Mobilisations passives sacro-iliaques


Souvent cette idée de devoir forcer beaucoup pour mobiliser ces articulations réputées quasiment immobiles…

Plusieurs exemples en infra de prises de mains diverses et variées, sans trop de validation, mais un chapitre entier consacré à la technique Chicago, pratique ostéopathique des années vingt (1920…) qui a fait l’objet de multiples études par les physiothérapeutes depuis une trentaine d’années.

Mobilisation passive sacro-iliaque en décubitus 

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Objectifs

Elle est destinée à provoquer des étirements des structures passives sacro-iliaques postérieures et favoriser le bâillement postérieur sacro-iliaque. 

Procédure

Le patient est en décubitus, les jambes en crochet, le genou homolatéral au kinésithérapeute est croisé par dessus le genou controlatéral. Le kinésithérapeute est assis en bord de table. Il réalise une adduction horizontale passive en crochetant et tractant l’EIPS en direction latérale et mobilise rythmiquement en circumduction de hanche.

Mobilisation en rotation antérieure de l’os coxal en procubitus 

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Objectifs

Elle est destinée à majorer l’extension de hanche en travaillant en amont de la coxo-fémorale, sur l’articulation sacro-iliaque dans ses quelques degrés de rotation antérieure. 

Procédure 

Le patient est en procubitus. Le kinésithérapeute est homolatéral à l’os coxal à traiter. La contre prise est réalisée par l’avant-bras qui passe sous la racine de la cuisse homo latérale, la main étant reposée sur la face postérieure de la cuisse controlatérale. La prise s’effectue par le coude, sur l’EIPS en direction ventrale, afin d’antérioriser l’os coxal. Il est possible de demander au sujet une résistance légère à l’appui du coude, puis un relâchement, pour diminuer la tension de ses fléchisseurs de hanche.

Remarque 

Il faut faire attention de ne pas entraîner une extension lombaire et donc se placer le plus proche possible de la racine de la cuisse. 

Variante manipulative

Par le sosie de Ron Maël, d’où les étincelles !

Mobilisation en rotation postérieure de l’os coxal en décubitus 

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Objectifs

Elle est destinée à majorer la flexion de hanche en travaillant en amont de la coxo-fémorale, sur l’articulation sacro-iliaque dans ses quelques degrés de rotation postérieure. 

Procédure 

Le patient est en décubitus, le membre inférieur en crochet. Le kinésithérapeute est assis en bord de table, entourant le genou du patient d’une main. L’autre main réalise une traction sur l’EIPS, les doigts en crochet dans le sillon médian à l’EIPS, dans le but de décomprimer la sacro-iliaque. Demander au sujet une résistance allant vers l’extension de hanche, puis un relâchement. Amener progressivement l’os coxal vers la rétroversion du bassin. 

Remarque 

Chercher une voie de passage dans laquelle le mouvement sera le plus ample et le moins douloureux. Elle est très individuelle à chaque patient, mais le respect strict du plan sagittal procure souvent des gênes au pli de l’aine. Placer la cuisse en abduction et rotation latérale relatives est préférable.

Variante 

Il est possible de placer la plante du pied du sujet sur le pli de l’aine du praticien. Ce dernier peut réaliser un appui sur l’os coxal, en direction postérieure, avec stabilisation du membre controlatéral.

Mobilisation en rotation postérieure de l’os coxal en latéro-cubitus 

2

Procédure 

Le kinésithérapeute fait face au sujet en latérocubitus, dont le membre inférieur supralatéral est placé en crochet. Il soutient le membre inférieur, empaume l’os coxal à la manière d’un volant (une main sur l’EIAS, l’autre entourant le bassin). Il demande une résistance légère allant vers l’extension de hanche, puis un relâchement, avant de mobiliser passivement en couple l’os coxal, dans le sens d’une rétroversion.

De la même façon qu’en décubitus, jouer sur le latérocubitus du patient permettra d’induire plus ou moins d’abduction horizontale donc de mouvement sacro-iliaque.

Mobilisation en rotation antérieure de l’os coxal en position de rouleau lombaire 

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Procédure 

Le patient est placé en latérocubitus, la jambe supralatérale, homolatérale à la sacro-iliaque à traiter, étant placée en crochet sur la jambe infralatérale. Le praticien recherche au préalable une mise en tension dans le sillon médial à l’EIPS en faisant varier la flexion de hanche, habituellement de l’ordre de 90°, pour cibler précisément l’étage sacro-iliaque. Le tronc est placé en position neutre, sans rotations. Le praticien contacte l’EIPS du sujet et bascule son bassin vers lui pour se placer à l’aplomb de l’articulation sacro-iliaque. La mobilisation se fait par le contact de l’éminence hypothénar du praticien sur l’EIPS du sujet renforcée par le poids du kinésithérapeute, sur une table en position basse.

Mobilisation activo-passive sacro-iliaque en demi-sims 

Voir le chapitre consacré aux traitements passifs lombaires. 

Technique Chicago 

Objectifs

Elle est destinée à mobiliser passivement ou manipuler la région lombale en inclinaison latérale et rotation controlatérale [11], un os coxal en rotation postérieure [26], le sacrum entre les os coxaux [54]. 

Population-cible 

 

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