Traitement myo-fascial du diaphragme & reflux gastro-oesophagien


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Photo de Kat Jayne sur Pexels.com

Une étude espagnole s’est penchée sur les effets de l’imposition des mains en région diaphragmatique dans la résolution des troubles liés à un reflux gastro-oesophagien (RGO)…

Les auteurs ont essayé de voir si ces manoeuvres douces, légèrement appuyées, avaient des effets sur les symptômes, la qualité de vie et la consommation de médicaments inhibiteurs de la pompe à proton (IPP) chez les patients souffrant de RGO non érosif. 

30 patients atteints de RGO ont été répartis aléatoirement dans un groupe myofascial release (MFR) ou dans un groupe ou les mêmes manoeuvres étaient simulées, sans appui, par le même praticien, une kinésithérapeute qui pratique ces techniques lucifériennes depuis au moins 10 ans. 

Par confraternité trans-pyrénéenne, je n’indiquerais que le début (Mart) et la fin de son nom (Inez) afin de lui éviter d’éventuelles poursuites ordinales hispaniques et de permettre à tous les autres kinésithérapeutes espagnols (ceux qui s’appellent Sanchez ou Lopez) de partir en vacances sans craindre les foudres de l’Inquisition. 

Indicateurs 

 Les modifications de la symptomatologie et de la qualité de vie ont été mesurées à l’aide du Reflux Disease Questionnaire et du Gastrointestinal Quality of Life Index. Le besoin en IPP a été mesuré en milligrammes de consommation de médicaments au cours des 7 jours ayant précédé chaque évaluation. 

Toutes les variables ont été évaluées au départ, une semaine et quatre semaines après la fin du traitement. 

Résultats 

À la semaine 4, les patients traités par MFR ont présenté une amélioration significative de la symptomatologie (différence moyenne: 1,1; IC à 95%: de -1,7 à -0,5), de la qualité de vie gastro-intestinale (différence moyenne de 18,1; IC à 95%: de 4,8 à 31,5) et de l’utilisation des IPP (différence moyenne: 97 mg; IC 95%: -162 à -32) par rapport au groupe témoin. 

Ces résultats préliminaires indiquent que l’application du protocole MFR utilisé dans cette étude a permis de réduire les symptômes et l’utilisation des IPP, tout en améliorant la qualité de vie des patients atteints de RGO non érosif jusqu’à quatre semaines après la fin du traitement.

Vous lirez l’étude, en accès libre. Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais à première vue, rien ne laisse transparaître une quelconque sorcellerie statistique, à moins d’avoir franchement bidonné les données.

Ce qui limite la portée d’une telle étude, c’est l’absence de mesures dites objectives (pH-métrie, de manométrie oesophagienne), rien d’autre que le bien-être du patient 🙂 et la réduction de la prise de Prazole.

Que des variables cliniques, les seules à notre disposition 🙂 

Et ça se trouve, la praticienne avait mangé de l’ail le jour ou elle a réalisé les techniques simulées, va savoir. Enfin, moi je dis ça juste pour m’éviter trop de banderilles facebookiennes de la part des pourfendeurs des toucheurs de ventre.

 


Références bibliographiques 

Sans titreMartínez-Hurtado I, Arguisuelas MD, Almela-Notari P, Cortés X, Barrasa-Shaw A, Campos-González JC, Lisón JF. Effects of diaphragmatic myofascial release on gastroesophageal reflux disease: a preliminary randomized controlled trial. Sci Rep. 2019 May 13;9(1):7273. doi: 10.1038/s41598-019-43799-y

Articles en rapport avec le sujet

Arguisuelas MD, Lison JF, Sanchez-Zuriaga D, Martinez-Hurtado I, Domenech-Fernandez J. Effects of myofascial release in nonspecific chronic low back pain: A randomized clinical trial. Spine. 2017;42(9):627–634. doi: 10.1097/BRS.0000000000001897.

Da Silva RC, et al. Increase of lower esophageal sphincter pressure after osteopathic intervention on the diaphragm in patients with gastroesophageal reflux. Dis Esophagus. 2013;26(5):451–456. doi: 10.1111/j.1442-2050.2012.01372.x.

Rocha T, et al. The manual diaphragm release technique improves diaphragmatic mobility, inspiratory capacity and exercise capacity in people with chronic obstructive pulmonary disease: A randomised trial. Journal of physiotherapy. 2015;61(4):182–189. doi: 10.1016/j.jphys.2015.08.009. 

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