Pour poursuivre la séance : votre sciatique 


Vous êtes venu me voir et vous m’avez décrit à l’aide de la main une douleur allant des lombaires au membre inférieur en me disant que vous aviez une sciatique. C’est soit vous qui avez trouvé tout seul ce diagnostic, soit votre médecin qui vous l’a dit. 

Pour vérifier si c’est bien une sciatique, j’ai cherché à savoir si vous aviez mal en dessous du genou et non pas simplement à la cuisse et je vous ai testé dans cette position :

Sans titre

 

Quand vous regardiez le plafond sans bouger le dos ni la jambe, votre douleur à la jambe diminuait, quand vous regardiez à nouveau votre nombril, elle revenait.

Cela traduisait le fait que votre nerf sciatique était sensible à l’étirement : votre tête tombant en avant tire sur la moelle épinière et sur les racines qui y sont attachées, et ça fait mal.

Malencontreusement, nous avons dû interrompre vos séances de kinésithérapie et je n’ai peut être pas eu le temps de vous informer quant au traitement proposé pour votre sciatique. Vous trouverez en deça quelques informations que je fais habituellement passer au cours des séances. 


Bien évidemment, ce texte ne s’adresse qu’aux patients fréquentant mon cabinet. Tous les autres sont priés de s’adresser à leur kinésithérapeute ou médecin habituel : je ne sais même pas ce qu’ils ont et ça se trouve, ils ont une jambe de bois, ou un cor au pied, ou ils se sont fait mordre par leur conjoint au cours du confinement et ce n’est pas du tout une sciatique.

Passez votre chemin ! Ou alors jetez un oeil, mais ne le prenez pas pour vous. Si vous voulez de la télé-kinésithérapie vous aussi, demandez à votre kiné, il vous écrira lui aussi ! 🙂 


Classiquement, la sciatique c’est quoi ?

Elle est considérée par les médecins comme étant la conséquence d’une compression d’une racine nerveuse sortant de la colonne vertébrale au niveau des dernières vertèbres lombaires. Regardez cette vidéo qui montre une représentation en plastique de ce que pourrait être une compression mécanique du nerf sciatique. Attention : ce n’est pas parce qu’on peut représenter une idée avec du plastique que l’idée recoupe la réalité.

Le nerf sciatique, commandant une grande partie de la motricité du membre inférieur et recueillant une grande partie de sa sensibilité, pourrait être considéré comme un faisceau de fibres électriques rendant compte de la sensibilité du membre inférieur au cerveau via la moelle épinière et transmettant une grande partie de la commande motrice des muscles du membre inférieur.

Quand on regarde cette vidéo et qu’on prend en compte au pied de la lettre de ces données, il y a de quoi prendre peur… Et c’est exactement ce que fait votre cerveau. 

Imaginez :

La région lombaire concentre tout le cablage moteur et sensitif de l’appareil musculo-squelettique de votre cerveau, toute la région est très bien innervée pour rendre compte au cerveau du moindre petit grain de sable qui pourrait bloquer la machine, votre médecin a commencé à faire une tête de sept pieds de long en vous parlant de chirurgie, le radiologue à qui le médecin a demandé de regarder à l’IRM ou au scanner s’il n’y avait pas de hernie discale à DROITE parce que la sciatique est à DROITE s’est dit que, tout compte fait, peut être bien que oui parce que le disque là, ou là, il a l’air un peu….

Et pour votre cerveau, ne pas avoir de jambes, c’est le condamner définitivement !

sesos-de-vacuno
Cerveau incapable de se déplacer sans les pattes arrières 

 

phases de marche
Appareil locomoteur de votre cerveau

Quand on pousse le raisonnement un peu plus loin, on se rend compte que :

Heureusement pour innerver un membre inférieur, il ne faut pas qu’UNE racine sortant d’UNE vertèbre (les branches terminales du nerf sciatique proviennent d’un regroupement de 4 à 6 racines sortant de 4 à 6 vertèbres différentes). Elles ne sont jamais toutes touchées en même temps. Comme les avions modernes, le corps dispose de plusieurs circuits pour éviter les pannes quand un faisceau électrique est hors d’usage.

IMG_0182De toute façon, les douleurs retrouvées sur les patients ne correspondent pas vraiment aux souffrances que l’on pourrait provoquer expérimentalement en irritant précisément la racine sortant entre la 4° et la 5° vertèbre lombaire ou celle sortant entre la 5° vertèbre lombaire et la 1° vertèbre du sacrum. C’est donc la preuve que tout ne se résume pas à une histoire de «fil coupé».

