Pourquoi passer des heures en salle de sport quand on a mal à l’épaule ?


À ma gauche, 12 semaines de rééducation intensive en salle de sport, stimulé par Dylan, un jeune coach retraité des Navy Seals, à ma droite 12 semaines à étirer de la bande élastique au coin du feu, stimulé par un mug rempli à ras bord de verveine-menthe. And the winner is ?

Pour alimenter deux débats :

  • L’un sur le rôle du kinésithérapeute : coacher des patients en salle de sport à 16,13€ l’unité ou prescrire de l’activité physique à 50$ les 5 séances en tête à tête ?
  • L’autre sur la prise en charge des scapulalgies : Les faire bouger OK, mais est-ce suffisant pour avoir un impact décisif ? Il ne manque pas quelque chose ?

Contexte : 

Il n’y a pas de consensus sur le meilleur régime d’entraînement pour le syndrome du conflit sous-acromial. Plusieurs ont été suggérés, mais jamais testés. 

L’objectif de cette étude est de comparer un régime d’entraînement supervisé complet (STR) basé sur les dernières données probantes, y compris un entraînement en résistance lent et lourd, avec un régime validé à domicile (HTR). 

Il a été émis l’hypothèse que le STR serait supérieur au HTR.

Méthodes : 

Étude contrôlée randomisée avec évaluateur en aveugle. 

126 patients scapulalgiques ont été recrutés et répartis aléatoirement sur 12 semaines entre un régime d’entraînement supervisé (STR) et un régime d’entraînement à domicile (HTR). 

Indicateurs 

Score de Constant (SC) et le Shoulder Rating Questionnaire (SRQ) au départ et 6 mois après la fin de l’entraînement. 

Les résultats ont été analysés selon le principe de l’intention de traiter.

Procédures

Elles sont détaillées de façon exhaustives dans l’article.

Résultats : 

  • Le SC s’est amélioré de 22,7 points pour le groupe STR et de 23,7 points pour le groupe HTR (p = 0,0001). 
  • Le SRQ s’est amélioré de 17,7 et 18,1 points pour les groupes STR et HTR respectivement (p = 0,0001). 

N.B. : Le p = 0,0001 signifie simplement que les scores ont changé en 6 mois, pas que les  changements intergroupes étaient significatifs. 

  • Tous les résultats secondaires (amplitude de mouvement passive et active, douleur au test d’impaction et tests musculaires résistants) se sont améliorés dans les deux groupes, sans différence significative entre les groupes.

Conclusion : 

Aucune différence significative retrouvée entre un régime d’entraînement complet supervisé comprenant des principes d’entraînement lourd et un programme d’entraînement à domicile chez les patients scapulalgiques.

Et les patients, ils préfèrent quoi ?

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