Avoir les idées claires sur les céphalées


image issue de l’article

Les auteurs ont réalisé une revue narrative de la littérature dans le but de :

  • discuter des mécanismes de douleurs qui sous-tendent les interventions non-pharmacologiques.
  • identifier les preuves scientifiques concernant les interventions non pharmacologiques pour traiter les céphalées de tension, la migraine et les céphalées cervicogènes.
  • discuter du raisonnement clinique, qui explique les divergences de résultats des interventions non pharmacologiques en fonction du mécanisme nociceptif

Interventions bottom-up (hands-on) et top-down (hands-off)

[ce paragraphe peut s’appliquer à n’importe quelle douleur liée à un problème musculo-squelettique]

Chez les patients dont la douleur dépend essentiellement de mécanismes périphériques (« bottom-up
sensitizers ») un traitement adapté et précoce doit cibler les tissus liés à l’input périphérique (ex : muscle, articulation) et les activités fonctionnelles doivent être encouragées, par exemple des exercices localisés sur le problème musculo-squelettique associé aux céphalées.

Chez les patients dont les symptômes dépendent surtout de mécanismes centraux (top-down sensitizers), des traitements multimodaux devraient être appliqués, associant des approches physiques, psychologiques, cognitives, éducatives.

Ce raisonnement clinique est basé sur la compréhension des mécanismes neurophysiologiques qui sous-tendent les effets des thérapies manuelles et physiques.

Preuves scientifiques concernant les différents traitements

Les auteurs détaillent les effets des traitements articulaires, des traitements des tissus mous, des traitements avec aiguille (dry needling et acupuncture), des exercices thérapeutiques, de l’exercice aérobie, des interventions cognitives et de l’éducation à la neurophysiologie de la douleur. Ils indiquent les preuves qui existent pour chaque intervention et pour chaque type de céphalées. Les résultats sont synthétisés dans ce tableau :

tableau issu de l’article : effets des interventions non-pharmacologiques sur les céphalées de tension, la migraine et les céphalées cervicogènes

Raisonnement clinique dans le traitement des céphalées

Les céphalées ne doivent pas être considérées comme une entité homogène. La migraine implique l’activation de structures sous-corticales telles que le système trigémino-vasculaire. Les céphalées de tension sont plutôt générées par les tissus myofasciaux. Les céphalées cervicogènes seraient plutôt une douleur référée provenant d’une dysfonction articulaire du rachis cervical supérieur (C1-C3). Par conséquent, les traitements articulaires ont plus de chance d’être efficaces sur les céphalées cervicogènes que sur les autres types de céphalées, par exemple.

Les patients souffrant de céphalées qui présentent des dysfonctionnements musculo-squelettiques cervicaux devraient tirer davantage de bénéfice des interventions non pharmacologiques que les autres patients.

Les patients présentant de l’anxiété, des troubles de l’humeur, des difficultés à gérer le stress, un handicap lié aux céphalées ou une surconsommation de médicaments, devraient bénéficier de traitements cognitifs et de programmes d’exercices.

Références bibliographiques

Clinical Reasoning Behind Non-Pharmacological Interventions for the Management of Headaches: A Narrative Literature Review. Fernández-de-Las-Peñas C, Florencio LL, Plaza-Manzano G, Arias-Buría JL. Int J Environ Res Public Health. 2020 Jun 9;17(11):4126. doi: 10.3390/ijerph17114126. PMID: 32527071

Article en accès libre

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