Après, l’incapacité à marcher sur vos talons (voir la vidéo) traduit peut être autre chose qu’une sciatique banale et cela doit vous inquiéter et vous pousser à revoir votre médecin, même si des perturbations motrices importantes peuvent disparaître sans aucun traitement…

Exemple d’un patient ne pouvant marcher sur les talons

Une sciatique fini toujours par disparaître, plutôt en trois mois qu’en deux jours.

Des hernies discales, bien visibles à l’IRM, peuvent disparaître comme elles sont venues, rester présentes une fois que la sciatique a disparu, bref, elles sont volontiers autant en rapport avec vos douleurs que peut l’être la couleur de votre pantalon.

Et si c’est pas ça, c’est quoi ?

En fait, aussi bizarre que cela puisse paraître, on ne sait pas vraiment pour quelle raison vous avez une sciatique. 

On sait que quand on coupe le nerf sciatique d’une souris volontaire et grassement payée elle perd la capacité de commander sa patte arrière et on sait que c’est pareil chez l’homme, 

Mais :

On sait aussi que lorsqu’on comprime légèrement mais longtemps son nerf sciatique avec un petit garrot, la transmission des signaux est altérée, va dans un sens comme dans l’autre de façon aberrante, bref, qu’il y’a un bug dans la transmission des données informatives.

On sait que les nerfs sciatiques douloureux ne sont pas bloqués, grippés, adhérents, déplacés, comme le racontent les rebouteux anciens ou modernes (et parfois les chirurgiens 🙂  : les nerfs des patients qui ont une sciatique ne sont globalement pas plus gros et glissent aussi bien que les nerfs sciatique des sujets sains.

Mais :

  • On sait aussi que de tirer sur le nerf ça fait très mal (c’est d’ailleurs votre principale cause de souffrance et comme ça qu’on sait que vous avez une sciatique) et que le fait de le détendre diminue les douleurs.
  • On sait que le nerf sciatique est aussi une structure sensible (le nerf sciatique est aussi doté de nerfs rendant compte au cerveau de sa propre sensibilité).
  • On sait que lorsqu’on fait glisser rythmiquement et régulièrement votre nerf sciatique sans le mettre en tension, au bout d’un mois, vous allez globalement mieux.
  • On sait que lorsqu’on se place dans une position qui agrandit les trous par lesquels les nerfs sortent des vertèbres lombaires, les pressions sur le nerf sont moindres et les douleurs diminuent.

On sait aussi et surtout que que plus vous allez vous inquiéter pour la santé de votre nerf, moins vous allez bouger et plus vous aurez mal longtemps.

Dans quelle position on agrandit le passage par lequel passe le nerf ?

La plupart du temps, quand vous vous couchez en chien de fusil du côté opposé à la sciatique, éventuellement avec un coussin entre les cuisses et un autre sous le flanc, les pieds tombant en dehors du lit, vous êtes mieux. Les trous par lesquels passent les nerfs sont plus ouverts lorsqu’on est enroulé et incliné du côté opposé à la douleur sciatique.

Faire glisser le nerf sciatique ? 

On sait depuis peu qu’on peut mécaniquement faire bouger le nerf sciatique : des glissements de l’ordre du centimètre sont observables à l’échographie au niveau de la  cuisse. 

Du coup, la thérapie du mouvement (kinésithérapie) du nerf sciatique est devenue possible : 

  • Faire glisser le nerf sciatique pour le rendre moins douloureux est une bonne option pour réduire la douleur et les déficits chez les patients souffrant de lombalgie subaiguë ou chronique avec douleurs irradiantes.
  • Faire des pauses régulière en plaçant le nerf dans la position la plus détendue possible est aussi une bonne solution. 

En fait, tout ce qui persuadera votre cerveau que votre nerf est en bonne santé et n’est pas fragile diminuera les douleurs. Et ce qui est le plus persuasif, c’est le mouvement : plus vous bougez amplement et régulièrement sans trop tirer sur le nerf, plus votre cerveau est rassuré.

Comment faire ? 

La technique de la balançoire

Balançoire II
Vous savez faire de la balançoire tout seul, sans que votre papa vous pousse ? Alors vous savez faire un auto-traitement en glissement des nerfs sciatiques. Félicitations !

