Pour lui éviter d’avoir peur de bouger, plonger la tête du cervicalgique en balnéothérapie virtuelle


actif action adulte aquatique

Cette étude contrôlée randomisée a comparé les effets de la réalité virtuelle par rapport à une prise en charge active sur différentes caractéristiques de la douleur (intensité, modulation conditionnée, sommation temporelle) et les résultats fonctionnels et somato-sensoriels chez des patients souffrant de douleurs cervicales chroniques non spécifiques. 

Méthodes : 

Essai clinique randomisé en simple aveugle. 

Un échantillon de 44 patients souffrant de douleurs cervicales chroniques non spécifiques a été randomisé dans un groupe de traitement par RV ou un groupe d’exercices. 

Posologie 

L’intervention consistait en deux séances de traitement par semaine, pendant quatre semaines, soit huit séances. 

Procédure 

Les lunettes VR Vox Play ont été utilisées avec un système de fixation HMD (poids 330 g) auquel était fixé un smartphone (LG Q6). Deux applications mobiles VR ont été installées. La première était « Fulldive VR » comme premier degré de difficulté pour les participants, où seuls des mouvements d’inclinaison latérale sont nécessaires. 

Comme second degré de difficulté, le jeu « VR Ocean Aquarium 3D » a été utilisé, où les mouvements de flexion, d’extension et de rotation doivent être intégrés en plus de l’introduction d’un élément sensoriel en intégrant le son de la mer.

Le patient était immergé dans un environnement virtuel qui simulait un océan, avançant et observant différents animaux marins en effectuant les mouvements du cou. Le patient a nommé les animaux qu’il visualisait. De plus, l’application présentait des stimuli auditifs et sensoriels en intégrant le son de la mer.

Indicateurs 

Les différents caractères de la douleur et les résultats fonctionnels et somato-sensoriels ont été mesurés avant expérimentation, immédiatement après puis 1 mois et 3 mois après l’intervention.

Résultats & conclusion

Des différences et effets statistiquement significatifs ont été retrouvés pour certains facteurs et interactions mais pas pour d’autres. 

La kinésiophobie est le seul résultat qui a montré des différences entre la RV et l’exercice à 3 mois. Pour tous les autres indicateurs (intensité de la douleur, le CPM, le TS, les amplitudes, le NDI, les seuils de douleur à la pression n’ont pas montré de différences entre les deux interventions.


Références bibliographiques 

espagneDavid Morales Tejera, Hector Beltran-Alacreu, Roberto Cano-de-la-Cuerda, Jose Vicente Leon Hernández, Aitor Martín-Pintado-Zugasti, César Calvo-Lobo, Alfonso Gil-Martínez, Josué Fernández-Carnero. Effects of Virtual Reality versus Exercise on Pain, Functional, Somatosensory and Psychosocial Outcomes in Patients with Non-specific Chronic Neck Pain: A Randomized Clinical Trial. Int J Environ Res Public Health. 2020 Aug 16;17(16):E5950. doi: 10.3390/ijerph17165950

(article en accès libre) 

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