Bon, pour la douleur au coude, du coup, ce mois-ci, je fais quoi ?


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Ca dépend de votre profil.

Vous avez besoin de rattraper le manque à gagner du Covid en zone très sur-dotée ?

Ondes de chocs. « Ben oui, ma petite dame, c’est rapide, mais le Docteur il a mis que ondes de chocs pour épicondylite sur l’ordonnance, j’ai pas le droit de faire autre chose et je ne vais quand même pas vous en faire pendant une demi-heure. Demain même heure ? ».

Vous ne savez pas comment faire pour répondre à la demande en zone très sous-dotée ?

Exercices. Les prescrire en consacrant une séance à les filmer sur le smartphone du patient avec moultes explications pour qu’il ne revienne que le mois prochain « Et surtout, si vous ne les faites pas consciencieusement, ne prenez pas rendez-vous dans un mois pour rien, juste on en reparle par téléconsultation. Les écolo-survivalistes ont lâché des loups sauvages dernièrement sur le Causse, ça serait bête de mourir d’une épicondylite juste pour venir voir le kiné »

Les ondes de chocs, mieux que le laser et les ultra-sons, mais bof quand même

Vingt-sept études portant sur 1871 patients ont été incluses dans cette revue systématique avec méta-analyse. 

La thérapie par ondes de choc a réduit l’intensité de la douleur lors du suivi à moyen terme (différence moyenne standardisée : -1,21, intervalle de confiance à 95% : -1,53, -0,89, P < 0,001) et a amélioré la force de préhension lors du suivi à très court terme (différence moyenne : 3,92, intervalle de confiance à 95% : 0,91, 6,94, P = 0,01) et à court terme (différence moyenne : 4,87, intervalle de confiance à 95% : 2,24, 7,50, P < 0,001) par rapport au traitement fictif. 

Cependant, aucun résultat cliniquement significatif n’a été trouvé entre les comparateurs pour tous les résultats et toutes les durées de suivi. 

La thérapie par ondes de choc s’est révélée cliniquement meilleure que le laser en ce qui concerne la force de préhension à court terme (différence moyenne : 3,50, intervalle de confiance à 95 % : 2,40, 4,60, P < 0,001) et les ultrasons en ce qui concerne l’intensité de la douleur lors du suivi à très court terme (différence moyenne standardisée : -1,54, intervalle de confiance à 95 % : -2,60, -0,48, P = 0,005).

Conclusion des auteurs : 

Un degré de certitude faible à modéré des preuves suggère qu’il n’y a pas de bénéfices cliniques de la thérapie par ondes de choc par rapport aux interventions fictives ou aux injections de cortico-stéroïdes. 

Sur la base d’une certitude de preuve très faible et modérée, la thérapie par ondes de choc est plus performante que le laser et les ultrasons, respectivement.

NB: Note établie à partir du seul résumé


Références bibliographiques 

greceStefanos Karanasios, Georgios K Tsamasiotis, Konstantinos Michopoulos, Vasiliki Sakellari, George Gioftsos. Clinical effectiveness of shockwave therapy in lateral elbow tendinopathy: systematic review and meta-analysis. Clin Rehabil. 2021 Apr 4;2692155211006860. doi: 10.1177/02692155211006860. 

Plutôt donner des exercices à faire au patient

Objectif : 

Évaluer l’efficacité de l’exercice par rapport à d’autres interventions conservatrices dans la gestion de l’épicondylalgie latérale sur la douleur et la fonction.

Conception : 

Cette revue systématique et méta-analyse a inclus 30 études contrôlées randomisées (2123 participants, 5 interventions comparatives). Elle conclut que l’exercice physique a surpassé (avec une faible certitude) les injections de corticostéroïdes pour tous les résultats à tous les moments, sauf pour la réduction de la douleur à court terme. 

Des différences cliniquement significatives ont été trouvées dans la force de serrage à court & long terme.

Des différences statistiquement significatives (très faible certitude) entre l’exercice physique et l’attentisme n’ont été trouvées que dans l’amélioration auto-perçue à court terme, la réduction de la douleur et l’invalidité du coude à court et long terme. 

Conclusions : 

Des preuves de certitude faible et très faible suggèrent que l’exercice est efficace par rapport aux interventions passives avec ou sans traitement invasif dans l’épicondylalgie, mais l’effet thérapeutique est faible.

NB: Note établie à partir du seul résumé.


Références bibliographiques 

greceqatargrandebretagneaustralieStefanos Karanasios, Vasileios Korakakis, Rod Whiteley, Ioannis Vasilogeorgis, Sarah Woodbridge, Georgios Gioftsos. Exercise interventions in lateral elbow tendinopathy have better outcomes than passive interventions, but the effects are small: a systematic review and meta-analysis of 2123 subjects in 30 trials. Br J Sports Med. 2021 May;55(9):477-485. doi: 10.1136/bjsports-2020-102525. 

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