Pour aller vers l’avant, vous :

  • Tendez les genoux
  • Remontez les pointes de pieds
  • Vous cambrez en laissant partir la tête en arrière comme pour regarder le ciel

Pour aller vers l’arrière, vous :

  • Regardez votre nombril en vous enroulant
  • Repliez les genoux
  • Descendez les pointes de pieds

Sans titre

Pourquoi ça marche ?

  • Quand vous partez vers l’arrière, les nerfs sciatiques et la moelle épinière glissent en direction de la tête
  • Quand vous partez vers l’avant, les nerfs sciatiques et la moelle épinière glissent en direction des pieds.

C’est tout couillon, comme des cables de frein de vélo qui coulissent dans leurs gaines quand vous freinez.

La répétition du geste stimule les capteurs de pression répartis sur le nerf. Ces capteurs informent le cerveau qu’une activité non-douloureuse y est possible. Le cerveau peut ainsi modifier ses convictions quant à la fragilité du nerf.

Et si j’ai mal quand je le fais ?

Ce que le nerf ne supporte pas à ce stade, c’est d’être mis en tension. Il est probable que vous allez trop loin dans les amplitudes. Faites un mouvement moins ample : il suffit de ne pas tirer les pointes des pieds vers vous pour réduire la tension du nerf quand vous faites glisser les nerfs vers les pieds.

Vous pourrez progressivement obtenir de plus grands mouvements en répétant ces exercices de jour en jour, un peu comme une danseuse fait des étirements sur une barre pour devenir de plus en plus souple au fur et à mesure des séances, a ceci près que contrairement a elle, vous n’avez pas à forcer : 

  • Pour elle comme pour tous les sportifs, la règle c’est No Pain, No Gain. 
  • Pour vous, c’est Know Pain or No Gain 🙂

Une technique couchée sur le côté

Elle doit se faire dans un deuxième temps, parce qu’elle réalise une alternance de mise en tension et de retour à la position de repos du nerf : le nerf est tiré en direction du pied puis non sollicité, de façon rythmique.

Couchez vous sur le côté non douloureux, sur un tapis de sol. Glissez un coussin ou un traversin plié sous les lombaires de façon à ouvrir les trous par lesquels passent les racines sciatiques

Mettez en tension le nerf sciatique du côté non douloureux en pliant la hanche, tendant le genou, remontant la pointe du pied vers vous : on s’est aperçu que lorsque vous avez une sciatique à droite et que vous mettez en tension le nerf sciatique gauche, les tensions du nerf sciatique droit diminuent et ça fait moins mal (tendre les deux nerfs sciatiques fait glisser la moelle épinière de l’ordre de 2 centimètres vers le bas, tendre un seul nerf ne la fait glisser que d’un centimètre).

Pliez la hanche à 90° et faites un mouvement du genou en alternance : tendez le (extension) puis repliez le (flexion). Vous pouvez même ramener la pointe du pied vers vous lorsque le genou est tendu.

Rappelez-vous : même si les manoeuvres ne sont pas toujours confortable, vous ne devez jamais avoir mal.

Et si ça fait mal quand même ?

Encore une fois, c’est parce que votre nerf, à ce stade, ne supporte pas une aussi grande tension. Ne tirez pas sur le pied, ne tendez pas autant votre genou, mettez un coussin sous la cuisse pour éviter que le genou tombe sur le sol (le nerf sciatique est plus tendu lorsque votre cuisse tombe vers le sol, il l’est moins lorsqu’elle est à l’horizontale).

Si votre médecin vous a prescrit des anti-inflammatoires, vous pouvez ponctuellement en prendre : celà peut diminuer le seuil douloureux.

Le paracétamol n’a par contre pas fait la preuve de son efficacité (maintenant, si vous allez mieux après avoir bu de l’eau effervescente avec de l’Efferalgan ®, c’est que votre cerveau pense que c’est bien pour vous. Ne dépassez pas la dose prescrite quand même, c’est trop dangereux).

Combien de fois je dois faire ça ?

Je dirais de l’ordre de 10 mouvements le matin, 10 mouvements le midi, 10 mouvements le soir, mais une étude obtient des résultats probants avec 30 répétitions par jour (un aller retour par seconde). Je crois qu’il ne faut pas trop en faire, rappelez vous : il ne s’agit pas de vous assouplir le nerf, ni de rompre des adhérences (elles n’existent pas), ni de le débloquer (il n’est pas pincé, grippé, déplacé).

