Que faire après une discectomie lombaire ? Réveiller la chaine cinétique lombaire bien sûr !


Selon les auteurs de cet article, la discectomie lombaire endoscopique percutanée est un traitement mini-invasif prometteur pour la hernie discale lombaire. De toute manière, quand les résultats ne sont pas à la hauteur, la rééducation postopératoire peut améliorer les résultats des patients, qu’ils disent. Et du coup, nous, on fait quoi ?

Une proposition de rééducation du traumatisme chirurgical (comme ils disent, c’est pas moi qui l’invente). En 2021, dans un pays qui est plutôt réputé comme expéditif dans ses méthodes, c’est franchement très surprenant comme abord… Bon, c’est vrai que mini-invasif pour eux consiste quand même à retirer une articulaire postérieure en plus du ligament jaune attenant et bien sûr de la hernie.

Population-cible 

Cinquante et un patients présentant une hernie discale traités par discectomie lombaire endoscopique percutanée. 

Posologie 

Le programme de rééducation par étapes comprenait trois phases, de 2 à 6, de 7 à 12 et de 13 à 24 semaines postopératoires.

Procédures

1) Les trois premiers jours

Repos au lit, retournement axial sous médicaments. Entraînement des mouvements actifs des membres, entraînement de la mobilité articulaire passive des membres inférieurs ou entraînement de la mobilité articulaire active.

2) Du 4° au 15° jour

Entraînement actif des membres inférieurs au lit, entraînement à l’élévation des jambes droites et entraînement à la contraction isométrique des extenseurs lombaires. Un lombostat ou une orthèse lombo-sacrée est utilisée pour se tenir debout près du lit pendant 10 min 2-3 fois par jour.

3) 2° et 3° semaine

Lombostat ou orthèse lombo-sacrée sont utilisés pour la marche en intérieur, et la distance de marche est progressivement augmentée. Le matériel de rééducation est choisi principalement pour améliorer la force des muscles des extrémités inférieures, et l’intensité des exercices est modérée.

Avec la protection du lombostat, la marche en extérieur est progressivement reprise, et le patient peut participer aux activités de la vie quotidienne et au travail non physique, et augmenter la distance de marche. Entraînement sélectif pour augmenter l’endurance musculaire des membres inférieurs.

4) De la 6° à la 12° semaine

Participation progressive à des travaux généraux avec protection du lombostat. Entraînement musculaire progressif des muscles rachidiens axiaux.

5) De la 12° à la 24° semaine

Supprimer le lombostat pour l’exercice fonctionnel des muscles fessiers et spinaux. Participer à des activités générales. Renforcement des rachidiens axiaux. 

Les exercices sont globalement des ponts pelviens ou bustaux, en décubitus puis latéro-cubitus, bref, rien de bien révolutionnaire au pays du Grand Timonier.

Par contre, ça m’apparaît hypra-précautionneux et jamais j’ai eu l’idée qu’il fallait y passer autant de temps (c’est peut-être pour ça que je n’ai jamais été convaincu du bien-fondé de mes interventions. Faut dire que je ne les suit pas pas pendant 6 mois non plus).

Indicateurs de suivi

L’échelle visuelle analogique (EVA) de la lombalgie, le score JOA (Japanese Orthopaedic Association score), l’ODI, le SF-36 et la surface de la section transversale du multifide lombaire sur l’IRM ont été évalués, et une analyse de la marche a été effectuée.

Validité 

Après l’intervention chirurgicale, les patients ont suivi un entraînement de la chaîne cinétique lombaire pour une rééducation par étapes (groupe des étapes) ou une rééducation lombaire normale (groupe normal).

Le score VAS a diminué et les scores JOA et SF-36 ont augmenté dans les deux groupes entre le début de l’étude et la sixième semaine (P < 0,05). 

Dans le groupe par étapes, par rapport au groupe régulier, les scores VAS et ODI étaient plus faibles et les scores JOA et SF-36 étaient plus élevés à 6 semaines (P < 0,05), les scores VAS et ODI étaient plus faibles et le score SF-36 était plus élevé à 12 semaines (P < 0. 05), le score SF-36 était plus élevé à 24 semaines (P < 0,05), la surface de la section transversale du multifidus lombaire ne présentait aucune différence à 12 semaines (P > 0,05), et le rapport d’appui gauche-droite de la marche était plus élevé à 24 semaines (P < 0,05).

L’entraînement de la chaîne cinétique lombaire s’avère d’une efficacité supérieure à celle de l’exercice régulier des muscles lombaires.


Références bibliographiques 

Zhen Lyu, Jinzhu Bai, Shizheng Chen, Jiesheng Liu, Wenlong Yu. Efficacy of lumbar kinetic chain training for staged rehabilitation after percutaneous endoscopic lumbar discectomy. BMC Musculoskelet Disord. 2021 Sep 15,22(1):793. doi: 10.1186/s12891-021-04674-y.

Article en accès libre en cliquant sur le lien du titre 

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