Fibrolyse diacutanée & épaule douloureuse


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Utilisant des crochets de différentes tailles, elle a pour but d’agir sur les muscles, aponévroses, tendons, ligaments et les mobilisant transversalement, les grattant, les ponçant. 

Selon les auteurs, il s’agit du Crochetage Fascio-Myo-Neural Global® , de la Fibrolyse Diacutanée, des techniques de crochetage.

Jean Burnotte et Pierre Duby (voir la vidéo en infra) se réclament de l’initiateur de cette approche, un kinésithérapeute suédois du nom de Kurt Ekman, qui aurait longtemps travaillé à Londres dans le service du docteur Cyriax.


Oldies but goldies, quelques études passent les années sans que leurs conclusions soient trop remises en cause… Ou pas. Retour vers le (peut être) futur. Note rédigée originellement dans ActuKiné le Vendredi 27 Décembre 2013


L’Unité de Recherche en Physiothérapie de l’Université de Saragosse s’est penchée sur l’intérêt d’adjoindre de la fibrolyse diacutanée au traitement physiothérapique classique des épaules douloureuses. 

Matériel & méthodes

Cent vingt patients souffrant de syndrome d’impingement sous-acromial ont été répartis aléatoirement en trois groupes, sur deux sites. Les trois groupes ont bénéficié d’un traitement standardisé basé sur des exercices thérapeutiques, de l’électrothérapie antalgique et de la cryothérapie. Le groupe expérimental a bénéficié en plus de 6 séances de fibrolyse diacutanée tandis que le groupe placebo bénéficiait de 6 séances de traitement mimant cette technique. 

L’intensité de la douleur, les amplitudes articulaires et la fonction ont été mesurées avant et immédiatement après traitement, puis à 3 mois. 

Résultats 

Les traitements par fibrolyse apparaissent statistiquement voire cliniquement plus efficaces, concernant les différentes amplitudes, sans qu’il soit possible de dissocier fortement le traitement expérimental du traitement placebo. Aucune différence n’est retrouvée entre les trois groupes pour ce qui est de l’intensité de la douleur. Sur 3 mois, les différences inter-groupes se sont effacées, mis à part les gains en rotation latérale. 

89% des patients du groupe expérimental, 76% du groupe placebo et 67% du groupe contrôle considèrent subjectivement s’être améliorés. 

Conclusion : 

Dans une prise en charge d’un syndrome d’impingement scapulo-huméral, le choix thérapeutique d’une utilisation de matériel sensé favoriser les glissements inter-musculaires et inter-aponévrotiques n’est pas remis en cause. Bien toléré par les patients, il pourrait être un adjuvant envisageable notamment en présence d’une limitation de la rotation latérale. 


Référence bibliographique : 

Barra López ME, López de Celis C, Fernández Jentsch G, Raya de Cárdenas L, Lucha López MO, Tricás Moreno JM. Effectiveness of Diacutaneous Fibrolysis for the treatment of subacromial impingement syndrome: A randomised controlled trial. Man Ther. 2013 Oct;18(5):418-24. doi: 10.1016/j.math.2013.02.006. 

Résumé de l’article disponible en ligne 

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