Il s’agit uniquement de modifier les convictions de votre cerveau sur la santé de votre nerf en lui apportant la preuve que des mouvements répétitifs sont possibles sans douleur.

Vous pourrez faire à nouveau ces mouvements pendant des heures quand vous aurez repris le sport, la danse, le jardinage, bref, quand votre cerveau ne sera plus inquiet.

Y’a que ça comme techniques ?

Non bien sûr. Des techniques dont l’efficacité a été prouvée placent le patient dans des positions inverses, ce qui est bien la preuve qu’il ne s’agit pas de problèmes mécaniques, mais de « bugs » sensoriels.

Un kinésithérapeute néo-zélandais, Robin McKenzie, a proposé avec succès de faire des postures en détendant complètement le nerf sciatique. La technique a pour moi l’inconvénient de fermer les trous par lesquels les nerfs sortent de la région lombaire, mais elle a fait la preuve de son efficacité. Elle ne doit pas s’employer seule, en «auto-médication», sans diagnostic posé par un kinésithérapeute qualifié dans cette méthode.

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Au pays des fakirs, les hindous font complètement le contraire et placent les sciatiques en tension complète, le kinésithérapeute appuyant en plus sur la tête du patient ! Et ça marche aussi…

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Quand on est capable de dormir sur un matelas de clous, on doit avoir une autre culture de la douleur ? 🙂 

Et me masser la jambe ?

Plutôt non. Le massage risque d’être considéré comme une agression par votre cerveau. De plus, la cartographie de vos douleurs peut être très étendue et englober plusieurs parties du corps, comme la peau en regard du nerf qui est déjà hyper-sensible. La frotter même sans la faire rougir n’est pas une bonne idée.

Et ça dure combien de temps une sciatique ?

Pas soignée, en moyenne 2 à 3 mois. 

Avec une infiltration, c’est pareil. 

Avec de la chirurgie, c’est pareil, que vous soyez opérés précocément ou tardivement.

Avec ces mouvements, comptez un mois pour voir le bout du tunnel. Quinze jours d’exercices ne suffisent pas.

Et pourquoi moi, j’ai mal au sciatique depuis plus de trois mois, voire depuis des années ?

Par ce que, comme beaucoup de gens, vous souffrez d’une hyper-sensibilisation d’origine centrale et pas uniquement de votre sciatique.

Sans titre
Le Cri. Edvard Munch. 1893

Cette dénomination récente essaie de résumer toute la complexité des souffrances chroniques de l’appareil musculo-squelettique, dont la sciatique. Elle rend complexe et difficile le tableau clinique et son diagnostic en le parsemant de symptômes sans rapport direct et réduit les chances de guérison rapide.

Comment la reconnaître ?

Vous décrivez des symptômes plus généraux, diffus, comme l’hypersensibilité au toucher, au bruit, à la lumière vive, au froid, au chaud, la fatigue, les perturbations du sommeil, des difficultés de concentration, des fourmillements variables et fluctuants.

Vous êtes douloureux à peine on vous touche, et cette douleur s’étend, la sévérité des symptômes augmente, comme si le cerveau cherchait ailleurs que sur le lieu originel de la réponse une explication aux signaux de danger qu’il reçoit. Certains patients indiquent que le simple poids du drap sur le pied la nuit leur provoque une douleur !

Il va falloir que nous travaillons tous les deux sur le «symptôme douleur» et non sur la sciatique, qui n’en est que la manifestation au jour d’aujourd’hui (ça sera la même chose si vous aviez une cervicalgie attribuée à un coup du lapin, une fibromyalgie, une capsulite de l’épaule, ….) d’ailleurs, vous avez peut être déjà eu d’autres douleurs aussi insupportables dans d’autres régions.

Moi, je suis là pour brutaliser sans douleur la région douloureuse afin de rassurer votre cerveau sur la bonne santé de son «véhicule». 

C’est aussi ce que vous allez faire avec les exercices de glissement du nerf. Ce que nous allons chercher à faire ensemble, c’est que votre cerveau évite de prendre en compte les messages de dangers provenant de votre jambe, pour qu’il finisse par les inhiber. 

Ce n’est pas la méthode Coué mais juste informer votre cerveau que tout compte fait, votre nerf ne risque rien. Parce qu’il ne risque effectivement rien. 

