Perdre du poids en faisant du sport ? Encore un mythe qui s’effondre


Bon, en Février, les résolutions du Nouvel An sont comme chaque année en passe d’être oubliées. KINotes va pouvoir apporter de l’eau au moulin de votre flemme.

A la cantine, on a tous eu des copains filiformes qui mangeaient comme des ogres et des « bouboules » pas plus gourmands que la moyenne. Tu m’étonnes que lorsque les premiers grimpaient à la corde avec aisance, les seconds avaient des culs de plomb. C’est parce qu’ils faisaient du sport que les premiers pouvaient se mouvoir aussi aisément, parce qu’ils étaient aussi difficiles à déplacer que les seconds étaient aussi gros ?

Basiquement 
  1. La cause immédiate de la prise de poids est un déséquilibre entre les apports et les dépenses énergétiques.
  2. La dépense énergétique totale (DET) reflète la somme des dépenses énergétiques liées aux processus métaboliques de base, à la thermorégulation, à la digestion, à l’activité physique et à toutes les autres tâches physiologiques.

Se dépenser pour ne pas grossir ? les études donnent des résultats contradictoires :

On a longtemps supposé qu’une faible DET était un facteur de risque d’obésité. Cependant, les recherches dans ce domaine ont donné des résultats mitigés :

Ainsi 

Il a été montré que les femmes obèses présentaient une DET ajustée en fonction du poids et de la composition corporelle similaire à celle des sujets de poids normal appariés selon l’âge. 

Mais 

Les nourrissons et les enfants présentant une faible DET conservent plus de graisse corporelle que les individus présentant une DET plus élevée

Mais 

À  l’inverse, une DET élevée prédisait un taux élevé de prise de graisse corporelle chez les pré-adolescentes. 

et 

Les adultes ayant une faible dépense énergétique sur 24 heures sont plus susceptibles de prendre de la masse corporelle au cours des 2.0 à 6.7 années suivantes que les individus ayant une dépense énergétique élevée.

Mais 

Plusieurs études longitudinales ont montré que la DET ne permet pas de prédire les changements ultérieurs du pourcentage de graisse corporelle chez les nourrissons et les enfants ou chez les femmes adultes. 

La dépense énergétique mesurée par la surveillance de la fréquence cardiaque s’est avérée inversement associée aux changements de la masse grasse, mais pas du poids corporel, chez les participants de moins de 54 ans, et positivement associée à la prise de poids chez les participants de plus de 54 ans.

La prochaine mama obèse qui va franchir la porte des cabinets de kiné devrait désormais bénéficier de plus de mansuétude ; merci pour elle..

Pourquoi tant de variations ?

Comme souvent, la taille limitée de l’échantillon est invoquée. De plus, les changements de poids et d’adiposité dans des conditions normales (c’est-à-dire en l’absence d’une intervention diététique ou d’un autre mode de vie) sont souvent lents, à la limite de la détectabilité sur de courtes périodes. 

Par exemple, la prise de poids moyenne des adultes américains âgés de 40 à 69 ans est de moins de 1 kg par an. De grands échantillons suivis longtemps sont donc nécessaires pour détecter les facteurs liés à la prise de poids dans des conditions normales.

Et si c’était l’instrument de mesure de la DET qui serait en cause ?

Apparemment non. Cette étude avance que les mesures sont reproductibles chez les adultes, même après 50 ans, et sur des périodes prolongées. Ils indiquent même que sa stabilité est remarquable étant donné le degré de changement du poids et de la composition corporelle chez les sujets mesurés.

Alors quoi ?

Photo de SHVETS production sur Pexels.com

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