Rééducation de l’ataxie cérébelleuse


L’ataxie cérébelleuse affecte la coordination et le contrôle de la marche, de la posture, des mouvements des membres supérieurs, de la fonction oculomotrice et de la parole. Elle résulte de lésions focales, comme lors d’un accident vasculaire cérébral, ou d’un processus neurodégénératif progressif. 

Alors que les patients victimes d’un accident vasculaire cérébral se rétablissent souvent bien, les maladies dégénératives du cervelet entraînent une perte progressive de la fonction motrice. 

Il n’existe actuellement aucun traitement médicamenteux qui améliore les symptômes de l’ataxie cérébelleuse. 

Les méthodes de stimulation cérébrale non invasives et invasives ont suscité de l’intérêt, mais des effets robustes et reproductibles d’amélioration de la fonction motrice n’ont pas été démontrés. 

Actuellement, la kinésithérapie est le seul traitement disponible mais tout kinésithérapeute peut s’interroger sur le bien-fondé de son intervention basée sur l’apprentissage, domaine spécifiquement altéré en cas de maladie du cervelet. 

Des preuves récentes ont montré que l’entraînement moteur peut améliorer la fonction motrice chez les patients atteints de dégénérescence cérébelleuse, mais elles sont lacunaires. 

Il est bien documenté que l’apprentissage sensori-moteur implique l’engagement synergique de processus d’apprentissage explicites et implicites. 

Par empathie, le thérapeute tente souvent de gommer les échecs et mettre en avant les succès. Est-ce qu’il rend service au patient ?

Il existe des preuves que les patients cérébelleux puissent utiliser des stratégies d’apprentissage, mais on ignore si un retour verbal explicite sur les erreurs de mouvement et des instructions sur la manière de les contrôler sont recommandés.

Doit-on utiliser la proprioception ?

Le cervelet reçoit des afférences proprioceptives massives par l’intermédiaire des voies spino-cérébelleuses. 

Certaines études indiquent que la proprioception reste intacte car les patients cérébelleux ne présentent pas d’anomalies dans les tâches de perception de la position, où le membre est déplacé passivement. 

Cependant, la perception active de la position lors d’un mouvement volontaire est altérée en cas de dégénérescence cérébelleuse, ce qui fait douter de la possibilité d’un apprentissage axé sur la proprioception chez les patients souffrant d’ataxie dégénérative. 

Objectifs de l’étude

  • Voir les effets de la stimulation verbale sur les résultats du geste ciblé.
  • Voir les effets d’un entrainement sans la vue reposant uniquement sur le feedback proprioceptif. 
  • Identifier les éventuels changements neuro-plastiques associés à un tel apprentissage. 

Indicateurs 

Neuro-imagerie avant et après entraînement. Analyse morphométrique des voxels (VBM) pour juger de l’effet thérapeutique. 

Population-cible 

Patients de 55 ± 11.4 ans, ataxiques, droitiers. 

Procédure 

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