Il va vous falloir travailler sur le mental, comme un sportif en quête de performances. Il y aura des jours «avec» et des jours «sans», au gré de ce que votre cerveau interprètera comme étan de bonnes ou de mauvaises nouvelles : il fera le bilan de ça et, en fonction de sa synthèse :

  1. Vous aurez mal s’il considère que votre nerf est fragile
  2. Vous n’aurez pas mal s’il considère que votre nerf est en bonne santé.

C’est pas gagné d’avance, mais cela dépend de vous.

Quelques messages simples :

  1. La douleur est une sensation désagréable destinée à protéger l’intégrité du corps quand le cerveau l’estime en danger. La douleur dépend de multiples facteurs, mais le cerveau décide, dans 100% des cas, si cela fait mal ou non. Toutes les expériences douloureuses sont la réponse normale à ce que le cerveau considère être une menace.
  2. L’intensité de la douleur n’est pas proportionnelle à l’importance des lésions tissulaires : la douleur n’est pas une mesure de l’état des tissus.
  3. Le cerveau est informé de la possibilité d’un danger et non d’une douleur.
  4. Le cerveau peut jouer sa propre musique, indépendamment de la réalité du danger. Les systèmes destinés à protéger peuvent nuire si leur activité persiste.
  5. Couper la tête est la seule façon assurée de supprimer la douleur. No Brain, No Pain.
  6. Après réparation, la persistance des douleurs est sous la dépendance du cerveau. 
  7. Les tissus ne sont pas en cause dans une douleur chronique, mais les pensées et croyances peuvent être une partie du problème.
  8. La meilleure arme du cerveau pour protéger l’individu est de lui faire mal.
  9. La moelle épinière est un lieu de transit où sont modulés les messages douloureux. Le canal vertébral est entouré de capteurs très sensibles : il n’est pas idiot que le cerveau soit informé le plus rapidement possible de toute menace concernant le câblage des commandes de son appareil locomoteur.
  10. L’activité graduelle ne peut pas être nocive. Les douleurs survenant alors ne sont que des tentatives cérébrales de sur-protection; le corps n’est pas menacé.
  11. Si vous ne connaissez pas le mécanisme de production et de disparition des douleurs, vous aurez mal plus longtemps. Rappelez vous : Know Pain or No Gain

En cas de doute, n’hésitez pas à m’appeler : vous avez mon numéro de téléphone. Vous pouvez y laisser y un message comme ici, dans les commentaires.

8 commentaires

  1. Merci pour cet article bien intéressant qui médiatise les nouvelles connaissances sur la douleur, qui entrent très doucement dans nos cerveaux de soignants (médecins comme kinés ou radiologues…), malades, médias… Qu’on retrouve dans le site Retrain Pain ou encore celui d’Eric Vauthier comprendresondos.fr)
    J’adhère à votre article, hormis que je suis resté sur la seule urgence chir en matière de sciatique : la parésie des releveurs (qui peut d’ailleurs se transformer en paralysie définitive comme j’ai pu les constater chez certains patients qui avaient tardé à consulter et à se faire opérer). Et pour le coup, je pense qu’on était dans une réelle compression par volumineuse hernie…
    Cordialement

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  2. Merci. Oui, un patient qui présente une paralysie des releveurs, je le renvoie chez son médecin de suite, moi aussi. Ca a été le cas de celui filmé en vidéo, que j’ai retrouvé 8 jours après dans un magasin… faisant de l’équilibre sur ses talons. Mais vous avez raison, on ne peut pas faire d’un cas une généralité, il faut que je corrige ça.

    https://kinotes.fr/2011/10/16/comment-evolue-la-sciatique-en-un-an-avec-ou-sans-operation/

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  3. Le problème de l’image du cerveau sans ses pattes arrières, c’est que cela fait rigoler… du coup cela fait très très mal.

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    • C’est parce que votre cerveau a peur pour sa moelle épinière, l’hyper-pression dans les méninges provoquée par le rire l’inquiète. Faut lui dire qu’en lombaire bas, il n’y a plus que des racines et pas de moelle épinière.
      Et faut continuer à le faire rigoler, c’est bon pour le moral.

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  4. Aaah en lisant tout ça on aurait aimé vous avoir comme prof !
    Ah…Bah. Si ça me revient ! Merci pour vos cours à l’école et merci pour ces cours de rattrapages, depuis 2013 on en a toujours besoin. C’est un plaisir de vous lire !!
    Claire des Garets

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