Les patients avec une PTH pourront-ils croiser les jambes ?


Photo de Maria Orlova sur Pexels.com

Cette étude prospective randomisée s’intéresse à l’utilité des mouvements anti-luxant après la pose d’une PTH par voie postérieure.

La luxation de hanche se produirait de 0,5% à 10,6% après la pose d’une PTH [1, 2].

L’étude s’est déroulée entre janvier 2016 et avril 2019.

Participants

587 patients (pour 594 hanches) réparties en deux groupes restreints (292 patients/295 hanches) et non restreints (295 patients/299 hanches)

Dans le groupe restreint, la consigne était de s’abstenir de toute flexion de la hanche >90°, de toute adduction à travers la ligne médiane et de toute rotation médiale pendant 6 semaines.

98,5 % (585 sur 594) des hanches étaient disponibles pour un suivi minimum de 6 semaines (291 en groupe restreint et 294 en groupe non restreint).

L’analyse de puissance a montré que 579 hanches par groupe sont nécessaires pour démontrer une augmentation du taux de dislocation de 0,5 % à 2,5 % avec une puissance de 80 %.

Résultats

Lors d’un suivi moyen de 15 semaines (fourchette, 6-88), il y a eu 5 luxations (incidence, 0,85%). Trois luxations postérieures sont survenues dans le groupe restreint à une moyenne de 32 jours (fourchette, 17-47), et deux luxations postérieures sont survenues dans le groupe non restreint à une moyenne de 112 jours (fourchette, 21-203).

Il n’y a pas de différence de taux de luxation entre les groupes (1,03 % contre 0,68 % ; ratio 0,658 ; intervalle de confiance à 95 %, 0,11-3,96 ; P = 0,647).

À 6 semaines, les patients sans restriction ont eu moins de difficultés dans les activités de la vie quotidienne, un retour plus précoce à la conduite et plus de temps passé à dormir sur le côté (P < 0,05).

Les auteurs indiquent que lors de l’étude environ 1 patient sur 4 (25,4 %) avec des restrictions a admis ne pas avoir respecté les précautions prescrites, tandis qu’un pourcentage similaire (22,1 %) de patients sans restriction ont déclaré avoir observé des précautions non prescrites.

Conclusion :

L’éducation sur les mouvements anti-luxant ne semblent pas diminué les luxations de PTH.

Les patients non restreints ont réussi un retour plus précoce à leurs activités quotidiennes [3, 4] et à la conduite [3].

Références bibliographiques

usaTetreault MW, Akram F, Li J, Nam D, Gerlinger TL, Della Valle CJ, Levine BR. Are Postoperative Hip Precautions Necessary After Primary Total Hip Arthroplasty Using a Posterior Approach? Preliminary Results of a Prospective Randomized Trial. J Arthroplasty. 2020 Jun;35(6S):S246-S251. doi: 10.1016/j.arth.2020.02.019. Epub 2020 Feb 15. PMID: 32146109.

[1] Hummel MT, Malkani AL, Yakkanti MR, Baker DL. Decreased dislocation after revision total hip arthroplasty using larger femoral head size and posterior capsular repair. J Arthroplasty 2009;24(6 Suppl):73-6.

[2] Pellicci PM, Bostrom M, Poss R. Posterior approach to total hip replacement using enhanced posterior soft tissue repair. Clin Orthop Relat Res 1998;(355):224–8.

[3] Peak EL, Parvizi J, Ciminiello M, Purtill JJ, Sharkey, PF, Hozack, WJ, Rothman RH. The role of patient restrictions in reducing the prevalence of early dislocation following total hip arthroplasty. A randomized, prospective study. J Bone Joint Surg Am 2005; 87(2):247–53.

[4] Ververeli PA, Lebby EB, Tyler C, Fouad C. Evaluation of reducing postoperative hip precautions in total hip replacement: A randomized prospective study. Orthopedics 2009;32(12):889.

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