peuvent être corrélés aux variations de température dans certaines régions du visage.

Allez hop ! puisqu’il faudra de toute manière bientôt vérifier avant l’examen que l’étudiant n’a pas de fièvre liée au Covid, on en profitera pour mettre une bulle à tous les rougeots. Elle est pas belle la vie de prof ?


Références bibliographiques 

Elba Mauriz, Sandra Caloca-Amber, Ana M Vázquez-Casares. Effect of Facial Skin Temperature on the Perception of Anxiety: A Pilot Study. Healthcare (Basel). 2020 Jul 9;8(3):E206. doi: 10.3390/healthcare8030206.

Article en accès libre en cliquant sur le lien du titre. 

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