Tendinopathie de la coiffe des rotateurs, quelles solutions ?


Photo de Pavel Danilyuk sur Pexels.com

Contexte

La tendinopathie de la coiffe des rotateurs est une pathologie courante dans les cabinets libéraux. Beaucoup de méthodes existe. Beaucoup de traitements aussi.

Cette étude randomisée multicentrique posait la réflexion sur l’efficacité de l’exercice progressif, sur la séance unique de conseils ou sur l’injection de corticoïdes.

Ils ont cherché à comparer l’efficacité clinique et le rapport coût-efficacité d’un programme d’exercices progressifs à une séance unique de conseils de physiothérapie conformes aux meilleures pratiques, avec ou sans injection de corticostéroïdes, chez des adultes souffrant d’un trouble de la coiffe des rotateurs.

Une revue Cochrane publiée en 2016 a mis en évidence des preuves insuffisantes concernant l’efficacité clinique et le rapport coût-efficacité à long terme de la physiothérapie pour le traitement des patients souffrant de troubles de la coiffe des rotateurs. Les preuves de plusieurs petits essais avec un suivi à court terme ont également soulevé une incertitude quant aux types d’exercices et aux mécanismes de prestation associés aux meilleurs résultats.

Méthodes

20 sites de santé britannique.

Entre le 10 mars 2017 et le 2 mai 2019, 2287 patients examinés.

708 patients ont été assignés de manière aléatoire

– exercice progressif (n=174)

– conseils de meilleure pratique (n=174)

– injection de corticostéroïdes puis à l’exercice progressif (n=182)

– injection de corticostéroïdes puis aux conseils de meilleure pratique (n=178).

Critères d’ inclusion

  • patients âgés de 18 ans ou plus
  • présentant un trouble de la coiffe des rotateurs (nouvel épisode au cours des 6 derniers mois)

Critères d’exclusion

  • antécédents de traumatisme important de l’épaule (par exemple, luxation, fracture ou déchirure complète nécessitant une intervention chirurgicale)
  • maladie neurologique affectant l’épaule, d’autres pathologies de l’épaule (par exemple, arthrite inflammatoire, épaule gelée ou instabilité de l’articulation glénohumérale)
  • injection de corticostéroïdes ou une physiothérapie pour une douleur de l’épaule au cours des 6 derniers mois, ou s’ils étaient envisagés pour une intervention chirurgicale.

Les patients ont été assignés de manière aléatoire (système informatisé centralisé, 1:1:1:1) à un exercice progressif (≤6 séances), à des conseils sur les meilleures pratiques (une séance), à une injection de corticostéroïdes puis à un exercice progressif, ou à une injection de corticostéroïdes puis à des conseils sur les meilleures pratiques.

Le corticostéroïde injecté était soit l’acétate de méthylprednisolone (≤40 mg), soit l’acétonide de triamcinolone (≤40 mg), selon les protocoles de traitement locaux. L’anesthésique local était soit de la lidocaïne 1-0% (≤5 mL), soit du chlorhydrate de bupivacaïne 0-5% (≤10 mL). Une deuxième injection pouvait être administrée après 6 semaines.

Les exercices étaient axés sur les mouvements communément affectés par un trouble de la coiffe des rotateurs : rotation externe résistante, flexion et abduction de l’épaule.

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